Roman autobiographique ou " autobiographie fictionnelle ", La barque de Charon pourrait s'intituler " Entre deux rives, entre deux mondes ", car c'est l'histoire du passage d'une époque de liberté à l'ère de l'obscurantisme communiste, avec, pour intrigue, l'amour que le héros principal, Axente Creang?, alter ego de Lucian Blaga, ressent pour deux femmes, avec des tensions entre Ana, une figure solaire qui lui inspire des sentiments purs, et Octavia, une figure nocturne et charnelle. On a là une confession écrite dans les années 1960, sur le mode du journal intime (plus ou moins fictif), celui d'un esprit supérieur confronté aux vicissitudes d'une réalité imposée par une instance politique. La narration du drame personnel croise les événements historiques ; le narrateur observe et décrit la dissolution morale d'une société. Sa technique partant du détail quotidien conduit à l'observation générale, à l'existence créatrice — terme qui revient souvent dans l'écriture de Lucian Blaga — présente sous la forme d'une existence individuelle, qui se heurte à l'histoire, à l'hostilité des événements, au totalitarisme.
Date de parution
26/11/2024
Poids
660g
Largeur
155mm
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EAN
9782352703587
Titre
La barque de Charon
Auteur
Blaga Lucian ; Courriol Jean-Louis
Editeur
NON LIEU
Largeur
155
Poids
660
Date de parution
20241126
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Ludan Blaga (1895-1961) est un poète et philosophe roumain majeur, qui accorde une place fondamentale à l'enracinement et à la transcendance mythologique. Ecrivant dans une langue archaïque, proche des incantations et des conjurations populaires de la tradition orale, ce poète attaché à sa Transylvanie natale connaît intimement l'esprit chtonien des campagnes. Dans ses vers, le chemin silencieux des pierres côtoie l'absence cruelle d'un dieu voilé. Pour Blaga, le taureau, "lumière née de la lumière", qui accueille chaque matin le soleil entre ses cornes, est le "Dieu véritable". Mort et renaissance se succèdent : les cercueils "laissent s'envoler vers le ciel d'innombrables alouettes", "les bourgeons et l'herbe" poussent aussi vite "que les ongles et les cheveux des morts". L'être marche aux côtés du non-être. Entre expressionnisme et néoromantisme, l'oeuvre poétique de Lucian Blaga exprime une mystique de la terre qui se dit en mots de l'esprit.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
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