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Voyager en philosophe de Friedrich Nietzsche à Bruce Bégout
Bischoff Liouba
KIME
24,99 €
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EAN :9782380720112
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Nombre de pages
260
Date de parution
11/06/2021
Poids
344g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782380720112
Titre
Voyager en philosophe de Friedrich Nietzsche à Bruce Bégout
Auteur
Bischoff Liouba
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
344
Date de parution
20210611
Nombre de pages
260,00 €
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Si Nicolas Bouvier faisait l'éloge de l'ignorance pour être plus disponible à la découverte, son amour de la connaissance était immense : il était tiraillé entre un désir d'accumulation et une quête d'allègement. En explorant ce paradoxe à l'aide des carnets inédits et de l'oeuvre publiée, Liouba Bischoff prouve, avec fraîcheur et érudition, que le voyageur était aussi un essayiste, à la fois historien défroqué, ethnologue amateur et géographe spontané. Nicolas Bouvier est devenu l'incarnation d'un art de voyager, L'Usage du monde s'est imposé comme la référence de la littérature du voyage. Mais la critique sur son oeuvre n'englobe pas les relations de Bouvier à l'histoire, à la géographie, à tous ces savoirs qu'il dit vouloir ignorer afin d'être plus disponible à ce qu'il découvre. L'éloge de l'ignorance et la logique du désencombrement sont pourtant loin de mettre fin au désir de connaissance, explique Liouba Bischoff : ils visent surtout à fonder un rapport authentique au monde. L'auteure explore les carnets inédits de Bouvier et l'ensemble de son oeuvre dans le but de comprendre ce paradoxe. Elle démontre brillamment et sans jargon, quel usage des savoirs Bouvier a développé, dans ses voyages comme dans son oeuvre.
Clefs concours. S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Lettres. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; - les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre ; - le "travail du texte", consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; - des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
On ne connaît peut-être que trop Le Cri d'Edvard Munch (1863-1944), cette ?uvre tout en violence, chaude et colorée, agressive, qui rend compte des tourments du peintre, de l'angoisse et de la solitude de l'homme au sein d'une nature qui ne console pas. Ce petit ouvrage a tout l'intérêt de faire connaître l'artiste et ses compositions (remarquablement reproduites ici), depuis ses débuts, du réalisme teinté d'impressionnisme aux toiles expressionnistes. Portraits, autoportraits et paysages se succèdent avec les mêmes interrogations, au coloris vif, sur le destin de l'artiste. J'ai peint les lignes et les couleurs qui émeuvent mon ?il intérieur. Je peignais de mémoire sans ajouter quoi que ce soit, sans les détails que je n'avais plus sous les yeux. Ceci explique la simplicité des tableaux, le vide évident. J'ai peint les impressions de mon enfance. Les couleurs troubles des jours passés. Tel a été Munch, mélancolique, sombre, marqué par les affres de la mémoire tenace, et dont la peinture a permis l'exutoire. --Céline Darner
Résumé : Dans le bayou, Adèle est de longue date l'élève de Simeon, le vieux maître vaudou. Et s'impatiente, ne voyant toujours pas se concrétiser sa succession. Mais un événement tragique - une enfant disparu et le cadavre d'une femme retrouvé tout près - va tout faire basculer. Désobéissant à Simeon, Adèle le suit, à son insu, jusqu'au coeur du monde surnaturel, y introduisant du même coup de graves déséquilibres. Les grands esprits vaudous sont furieux. Pour les apaiser, et espérer pouvoir reprendre un jour à son compte la charge de Siméon, Adèle doit réussir une épreuve : retrouver cinq esprits fugitifs qui se cachent sous forme humaine, quelque part en Louisiane...
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.