Depuis la censure de 2051, chaque mot a un prix.Le dernier mot plante un monde où la parole est contrainte par une entité omnipotente. Certains s'insurgent et rusent, s'assemblent. Car parfois, il est plus facile d'être deux pour dire. Pour partager son compte à mots, pour donner corps à sa passion, pour unir sa voix dans une lutte, celle pour la liberté d'expression.Elisabeth est psychologue, Roméo est artiste. Comment aimer, créer, penser, quand tout se compte??«?Je lui règle la somme due et constate que mon compte à mots a drastiquement baissé avec tous ces remerciements. Elle me raccompagne à la porte, me tend sa main que j'empoigne fermement, chaleureusement. Nos mains sont moites. J'envisage de ne plus retirer la mienne.?»
Nombre de pages
64
Date de parution
21/11/2025
Poids
120g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782913904880
Auteur
Binois Anaïs ; Ramon Marisol
Editeur
CHAMBRE ECHOS
Largeur
135
Date de parution
20251121
Nombre de pages
64,00 €
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Paris 1960, du vendredi au lundi de Pâques. Jacques Besse, sans logis, le ventre vide, déambule, passant et repassant par Singe-des-Près, le c'ur de la ville. Marcheur halluciné, insomniaque et fragile, il sillonne les rues et nous entraîne sur un rythme cassé, heurté. Acteur et spectateur de ce parcours que ses "fiancées" viennent hanter, il est comme ivre de son texte à mesure qu'il le vit, sa faim nous tenaille, vraie faim d'amour et de reconnaissance. Mais dure et âpre est la ville, sur laquelle plane l'ombre de la guerre d'Algérie.
Un jeune paysan au printemps de sa vie plante son décor sur une terrasse de 50 hectares de prés et de pâturages, « une terrasse sur le plateau suisse la vue à l'infini, jusqu'à la mer si les Alpes n'étaient pas venues se planter devant ». Il y savoure son monde d'herbes, de forêts, de chiens, de chèvres, élève pouliches et poulains et mène un dialogue quotidien avec ses chevaux. Au fil des saisons, il vit la neige éblouissante l'hiver, la sécheresse l'été, affronte les jalousies, le travail dans la montagne et l'amour indomptable.« L'idée c'était les premiers soleils de l'année nouvelle sur la neige. Des soleils qui inversaient la peur d'être foutu. La descente de l'hiver, dans le trou de la nuit hivernale, tu touches le fond et d'un coup tu remontes expulsé en pleine ébullition de rayons, ce contraste, entre le long tuyau obscur et le jaillissement éclatant. Ces oasis d'été en plein hiver, comme des mirages aussitôt submergés par des courants glacés. Assoiffés de lumière. »
Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s)miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés. Il faut les classer : par vingt degrés de lassitude sud là où la sciure du mot par une délicate attention exprime son édifiante misère.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.