La novlangue néolibérale. La rhétorique du fétichisme capitaliste, 2e édition revue et augmentée
Bihr Alain
SYLLEPSE
19,00 €
Epuisé
EAN :9782849505526
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que du vent." La lucidité critique dont Eric Arthur Blair, alias George Orwell, a fait preuve dans cette sentence n'est pas surprenante de la part de l'auteur d'Hommage à la Catalogne, de La ferme des animaux et de 1984. Visant en général tous ceux et celles qui gouvernent ou aspirent à gouverner les hommes, elle s'applique tout particulièrement, mot à mot, au discours néolibéral que pratiquent, depuis plusieurs décennies, l'immense majorité des chefs d'Etat et de gouvernement mais aussi le commun des chefs d'entreprise, sans oublier les journalistes qui leur servent de faire-valoir et de courtisans ou les universitaires qui leur apportent leur caution académique. Opérant comme une idéologie justifiant les politiques néolibérales qui, à coups de déréglementation des marchés et de libéralisation des échanges, cherchent à asseoir la domination universelle du capital, synonyme d'exploitation aggravée du travail et de dégradation continue de la nature, ce discours constitue un nouvel avatar de cette perversion discursive pour laquelle Orwell a créé dans 1984 le néologisme de novlangue. En renouant avec la critique marxienne du fétichisme économique, dont la fécondité théorique est ici une nouvelle fois illustrée, il est possible de mettre en évidence l'essence religieuse de ce discours qui n'hésite pas à proposer d'immenses sacrifices humains pour assurer la survie de la marchandise, de l'argent, du capital, du marché, de l'Etat, de la propriété privée, etc. Cette nouvelle édition de La novlangue néolibérale tient compte du renouvellement du discours néolibéral depuis la crise financière de 2007-2009, qui a ébranlé momentanément son crédit. Cet ouvrage actualisé s'interroge donc de même sur les mécanismes de son étonnante résilience.
Nombre de pages
344
Date de parution
04/05/2017
Poids
460g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782849505526
Titre
La novlangue néolibérale. La rhétorique du fétichisme capitaliste, 2e édition revue et augmentée
Auteur
Bihr Alain
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
135
Poids
460
Date de parution
20170504
Nombre de pages
344,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Toutes les observations le confirment : les idées de l'extrême droite gagnent de larges franges de l'opinion française. Inexistant au tout début des années 1980, le Front National occupe désormais une place-clé sur l'échiquier politique. Comment en est-on arrivé là ? Quel mouvement de fond a affecté la société française pour se voir ainsi hantée par le spectre de l'extrême droite ? Scruter la France dans le miroir du Front National telle est l'ambition de cet ouvrage. L'auteur y considère le partie lepéniste comme un miroir grossissant de l'état critique des rapports sociaux. Il explique ainsi pourquoi la crise de la société française, dans ses multiples dimensions matérielles, institutionnelles et symboliques, alimente l'extrémisme de droite. En dépassant la simple description ou la dénonciation incantatoire de la montée du Front National, ce livre incite à penser le phénomène FN afin de trouver une issue politique capable de le combattre réellement. Il s'agit, en définitive, de refonder un mouvement social émancipateur et une alternative politique globale qui soient à la hauteur des défis de notre époque. Faute de quoi les tendances régressives et réactives de l'extrême droite nous broieront impitoyablement.
Cet ouvrage poursuit un projet apparemment simple apporter la démonstration de l'existence au sein du mode de production capitaliste, c'est à-dire sur la base du capital comme rapport de production et de son procès global de reproduction, d'une troisième classe, intermédiaire entre la classe capitaliste et le prolétariat, et cependant aussi distincte de l'un et de l'autre que ceux-ci le sont entre eux ; donc montrer que la structure de classe des formations sociales capitalistes met aux prises non pas deux mais trois classes fondamentales, en plus des diverses classes et fractions de classes d'origine précapitaliste que le développement capitaliste tout à la fois tend à détruire et contradictoirement reproduit en les intégrant sous un mode souvent dégradé (grands propriétaires fonciers, petite paysannerie, petite bourgeoisie urbaine. etc) , et partant, déterminer la puce et le rôle de cette troisième classe dans le processus historique de la lutte des classes depuis un siècle, dont bon nombre de péripéties parmi les plus importantes et les plus étonnantes ne semblent pouvoir s'expliquer, entre autres facteurs, que par la présence de ce "troisième larron" de l'Histoire. Cette troisième classe, nous la nommerons : la classe de l'encadrement capitaliste. Il ne s'agit pas seulement du personnel d'encadrement des entreprises capitalistes, mais aussi bien de celui des appareils d'Etat, des professionnels de la vie syndicale et politique, des animateurs sociaux et culturels. etc. Bref de tous ceux qui, dans la division sociale du travail se voient confier les tâches d'encadrement (d'organisation, de conception, de légitimation, de contrôle) des groupes sociaux, des pratiques sociales, des rapports sociaux, dont la fonction générale est d'assurer la reproduction globale du capital, c'est-à dire sa domination non pas sur le seul acte social de travail, mais plus largement sur la société dans son ensemble.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.