Entre bourgeoisie et prolétariat : l'encadrement capitaliste
Bihr Alain
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782738403445
Cet ouvrage poursuit un projet apparemment simple apporter la démonstration de l'existence au sein du mode de production capitaliste, c'est à-dire sur la base du capital comme rapport de production et de son procès global de reproduction, d'une troisième classe, intermédiaire entre la classe capitaliste et le prolétariat, et cependant aussi distincte de l'un et de l'autre que ceux-ci le sont entre eux ; donc montrer que la structure de classe des formations sociales capitalistes met aux prises non pas deux mais trois classes fondamentales, en plus des diverses classes et fractions de classes d'origine précapitaliste que le développement capitaliste tout à la fois tend à détruire et contradictoirement reproduit en les intégrant sous un mode souvent dégradé (grands propriétaires fonciers, petite paysannerie, petite bourgeoisie urbaine. etc) , et partant, déterminer la puce et le rôle de cette troisième classe dans le processus historique de la lutte des classes depuis un siècle, dont bon nombre de péripéties parmi les plus importantes et les plus étonnantes ne semblent pouvoir s'expliquer, entre autres facteurs, que par la présence de ce "troisième larron" de l'Histoire. Cette troisième classe, nous la nommerons : la classe de l'encadrement capitaliste. Il ne s'agit pas seulement du personnel d'encadrement des entreprises capitalistes, mais aussi bien de celui des appareils d'Etat, des professionnels de la vie syndicale et politique, des animateurs sociaux et culturels. etc. Bref de tous ceux qui, dans la division sociale du travail se voient confier les tâches d'encadrement (d'organisation, de conception, de légitimation, de contrôle) des groupes sociaux, des pratiques sociales, des rapports sociaux, dont la fonction générale est d'assurer la reproduction globale du capital, c'est-à dire sa domination non pas sur le seul acte social de travail, mais plus largement sur la société dans son ensemble.
Nombre de pages
416
Date de parution
15/09/1990
Poids
516g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738403445
Titre
Entre bourgeoisie et prolétariat : l'encadrement capitaliste
ISBN
2738403441
Auteur
Bihr Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
516
Date de parution
19900915
Nombre de pages
416,00 €
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Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Toutes les observations le confirment : les idées de l'extrême droite gagnent de larges franges de l'opinion française. Inexistant au tout début des années 1980, le Front National occupe désormais une place-clé sur l'échiquier politique. Comment en est-on arrivé là ? Quel mouvement de fond a affecté la société française pour se voir ainsi hantée par le spectre de l'extrême droite ? Scruter la France dans le miroir du Front National telle est l'ambition de cet ouvrage. L'auteur y considère le partie lepéniste comme un miroir grossissant de l'état critique des rapports sociaux. Il explique ainsi pourquoi la crise de la société française, dans ses multiples dimensions matérielles, institutionnelles et symboliques, alimente l'extrémisme de droite. En dépassant la simple description ou la dénonciation incantatoire de la montée du Front National, ce livre incite à penser le phénomène FN afin de trouver une issue politique capable de le combattre réellement. Il s'agit, en définitive, de refonder un mouvement social émancipateur et une alternative politique globale qui soient à la hauteur des défis de notre époque. Faute de quoi les tendances régressives et réactives de l'extrême droite nous broieront impitoyablement.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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