Ciménaule" est un journal de l'année 2000. Jean-Claude Biette cherchait la forme de ce livre sur le cinéma depuis plusieurs années : une forme qui ne fût ni une somme concertée de chapitres ni une composition d'exemples centralisés pour une démonstration, mais une forme libre, non fixée d'avance. La suggestion de l'écrire, en journal de façon ponctuelle, rendit soudain nécessaires ces rendez-vous réguliers avec l'encre noire et la page blanche, employés à consigner certaines sensations persistantes des jours ou de la nuit passée, au cas où apparaîtraient en elles des traces de sens pouvant éclairer les phénomènes ou les oeuvres dont elles émanent. Le cinéma est, dans ce journal, non seulement une permanence de réflexion, avec fréquents retours sur un même film, mais un outil d'interprétation, qui, à l'aide d'universaux comme l'espace et le temps, la figuration humaine, la tentation de l'inhumain, dont il s'est constitué pour exprimer le XXème siècle, permet d'observer et peut-être de comprendre non seulement des réalités du présent susceptibles d'entrer dans des films, mais des oeuvres venues d'arts plus anciens. Ainsi littérature et musique sont-elles convoquées au hasard des impressions et des idées retenues tel jour dans l'année, comme terres étrangères où le cinéma vient poser des questions auxquelles il n'a lui-même pas encore pleinement répondu. Après "Qu'est-ce qu'un cinéaste ?", ce nouveau livre de Jean-Claude Biette, plus libre, moins contraint par la forme 'article' mais plus tenu qu'un simple recueil, nous permet de prendre la mesure de l'importance d'un des derniers grands critiques qui est aussi un grand cinéaste.
Nombre de pages
126
Date de parution
10/10/2001
Poids
148g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782867448249
Titre
CINEMANUEL
Auteur
Biette Jean-Claude
Editeur
POL
Largeur
138
Poids
148
Date de parution
20011010
Nombre de pages
126,00 €
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Résumé : Au début, le cinéma. Puis, les films. Ensuite, les auteurs. Maintenant, les cinéastes ? Pas si simple, ni si simplement linéaire. Qu'est-ce qu'un cinéaste ? La question, un jour, s'est posée d'un mot et de son sens, puisque le français avait fini par nommer celui ou celle qui fait un film indifféremment : réalisateur, metteur en scène, auteur ou cinéaste. Qu'est-ce qu'un cinéaste ? suggère que cette indistinction de fait recouvre quatre conceptions différentes qui engagent chacune le style et les idées du moindre film en chantier. Peut-on se contenter de l'objectivité inerte désignant "chefs-d'oeuvre" et "films importants" ? Doit-on assigner un film à résidence interprétative ? Est-il bien le même, celui qu'on a vu en salle, puis sur magnétoscope ? N'en a-t-on pas une perception fragmentaire, progressive, infinie ? De quel conflit tel ou tel film est-il le théâtre ? Quel est le rôle du temps - temps biographique, flux du temps - dans la formation d'une ouvre ? Et dans sa lecture ? Ces questions, ce sont les films eux-mêmes - ces protagonistes d'entière confiance - qui les posent. Ceux - ici - de Hawks, Bresson, Chaplin, Resnais, Murnau, Tarantino, Campion, des Straub et de bien d'autres. Ainsi que l'ouvre, en son parcours, de Raoul Walsh, puis de Stanley Kubrick.
En juin 1992, Serge Daney laisse de nombreux écrits inédits, des notes, les fragments d'un journal irrégulièrement tenu de 1988 à 1991, des projets d'articles, des articles non publiés. Ce volume les réunit sous un titre tiré d'un film qu'il aimait. Ce sont des réflexions, des questions, des hypothèses. Ce sont des textes qui parlent du cinéma, bien sûr, et des images. De ceux qui les font ou les défont. Ils parlent de politique, ils parlent de la vie, du monde et de son mouvement. On y lit une morale, des désirs, des colères violemment exprimées, une pensée en continuel déplacement, libre
Résumé : Avec ce quatrième et dernier volume de La Maison cinéma et le, monde s'achève la publication des écrits de Serge Daney jusqu'ici dispersés dans divers journaux ou revues, catalogues ou programmes souvent introuvables aujourd'hui. Après le temps des Cahiers et les années Libé, voici venu, trop bref mais si intense, le moment Trafic, du nom de la revue qu'il fonde avec quelques amis (Raymond Bellour, Jean-Claude Biette, Sylvie Pierre et Patrice Rollet) en décembre 1991, alors qu'il se sait déjà condamné par la maladie (le sida). Il ne pourra en concevoir que les trois premiers numéros avant sa mort annoncée, le 12 juin 1992. C'est le moment où, pressé par le compte à rebours de sa propre vie, Serge Daney porte à incandescence son rapport au cinéma et rédige certains de ses plus beaux textes, avec une ambition affichée d?écrivain et dans le cadre d'une revue dont il a voulu le moindre détail, de l'absence revendiquée d?éditorial à la méfiance envers les rubriques habituelles de la critique, en passant par le refus de l'illustration pour l'illustration. L?écriture seule à charge d'y décrire le mouvement des films et de nous apprendre comment vivre avec les images. Mais c'est aussi le moment ultime où, en toute conscience, Serge Daney fait le point sur son existence de ciné-fils et de passeur dans les entretiens approfondis qu'il accorde alors à Art press, à Esprit, aux Inrockuptibles, au Monde ou à 24 Images, et qui constituent les compléments indispensables à ceux de Persévérance ou d'Itinéraire d'un ciné-fils.
Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze.Notes Biographiques : Emmanuel Carrère est né en 1957. D'abord journaliste il a publié un essai sur le cinéaste Werner Herzog en 1982 puis L'Amie du jaguar Bravoure (prix Passion 1984 prix de la Vocation 1985), Le Détroit de Behring essai sur l'Histoire imaginaire (prix Valery Larbaud et Grand Prix de la science-fiction française 1987),Hors d'atteinte ? et une biographie du romancier Philip K. Dick : Je suis vivant et vous êtes morts. La Classe de neige prix Femina 1995 a été porté à l'écran par Claude Miller et L'Adversaire par Nicole Garcia. En 2003 Emmanuel Carrère réalise un documentaire Retour à Kotelnitch et adapte lui-même en 2004 La Moustache avec Vincent Lindon et Emmanuelle Devos. Il a depuis écrit Un roman russe, D'autres vies que la mienne, Limonov prix Renaudot 2011, Le Royaume prix littéraire Le Monde, lauréat-palmarès Le Point, Meilleur livre de l'année, Lire 2014, Il est avantageux d'avoir où aller et Yoga. En 2020 il a réalisé un nouveau film Ouistreham d'après le livre de Florence Aubenas avec Juliette Binoche et des actrices non professionnelles. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.
Quand j'ai débarqué à Tours (Indre-et-Loire) au printemps 1968, c'était pour enquêter sur ce que mes parents y avaient vécu pendant la guerre. J'étais très loin d'imaginer que, ce printemps-là, tout le pays serait secoué par une révolte étudiante et paralysé par une grève générale, que je tomberais amoureuse, et que mon histoire d'amour me transporterait en 1942, dans la France de l'Occupation ! Vous allez peut-être trouver surprenant que je me décide à raconter mon histoire d'amour, de résistance et de voyage dans le temps à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Mais je crois que c'est le bon moment : en 2026 comme en 1942, il ne faut pas laisser les discours de haine et les mensonges devenir les récits dominants.
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.