Je suis né le 17 janvier 1932, un dimanche, vers dix heures du soir, à Tulette, dans le quartier des Tapies, entre la Croix et la vieille piboùlo, près de la fontaine. Ce soir-là, la rue était toute recouverte de neige ; il faisait très froid et le mistral soufflait. Tulette était un village de vignerons, tout au sud de la Drôme, entre le Vaucluse et l'enclave de Valréas. Nous avions des terres dans le quartier de Roure, où se trouvait une petite chapelle, avec sa Vierge miraculeuse. Nos vignes étaient plantées un peu en hauteur, à Claras ; nos autres terres, à blé et à luzerne, se trouvaient plus bas, autour d'une grande ferme qu'avait construite notre arrière-grand-père. Nous nous y rendions en jardinière, assis à côté de notre père, casquette et bourgeron bleu. Le roi n'était pas notre cousin.
Nombre de pages
62
Date de parution
01/06/2007
Poids
90g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296033214
Titre
Une enfance provençale
Auteur
Biarnès Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
90
Date de parution
20070601
Nombre de pages
62,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comment ne pas rêver de la route de la Soie ? Depuis le Levant méditerranéen à la mer de Chine, en passant par l'Asie centrale et les déserts de Gobi et du Takla-Matan, la route de la Soie fait rêver et fascine depuis des siècles. De ces contrées partirent de terribles conquérants, les Attila, Gengis Khan, Tamerlan? Mais s'y épanouirent aussi de brillantes civilisations. Tout au long de cette route interminable, qui fut pendant plus de trois millénaires l'axe géopolitique du monde, circulèrent les caravanes de la soie et s'affrontèrent de nombreux peuples. Durant tout ce temps, la route de la Soie ne fut pas empruntée seulement par marchands et guerriers ; elle fut aussi celle des dieux.
Pierre Biarnès a vécu une trentaine d'années en Afrique, à Dakar. Pendant près de 23 ans il y a représenté Le Monde. Ce sont ses souvenirs de reportage qu'il évoque ici, se remémorant tout particulièrement ses passages dans sept pays, le Zaïre, la République centrafricaine, le Tchad, le Gabon, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Des évocations hautes en couleurs qui montrent que ce familier du continent noir n'avait pas froid aux yeux, suivies de solides analyses de la situation qui prévalait dans les années 1960-1970 au sud du Sahara.
À travers ces chroniques que le sénateur Pierre Barnès a tenu pendant sept ans jusqu'à septembre 2000 pour commenter et remettre en perspective mois après mois, les principaux évènements de la planète, voici un souci de répondre aux grandes questions et d'éclairer les évènements en cours. Après le 11 septembre 2001, une contribution pour comprendre comment en est-on arrivé là ? Pourquoi et comment a surgi et monté la haine ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...