
Etudes sur Spinoza
Jean-Marie Beyssade (1936-2016) fut professeur à l’université Rennes 1 puis aux universités Paris Nanterre et Sorbonne Université (appelées alors respectivement Paris X et Paris IV). Il fut un spécialiste reconnu de la pensée de Descartes. Mais il a aussi consacré un certain nombre d’études à la philosophie de Spinoza dont il avait entrepris de retraduire l’Éthique. C’est que Jean-Marie Beyssade a toujours recherché les passages et les continuités entre ces deux grands auteurs du XVIIIe siècle. Qu’il s’agisse du statut des émotions, de l’amour de Dieu ou de la possibilité du salut, il a su profondément analyser comment Spinoza s’avance sur un chemin inauguré par Descartes pour ouvrir ses propres voies. Mais, outre ce travail d’historien rigoureux de la philosophie, Jean-Marie Beyssade s’est aussi livré à un travail d’interprète-créateur en imaginant des solutions à des problèmes que le système spinoziste posait mais qu’il n’avait pas complètement pensées. Les articles réédités ici sont souvent commentés. Ils sont désormais introuvables : le présent ouvrage les offre à nouveau en les complétant par un texte inédit et par des passages de la traduction de l’Éthique que l’auteur avait entreprise. Ces textes sont présentés et mis en perspective par deux études : l’une de Jacqueline Lagrée, « J.-M. Beyssade entre Descartes et Spinoza», l’autre de Pierre-François Moreau, «Le traducteur au travail». Publié avec le soutien de l’université de Rennes 1, du laboratoire Métaphysique de Sorbonne Université, du laboratoire IRePh de l’université Paris Nanterre.
| EAN | 9782753587847 |
|---|---|
| Titre | Etudes sur Spinoza |
| Auteur | Beyssade Jean-Marie ; Beyssade Michelle ; Lagrée J |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 268 |
| Date de parution | 20230202 |
| Nombre de pages | 147,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Descartes au fil de l'ordre
Beyssade Jean-MarieCe volume réunit diverses études consacrées aux points les plus acrobatiques de l'itinéraire cartésien. À l'aube d'un savoir moderne qui devait unir physique fondamentale et mathématique, Descartes a voulu les enraciner ensemble dans une métaphysique qui continue à nous parler, alors que les développements scientifiques qu'il en tirait appartiennent à l'histoire. La clé de cette métaphysique est l'ordre, et l""ordre de méditer"reste souvent énigmatique. Deux comparaisons éclairent de lumières complémentaires ce fil de l'ordre auquel Descartes se tient, tel Thésée entrant au labyrinthe. L'une est militaire: le philosophe moderne a mené au fil de l'épée une sorte de guerre, où il se flatte"de cinq ou six principales difficultés que j'ai surmontées, et que je compte pour autant de batailles où j'ai eu l'heur de mon côté". L'autre est artisanale: telle la dentellière à son métier, il a noué et dénoué au fil de la plume les points qui tissent avec son texte notre rapport de connaissance aux choses. On cherche ici, sur le cas du doute, ou du cogito, ou de Dieu, ou de la liberté, à apprécier ces victoires prétendues, leurs conditions et leurs limites. On cherche aussi bien à démêler le fil et,i retrouver l'ordre, qui est en métaphysique presque toujours un ordre"indirect et troublé". Accompagnées parfois de compléments qui restituent le contexte,!u débat entre commentateurs dans les trente dernières années, ces études obéissent au mot d'ordre cartésien: démêler. Elles cherchent à démêler les voix qui s'entrecroisent dans le discours méditatif. Ou aussi bien à démêler les voies que suivront méthodiquement les différentes disciplines qui se constituent en sciences, mais qu'a dû frayer d'abord celui qui le premier a ouvert le chemin. Jean-Marie Beyssade a enseigné l'histoire de la philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles aux Universités de Rennes, de Paris X-Nanterre et de Paris-Sorbonne, où il a dirigé le Centre d'études cartésiennes."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,50 € -

La philosophie première de Descartes. Le temps et la cohérence de la métaphysique
Beyssade Jean-MarieLe temps, pour Descartes, n'est pas discontinu. Voilà la thèse de ce classique des études cartésiennes, qui propose une idée de Descartes entièrement nouvelle. La Philosophie première de Descartes permet en effet une nouvelle lecture des doctrines cartésiennes les plus énigmatiques : la libre création des vérités éternelles, le lien entre intuition et déduction, la place du pouvoir de choisir dans la définition de la liberté. L'ouvrage pose aussi, de façon originale, la question présente de la possibilité d'une métaphysique, comme rapport du temps à l'éternité ou de notre pensée à la vérité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 € -

Etudes sur Descartes. L'histoire d'un esprit
Beyssade Jean-MarieL'ouvrage est un parcours de l'ensemble de l'oeuvre de Descartes, du Discours de la méthode aux Principes de la Philosophie. Chacun des points clefs de la philosophie cartésienne est analysé, discuté, commenté. Les thèmes les plus importants sont interprétés : du Cogito ergo sum aux preuves de l'existence de Dieu, chacune des inventions de la métaphysique cartésienne reçoit une explication rigoureuse et claire. L'auteur étant l'un des plus grands spécialistes de Descartes, l'ouvrage que nous publions est plus qu'une introduction : une véritable somme du cartésianisme, l'ouvrage le plus complet sur Descartes et à la fois le moins "général" car l'auteur étudie des points précis de la philosophie cartésienne, sans jamais tomber dans une étude trop pointue ni érudite.EpuiséVOIR PRODUIT11,95 € -

Méditations métaphysiques. Objections et réponses suivies de quatre lettres, Edition bilingue frança
Descartes René ; Beyssade Jean-Marie ; Beyssade MiPoser les fondements de toute philosophie et de tout savoir, en retraçant le chemin qui mène du doute radical à l'indubitable science: telle est l'entreprise de Descartes dans ses Méditations métaphysiques. Tout au long de cet ouvrage original où se conjuguent démonstration et ascèse, la vérité se fonde à mesure que le lecteur se découvre et se forme, en éprouvant, après l'incertitude de toute connaissance, l'existence du sujet pensant, de Dieu, des choses matérielles, la distinction de l'âme et du corps et leur union en l'homme. Les Méditations, dont nous donnons ici les textes latin et français, sont suivies des Objections formulées par d'illustres théologiens et philosophes - dont Arnauld, Hobbes, Gassendi - et des Réponses de l'auteur, à travers lesquelles l'exposé de sa métaphysique se trouve prolongé.En stockCOMMANDER6,30 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
De la même catégorie
-

Du progrès et de la promotion des savoirs, 1605
Bacon FrancisLe savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait." Dans les arts mécaniques, le début est grossier puis l'on développe et perfectionne - ce que Bacon baptise ici "progrès". S'il n'en va pas de même pour les savoirs, c'est que, dans la société, la science est une grande incomprise. Que faire pour y remédier ? Bien des choses, et d'abord convaincre l'Etat de s'en mêler. Publié en anglais en 1605, Du progrès n'a connu jusqu'ici qu'une traduction française, en 1624. La phrase qui recommande le libre examen d'Aristote y a été censurée, comme tout ce qui touche à la scolastique. Bacon lui-même, en se faisant traduire en latin pour le Continent, expurge son livre. L'audace intellectuelle de l'original n'avait donc pas encore vraiment franchi la Manche. L'essentiel fut cependant entendu de tous au XVIIème siècle : les sciences, produites par l'effort humain, doivent être distinguées de la religion.EpuiséVOIR PRODUIT14,50 € -

Sagesse ou ignorance ? La question de Spinoza
Macherey PierreL'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,00 € -

Apprendre à philosopher avec Spinoza
Braz AdelinoRéputée d'accès difficile, la pensée de Spinoza, loin de se réduire à un discours théorique, est ancrée au contraire dans une exigence pratique: comprendre, à partir de ce que les hommes sont dans leur réalité passionnelle, comment il est possible de constituer une coexistence des libertés. Cela suppose une réforme de notre mode de connaître, comme condition d'affirmation de notre être, et une réflexion sur les systèmes de valeurs et la société politique, ceci afin de comprendre notre part d'éternité.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER12,00 € -

Ethique. Edition revue et augmentée. Edition bilingue français-latin
Spinoza Baruch ; Pautrat BernardPrésentation de l'éditeur L'Ethica more geometrico demonstrata fut publiée après la mort de Spinoza, en 1677. Bernard Pautrat en propose la plus rigoureuse des traductions avec un dossier présentant deux "vies" de Spinoza (datant de 1706 et 1735), qui le situe déjà entre anathème et immortalité, ainsi qu'un très bel inventaire des biens du philosophe à sa mort. Un livre clé de la modernité, à la fois classique et hétérodoxe, dans sa plus réfléchie et précise traduction française, avec le texte latin en regard, indispensable.En stockCOMMANDER14,60 €
