La "Tombe de chef" de Pauilhac. Une mystification archéologique ?
Beyneix Alain ; Stoczkowski Wiktor
MILLON
18,00 €
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EAN :9782841374236
Depuis des lustres, le petit monde de l'archéologie s'agite autour d'un lot d'objets néolithiques exposé au musée d'Aquitaine à Bordeaux et considéré comme le mobilier d'une sépulture d'un grand personnage. Même si certaines pièces furent mises au jour en 1865 à Pauilhac, dans le Gers, au moment de la construction de la ligne de chemin de fer d'Agen à Auch, moult inexactitudes, extrapolations et manipulations entachent le dossier. L'auteur le rouvre en reprenant la chronologie des événements, en exhumant des documents d'archives inédits et en démêlant les agissements des acteurs successifs de cette affaire. Tous les indices convergent vers l'hypothèse d'une mystification, la constitution d'une panoplie funéraire fantasmée.Né à Agen en 1972, Alain Beyneix est enseignant, docteur en préhistoire et chercheur associé à l'UMR 7194 du CNRS et du Muséum national d'Histoire naturelle (Paris). Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages principalement consacrés aux sépultures et aux comportements funéraires au Néolithique ainsi qu'à l'archéologie préhistorique sous la Troisième République. Alain Beyneix est chevalier des Palmes académiques et chevalier des Arts et des Lettres.
Nombre de pages
140
Date de parution
05/01/2024
Poids
208g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374236
Titre
La "Tombe de chef" de Pauilhac. Une mystification archéologique ?
Auteur
Beyneix Alain ; Stoczkowski Wiktor
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
208
Date de parution
20240105
Nombre de pages
140,00 €
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Entre 6000 et 2200 avant notre ère, les civilisations du Néolithique développèrent en France méridionale, de l'Atlantique à la Ligurie, de nombreux rituels funéraires. Une grande quantité de vestiges archéologiques témoigne de l'originalité culturelle et religieuse des différents groupes constitués par les premiers paysans. Leurs tombes nous décrivent l'organisation sociale, le système religieux de peuples au sein desquels s'étend un pouvoir de plus en plus réservé à des élites, préfigurant les Ages des Métaux.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, la préhistoire et l'archéologie connurent un grand engouement. En l'absence de toute législation, les fouilles et découvertes se multipliaient. En France, la recherche de nos lointains ancêtres préhistoriques, les dolmens et les menhirs, l'histoire de l'ancienne Gaule piquèrent la curiosité des sociétés savantes et d'un public éclairé. L'intérêt pour ces sujets se popularisa par l'édition à foison de cartes postales. Ces documents représentent une iconographie originale particulièrement riche d'informations. Les vues sélectionnées ici nous entraînent au fil des pages dans un voyage teinté de nostalgie, dans le temps et dans l'espace, à la découverte d'un patrimoine qui ne cesse de nous fasciner.
À l'image de toutes les sociétés prétransitionnelles, les populations agropastorales européennes du VIe au IIe millénaire av. J.-C. connurent un taux très élevé de mortalité infantile. Quel fut l'impact de cette faible espérance de vie des plus jeunes sujets sur les liens familiaux ? Les enfants morts firent-ils l'objet d'indifférence, comme on l'a longtemps supposé, ou au contraire bénéficièrent-ils de soins accrus ? Questionnement complexe que ce livre tente d'élucider en modifiant notre regard sur l'enfant du néolithique.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.