Chemin de croix des arts béti du Cameroun au Christ. Des débuts d’« indigénisation »/inculturation d
Beyama Beyama Abdon ; Bodo Jean-Marie
L'HARMATTAN
27,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336443157
Cet ouvrage examine le parcours et le résultat du processus de christianisation des arts traditionnels béti à leur rencontre avec le christianisme catholique arrivant. Cette rencontre entre les arts béti, symbole de la religion ancestrale, et la nouvelle religion fut d'abord conflictuelle. Puis s'en est suivi leur "indigénisation" de 1916 à 1977 ou leur inculturation dès 1977. Ce parcours, qui s'assimile à un véritable chemin de croix, commence en 1916, avec l'initiative des catéchistes béti d'évangéliser leurs frères en ayant recours à la littérature orale rythmée. Mais il s'affirme entre 1932 et 1962, avec la réalisation dans les églises béti des premières images chrétiennes "indigénisées" par le catéchiste Max Mintsa ; l'expérimentation de l'art musical béti dans ses volets chant vocal, jeu instrumental, chorégraphie puis l'entrée solennelle des balafons dam l'église. La période comprise entre l'après Vatican II et la mort d'Engelbert Mveng (1965-1995) en constitue le renouveau, en termes d'inculturation des arts béti. Outre l'éclosion des arts chrétiens dits de scène (chant, musique, danses), le Père Mveng, poursuivant l'oeuvre commencée par Max Mintsa, entreprit plus formellement ses recherches et ses réalisations sur l'art négro-africain en alliant plume et pinceau et révolutionnant des arts plastiques. Le résultat de ce long chemin de croix est visible aujourd'hui à travers une abondante production artistique, reflet de la culture locale : célébrations liturgiques animées aux sons, rythmes et danses béti ; décoration des églises et autres instruments ; vêtements liturgiques des prêtres, des choristes et des lecteurs.
Nombre de pages
250
Date de parution
27/06/2024
Poids
427g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336443157
Titre
Chemin de croix des arts béti du Cameroun au Christ. Des débuts d’« indigénisation »/inculturation d
Auteur
Beyama Beyama Abdon ; Bodo Jean-Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
427
Date de parution
20240627
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...