Ce volume est une réflexion sur le temps représenté par les objets quotidiens. En sollicitant la phénoménologie, les sciences de l'information et de la communication et la sociologie, cette étude sémiotique montre comment une tasse ou une chaise saisissent le temps au passage, lui offrent un plan de manifestation, permettent de le penser et de le mesurer. L'ouvrage se décline en trois volets qui explicitent la relation que cette temporalité incarnée construit avec les usagers. Les objets nous ancrent dans le présent de l'expérience mais, lorsque nous les quittons, s'inscrivent aussi dans le passé de la mémoire où ils constituent des points de repère. Ils donnent alors accès au temps diachronique. Protagonistes de leur temps, ils viennent à nous sous la forme de la collection, du "vintage", du kitsch ou du marqueur générationnel mais se dissolvent aussi dans ces ambiances du passé que nous aimons reconstituer. Ils élaborent ainsi un temps historique. Ils mesurent enfin le temps de l'expérience et, sollicitant le geste, dessinent des formes de vie. Ce temps du faire permet de distinguer, à partir de l'action, le statut des objets domestiques et artistiques. Cet ouvrage consacré à la temporalité incarnée poursuit une interrogation initiée avec Sémiotique du design, publié en 2012 aux Presses universitaires de France. Il accorde cependant aux objets domestiques une attention très spécifique qui, par la théorisation et les analyses, discute quelques concepts clés de la sémiotique actuelle, en premier lieu les valeurs. S'inscrivant lui-même à un moment précis de l'histoire des objets, le lendemain de la société de consommation, il accorde résolument son privilège aux valeurs de la passion.
Nombre de pages
164
Date de parution
27/10/2015
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875620767
Auteur
Beyaert-Geslin Anne
Editeur
PULG
Largeur
160
Date de parution
20151027
Nombre de pages
164,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Objet d'études très diverses, le portrait est ici abordé sous un angle original, celui de la sémiotique. L'ouvrage reconstitue les règles fondamentales du genre, les méthodes de la signification qui dépassent la diversité des supports, des époques et des styles. La sémiotique dialogue ici avec la philosophie, les sciences de l'information et de la communication et les théories de l'art, notamment, pour saisir un double mouvement d'extraction par lequel le monde se transforme en un fond tandis que le visage devient une figure offerte à l'observation. Cinq approches sont successivement adoptées : la figuralité, la figurativité, la présence, l'énonciation et la réflexivité. Chacune débouche sur une analyse de corpus contemporains : des portraits d'adolescents, des photos de presse et de paparazzi, des portraits électoraux et des photos officielles, des autoportraits peints et des selfies. Le genre du portrait est donc envisagé dans ses formes les plus actuelles et rapporté à diverses pratiques sociales. Au-delà des lieux communs (les questions de ressemblance, de présence...), l'ouvrage permet de faire dialoguer les deux principaux supports du portrait - la peinture et la photographie - en distinguant leurs effets de sens et leurs contributions à l'effet de vie. Car derrière la mise en place d'un protocole d'extraction, ce qui est en jeu dans le portrait, c'est la possibilité de prêter vie à ce qui n'est après tout qu'une figure de papier.
Cet ouvrage étudie la signification des meubles et s'attache spécialement à la chaise. Pour cela, il explore les catégories d'objets. En quoi la présence d'une chaise diffère-t-elle de celle d'une sculpture? En quoi la chaise se distingue-t-elle d'un autre siège? Comment les scènes domestiques s'organisent-elles dans la maison? Quel supplément de sens le designer confère-t-il à l'objet de design? En déclinant ces diverses facettes des objets, l'ouvrage dévoile une à une les contraintes faites au designer en même temps qu'il situe les points d'appui de la créativité qui contiennent déjà l'esquisse d'objets nouveaux. Pour caractériser la chaise, on mobilise ici des notions fondamentales de la sémiotique, telles la présence, la valeur et la factitivité, ce qui permet, bien au-delà de la simple description d'un objet exemplaire, de concevoir la relation qu'entretiennent les corps et les objets, et de saisir quelques ressorts essentiels de la créativité. Sortie de la familiarité qui nous empêchait de la voir, la chaise rendue à la signification offre ainsi quelques précieux prolégomènes à une sémiotique du design.
Les images artistiques et scientifiques se ressemblent en de nombreux points parce qu'elles questionnent les formes et les instruments de la créativité, prennent position devant la tradition et visent la découverte. Cet ouvrage s'appuie sur la sémiotique et la philosophie pour dépasser les distinctions sommaires et affiner la comparaison. Il s'attache à quelques cas exemplaires d'images qui mettent en crise les distinctions commodes. Il leur offre un espace de transformation permettant de passer d'un monde à l'autre, ce qui permet d'apercevoir les modifications superficielles qu'implique le déplacement du sens mais aussi les obstacles qui les empêchent. Une première partie envisage l'importation des modèles et pratiques scientifiques par l'art. Déplaçant le point de vue, la seconde aborde l'esthétisation et le devenir artistique de l'image scientifique. L'observation de ces passages permet d'interroger les conditions de l'interprétation des images, c'est-à-dire les instruments théoriques et épistémologiques qui autorisent l'interrogation mutuelle. On découvre ainsi comment arts et sciences ne cessent de dialoguer au travers de leurs images, de s'interpeller mutuellement, d'interroger réciproquement leur rapport à la connaissance en réexaminant continument leurs différences. L'emprunt mutuel des modèles et procédures artistiques et scientifiques procède d'une démarche épistémique et introduit une possibilité de distanciation, une plasticité vis-à-vis du croire. Il permet d'interroger les paramètres d'évaluation de la découverte et de réexaminer le rapport à la connaissance de chacun des domaines.
Quelle est la signification d'un tableau de Klee ou d'Immendorff? Comment une photographie publicitaire se lit-elle? Jamais sans doute les images n'ont été aussi accessibles, aussi diverses et intrigantes qu'aujourd'hui. Jamais sans doute ne nous ont-elles tant interpellés, nous renvoyant à une demande de sens. Pressée par cette profusion des images, par la nouveauté technologique et la demande culturelle, la sémiotique ne peut néanmoins céder à l'ivresse mais doit au contraire résister aux sirènes des commentaires hâtifs et garantir le sérieux de la réflexion théorique. Ce recueil prolonge Questions de sémiotique (2002) et, prenant appui sur les ?uvres théoriques de F. de Saussure et de C.S. Peirce, il rassemble une variété de travaux classiques et actuels représentatifs de l'évolution de la discipline: analyses de tableaux, de photographies de mode et d'images publicitaires, mais aussi études théoriques centrées sur la notion-clé d'iconicité. Ces Ateliers de sémiotique visuelle offrent un lumineux accès, par l'image, à la théorie du langage dont la construction a traversé tout le XXe siècle comme l'un de ses accomplissements les plus novateurs et les plus rigoureux.
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. A l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés - nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée - mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région ; il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel) ; entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.