En 2024, au sortir de ses études d'art, Mathis Besson a trouvé à s'embaucher à l'hôpital. Plongé sans préparation dans le dédale des couloirs hospitaliers, il fit office de brancardier durant quatorze mois, accueillant sur son chariot, pour des trajets plus ou moins longs, tous les états du corps souffrant, l'accident, la maladie, l'opération, tous les degrés de la souffrance, de la naissance à la mort. Après quelques mois, éprouvant la nécessité de consigner son expérience, il entreprit de réaliser un dessin à l'issue de chaque journée ou de chaque nuit de labeur. Un dessin quotidien pour lui-même, et peut-être pour d'autres : pour ceux passés sur le brancard, ceux qui l'ont aidé à le pousser, ceux qui l'ont vu passer, et puis pour d'autres au-dehors de l'hôpital, tous les autres? À la fois journal et témoignage, mêlant indissociablement écriture et dessin, frontalité et pudeur, Les Couloirs est le recueil de ces observations quotidiennes. Au fil de formes spiralées, au moyen de délicats entrelacs, Besson guide ses lecteurs et lectrices dans les couloirs de l'hôpital, hors des sentiers battus du sensible, à travers une forêt de signes, de correspondances et de symboles de plus en plus prégnants et progressivement plus limpides où s'expriment ? où guérissent peut-être secrètement ? la douleur, l'attente, le désespoir, la confiance, la révolte, la joie, la misère, la tendresse, l'espoir, la foi, la vacuité, l'amour? tous les états de l'âme humaine.
Nombre de pages
208
Date de parution
04/09/2026
Poids
640g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782916383798
Auteur
Besson Mathis
Editeur
MATIERE
Largeur
170
Date de parution
20260904
Nombre de pages
208,00 €
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Noël approche à grands pas et Popotam est de plus en plus excité. Il n’arrête pas de demander « C’est quand Noël ? » et tout le monde lui répond « Bientôt, Popotam, bientôt… »Heureusement, la famille de Popotam est pleine d'idées pour l’aider à patienter. Avec Maman, Popotam prépare une lettre pour le Père Noël.Avec Papa, Popotam décore le sapin avec une guirlande qui clignote et des boules colorées.Avec Papi, Popotam va se promener au marché de Noël, la rue est toute illuminée.Avec Mamie, Popotam prépare de bons sablés dorés. Quelle bonne idée !Et Noël est presque là, enfin. Car Noël, c’est demain !Le matin de Noël, Popotam se lève d’un bond et court vers le sapin. Devant ses chaussures, il trouve un gros paquet. Il se dépêche de l’ouvrir et surprise, le Père Noël a apporté un beau camion rouge, juste celui dont Popotam rêvait. Il y a même une benne pour transporter Doudou. Le Père Noël est vraiment trop fort ! Il pense à tout.
Ensuite, je me rappelle mal." C'est par ces mots que débute le premier roman de Patrick Besson, écrit alors qu'il n'avait que dix-sept ans. Le ton est donné. Les petits maux d'amour est un roman sur l'adolescence. Des jeunes gens se rencontrent sur les pelouses d'un lycée ou se retrouvent au bord de la mer, des histoires s'esquissent des amitiés se nouent, ainsi que des drames qui marqueront la vie... Les petits maux d'amour est un roman de génération, plutôt que le roman d'une génération, les adolescents d'aujourd'hui pouvant sans doute se regarder au miroir de ce livre tendre et écorché qui dit le malaise de vivre mais vibre de l'émotion des premières découvertes.
Notes sur le sumo associe les notes - les unes écrites, les autres dessinées -, de deux voyageurs au Japon frappés par leur découverte respective du sumo. L'ouvrage se présente ainsi comme la rencontre de deux points de vue, comme une approche doublement subjective, partielle, décousue, non savante du sumo. Loin d'un éventuel Sumo pour les nuls, donc, ou d'un Lonely Planet des pratiques exotiques, ces Notes ne constituent ni un ouvrage didactique, ni un livre cultivé, érudit et utile. Pas même un de ces savoureux et si contemporains "carnets de bord" en bande dessinée. Il tente essentiellement de porter un regard. Voir, faire voir. Quoi ? Un spectacle, un public, un combat qui n'est pas une guerre, un peuple, un corps. Des choses comme ça... Mais avec la joie, mais avec la légèreté qui caractérisent le sumo.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. À travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore? Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. « New » : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration? La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le « jardin » et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le « jardin » est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...