Le monde approche-t-il de la fin de l'ère militaire ? Une société post-clausewitzienne est-elle devenue possible ? Questions étranges puisque plus de trente conflits armés sont en cours et que plus de trente millions de soldats servent dans des appareils militaires sophistiqués. Si la fin de la guerre froide n'a entraîné ni changements fondamentaux dans la structure des armées, ni rationalisation des politiques militaires, les conceptions de la sécurité sont en train d'évoluer rapidement. Avec la création de la Communauté puis de l'Union européenne, qui a fait disparaître la possibilité de guerres entre pays qui s'étaient battus pendant plus de mille ans, les accords de " contrôle des armements ", les mesures de confiance et de sécurité des accords de Stockholm dans le cadre de la CSCE, les traités de réduction des armements nucléaires et conventionnels, on assiste à l'élaboration d'un nouveau " système de sécurité ". Cette évolution tend vers l'établissement d'un espace politique mondial. Tout dépendra de la nature et de la gravité des crises provoquées par l'intégration accélérée d'une société mondiale qui n'est pas prête à cette intégration, de l'existence ou de l'absence d'hommes d'Etat, et de l'évolution des idées l'égard de la guerre et de la paix.
Nombre de pages
131
Date de parution
14/03/1996
Poids
154g
Largeur
115mm
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EAN
9782724606867
Titre
La fin de l'ordre militaire
Auteur
Bertrand Maurice
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
154
Date de parution
19960314
Nombre de pages
131,00 €
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Pour former une armée faut-il détruire une nation ? La question n'est pas absurde : le coût de l'armement à l'âge atomique est tel que pour disposer d'un instrument complet de défense, un pays risque de compromettre définitivement son développement économique et social, ce qui dans le monde moderne signifie cesser d'exister en tant que nation. Peut-on, en revanche, renoncer à assurer sa sécurité, ou confier sa défense à d'autres que soi ? Comment définir une stratégie de l'indépendance ? Il s'agit bien là du problème politique fondamental aujourd hui pour un pays comme la France. Tout dépend de la solution qui lui sera apportée. En définitive, à quoi sert une armée et quelle armée la France doit-elle avoir ...
L'?uvre politique de Machiavel nous concerne aujourd'hui de façon directe parce qu'elle expose la théorie de l'asservissement des peuples et que nous sommes toujours asservis. Les formes de notre servitude ont changé, mais les méthodes qui permettent à une infime minorité de l'imposer sont toujours les mêmes. La vision du monde de Machiavel continue d'imposer une philosophie de résignation. Détruire le "faux réalisme" qui nous empêche d'y voir clair est une tâche très urgente....
L'ONU pose avec constance un problème insoluble. Elle incarne le rêve de la paix mondiale, de l'éradication de la pauvreté et de l'ignorance, du respect des droits de l'homme, mais elle est impuissante à le réaliser. Ce livre explique les raisons de l'impuissance et de la marginalisation de l'ONU. Il évoque les difficultés de la construction de la paix dès l'origine. Il traite aussi de ses activités en matière économique et sociale. Il interroge également le rôle de l'ONU en termes de sécurité de 1945 à 1985, en expliquant que, au-delà de l'opposition Est-Ouest, c'est la structure même de l'organisation qui ne lui a pas permis d'être un instrument de négociation utilisable. D'où une déception des espoirs qu'avait suscités l'idée d'un accord entre les membres permanents du Conseil de sécurité à la fin de la guerre froide. Le développement des opérations de "maintien de la paix" a conduit à beaucoup plus d'échecs que de succès. Le mépris des décisions du Conseil de sécurité par les Etats-Unis a permis les interventions tragiques en Afghanistan et en Irak. Après les échecs successifs des tentatives de réforme, quelles sont encore les méthodes possibles d'établissement d'un consensus mondial ...
L'expérience essentielle de l'exil est commune à Picasso, Chagall et Léger, à des moments différents de l'histoire, pour des raisons variées, aux conséquences à distinguer. Fondateur pour Chagall et Picasso, partis pour le Paris fascinant du début du siècle, l'exil sert à Léger d'aiguillon nouveau aux Etats-Unis, à partir de la Seconde Guerre mondiale. Autour de ces trois figures, l'exposition a l'ambition de montrer à quel point l'exil inspire de nombreux artistes, plus particulièrement dans la première partie du XXe siècle. Par leurs déplacements durables dans l'espace, voulus ou contraints, jamais indifférents, la vision de ces artistes s'en trouve transformée et leur façon de créer modifiée en profondeur.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.