Alger. 1880. La fièvre de construction a saisi un pays occupé depuis à peine cinquante ans et qui était devenu une destination de choix pour des milliers de migrants du pourtopr méditerranéen "chassés par la famine... venus chercher le pain blanc et la joie sur cette terre d'Afrique". Le Sang des races (1899) relate avec enthousiasme la vie de ces "nouveaux débarqués" dont l'énergie, les appétits, la violence et l'amoralisme gouailleur sont mis en scène comme qualités essentielles d'un "peuple jeune". Et c'est bien l'excès (d'alcool, sexe, langage ou force physique) qui caractérise - et, pour Bertrand, justifie - ces charretiers de Bab-el-Oued, Espagnols pour la plupart, peints comme des "êtres de liberté, de gloire et de joie" ; héros de la route du Sud, dans "un jeune monde naissant". Après la réédition des Colons : roman de la patrie algérienne (Autrement Mêmes, 36), voici celui que Randau et le groupe algérianiste saluèrent comme le roman fondateur de la littérature algérienne de langue française.
Nombre de pages
268
Date de parution
01/03/2016
Poids
365g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343087764
Titre
Le sang des races
Auteur
Bertrand Louis ; Dunwoodie Peter
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
365
Date de parution
20160301
Nombre de pages
268,00 €
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Gaspard de la nuit est une oeuvre littéraire d'Aloysius Bertrand, qui se présente comme une série de poèmes en prose, inspirés par les styles artistiques de Rembrandt et Callot. Le texte explore des thèmes variés à travers des récits qui évoquent des scènes pittoresques et fantastiques, souvent teintées d'une atmosphère gothique et mystérieuse. Chaque section du livre est une vignette qui capture un moment ou un personnage, souvent avec une touche d'ironie ou de mélancolie. Les récits se déroulent dans des lieux intermédiaires tels que Harlem, Leyde, et le vieux Paris, et mettent en scène des personnages allant des maçons et alchimistes aux juifs et gueux de nuit. Bertrand utilise un langage expressif et imagé pour créer des tableaux vivants qui reflètent les préoccupations artistiques et philosophiques de son temps. L'oeuvre est également une réflexion sur l'art lui-même, où l'auteur s'interroge sur la nature de la création artistique, la quête de l'absolu, et la dualité entre le divin et le diabolique. À travers ces fantaisies, Bertrand rend hommage aux maîtres de la peinture tout en explorant les profondeurs de l'âme humaine et les mystères de l'existence.
En 203 en Afrique cinq chrétien furent arrêtés sous l'inculpation de propagande religieuse. Parmi eux se trouvait une jeune mère Vibia Perpétua qui avait un enfant de quelques mois qu'elle nourrissait elle-même. Perpétue était une âme d'élite pleine de noblesse de courage et de générosité. La relation de sa captivité révèle la profondeur de sa foi qui la conduit au martyre avec une joyeuse ardeur une fermeté que rien ne peut fléchir : le calme paisible et souriant de l'héroïsme qui s'ignore. Il s'agit d'une oeuvre originale d'un grand intérêt dramatique remarquable par la justesse de l'observation psychologique d'une des pièces les plus parfaites de la littérature chrétienne.
Le roman de la conquête. 1830 est publié en 1930, à l'occasion du centenaire de la conquête de l'Algérie. C'est un "roman d'histoire", pour reprendre les propres mots de Louis Bertrand, dont le héros est le général, puis maréchal de Bourmont, artisan de l'expédition éclair qui, en quelques mois, s'achève avec la prise d'Alger, au moment même où en France Charles X se voit contraint d'abdiquer. Parallèlement au récit historique, Louis Bertrand a inventé une histoire où se mêlent politique et amour... exotisme et couleur locale. La passion qui unit Messaoud et la belle Lella Khadidja se terminera de façon évidemment funeste. Au suicide de l'héroïne répond la révolte du "beau cavalier" qui ira rejoindre les troupes d'Abd el Kader : une manière habile de rappeler qu'il convient de ne pas confondre conquête et pacification. Il n'en est pas moins vrai que l'épilogue, en faisant apparaître, soixante ans après, la grande figure du Cardinal Lavigerie, réaffirme le bien fondé et l'utilité du dernier grand projet de la monarchie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...