Jean, le "petit Jeannot", est un enfant de Maché, la commune libre de Chambéry, son petit Montmartre. Y vit une population pittoresque: curé ou communistes, buveurs ou hâbleurs, métèques et péquenots, tous cohabitent, se chamaillent, se réconcilient, s'aiment aussi. Son père, le beau Marius, court le jupon. Sa mère, Thérèse, tient l'épicerie "L'Etoile des Alpes" et, dans le quartier, on la surnomme "Madame l'Etoile". La guerre. Jean est mis en pension, loin de ceux qu'il aime. Une lingère l'initie au patois. Il s'évade, rejoint sa famille. Chambéry est occupé par les Italiens. Les parents résistent. Leur fils découvre le cinéma à "L'Educateur". Les Allemands arrivent. C'est moins drôle. Enfin, Maché connaît les liesses de la Libération. Beaucoup plus tard, des promoteurs auront sa peau. Savoyard et amoureux de son enfance, Jean Bertolino a mis ses souvenirs en roman. C'est une fresque joyeuse et pleine de personnages épatants, où la nostalgie s'accompagne d'une critique virulente de l'urbanisme aveugle qui détruisit son faubourg.
Nombre de pages
401
Date de parution
01/11/1998
Poids
386g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080674074
Titre
Madame l'Etoile
Auteur
Bertolino Jean
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
386
Date de parution
19981101
Nombre de pages
401,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Ce matin, deux hélicoptères ont surgi sans qu'on les entende venir, et ils sont là, en arrêt, juste au-dessus de nous. On peut voir les pilotes derrière leur habitacle. Ils fouillent, ils cherchent, ils nous observent. Collés contre la paroi de roche qui borde notre tente, nous n'osons plus bouger. Le regard fixé sur eux, nous guettons notre mort, oubliant qu'à la distance où ils stationnent, à leurs yeux, nous nous confondons avec le décor. »Dans le droit fil d'un Albert Londres, d'un Joseph Kessel ou d'un Lucien Bodard, avec des mots et des images dont la force et l'invention subjuguent, Jean Bertolino raconte « son » épopée afghane. Rien ne manque au récit: couleurs, saveurs, sensations, péripéties... Un reportage qui se transforme en aventure inhumaine et où le quotidien vire à l'extraordinaire. Tout se passe au début des années 80. Les troupes soviétiques sont entrées en Afghanistan. Le pays est coupé du monde. On sait que se déroule là-bas une « sale guerre », mais nul n'a encore rapporté d'images du conflit. Grand reporter à la télévision française, Jean Bertolino tente alors l'impossible: passer la frontière depuis le Pakistan, rejoindre les foyers de résistance et filmer ce qu'il aura vu des combats.Commencé sur un coup de blues, cette aventure conduira l'auteur et ses compagnons, preneur de son et cameraman, jusqu'aux plus hautes vallées de l'Hindou Kouch. Il découvre des moudjahidine fous de haschich qui fusillent la lune chaque fois qu'elle est pleine, partent au combat transistor à l'épaule et narguent en riant un ennemi infiniment plus puissant. Le périple devient au fil des pages l'une des plus surprenantes épopées qu'il nous ait été donné de lire.
Grand reporter, correspondant de guerre à TF1, puis ancien directeur du magazine 52 sur la Une, prix Albert Londres 1967, Jean Bertolino a mis sa connaissance parfaite d'une région dans laquelle il a longuement séjourné et enquêté au service d'un suspense haletant, à la fois terriblement crédible et profondément émouvant.
Le 24 novembre 1248, le mont Granier, dans le massif de la Grande Chartreuse, bascula d'un coup, causant plusieurs milliers de victimes, et parmi elles Jacques-Guillaume Bonnivard auquel le pape Innocent IV avait confié la garde de son trésor sur la route de son exil en France. Près de huit siècles plus tard, quatre jeunes passionnés de spéléologie montent une expédition pour étudier, affirment-ils, les réseaux souterrains du Granier. Ils se gardent bien de révéler que leur véritable objectif est de mettre la main sur l'or du pape. Ils ont l'aide d'un énigmatique sponsor russe prêt à dépenser sans compter. Malgré l'environnement extraordinairement périlleux et capricieux, les contretemps, un accident mortel, des phénomènes surnaturels, les spéléologues s'enfoncent par les galeries souterraines vers le coeur de la montagne dévoreuse d'hommes. Ils ne savent pas qu'ils sont épiés par un ennemi implacable.
Gamin d'origine modeste, initié très tôt au goût de l'effort par sa passion de la bicyclette, Jean Bertolino réalise son rêve sous nos yeux de lecteurs : devenir grand reporter. Car les roues auront porté Jean Bertolino très loin, à vélo, en auto-stop ou au volant d'une increvable 2 CV. Ainsi a-t-il parcouru dans les années 60 des milliers de kilomètres à travers les pays de l'Extrême et du Moyen-Orient et rencontré des personnages fabuleux. Plus tard, en France, mais à vélo encore, l'auteur explore quelques-unes de nos plus belles régions. La fin du parcours nous mène à Antibes, où rêveries se confondent avec souvenirs de baroudeur, à l'ombre d'un micocoulier.