Quatre personnages perdus dans l'espace immense et mystérieusement évocateur du Yukon, tout au nord du Canada, à la frontière de l'Alaska, s'arc-boutent sur leurs vies quotidiennes : Yuko, Japonaise en exil ; son colocataire Garin, métis autochtone ; son père Dad's, vieux loup solitaire ; Kate, une adolescente paumée et enceinte. Ces quatre solitudes déracinées dans cet Etat "plus grand que la vie" sont quelque peu à l'écart du monde. Pourtant, là-bas aussi, la machine à broyer les hommes est en marche depuis longtemps et l'individualisme tente de faire progresser son cours dans cette bourse à la survie. Mais une force inconsciente, ancrée dans cette terre des ancêtres, les poussera inexorablement à se rapprocher pour mieux s'épauler la dignité des humbles et des exilés réels ou d'eux-mêmes. La langue lyrique et baroque de la jeune autrice Sarah Berthiaume est un québécois traversé d'un anglais world culture. Elle propose un périple concret dans cet Etat du Nord, lieu traditionnel du mythe des chercheurs d'or, en même temps qu'un voyage symbolique aux racines des autochtones, pourtant éloignés des rives du détroit de Béring. Comme un cousinage amarré depuis des lustres dans l'esprit des gens. Célie Pauthe crée ce texte tellurique en mars 2013 à La Colline - théâtre national, à Paris. Et, fait très rare en matière de théâtre contemporain, Martin Faucher crée également cette pièce de Sarah Berthiaume en avril 2013 au Théâtre d'Aujourd'hui de Montréal. Une occasion unique de voir deux lectures d'une même oeuvre.
Nombre de pages
77
Date de parution
21/03/2013
Poids
119g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842606220
Titre
Yukonstyle
Auteur
Berthiaume Sarah
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
119
Date de parution
20130321
Nombre de pages
77,00 €
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Oser penser par soi-même. Voilà le mot d?ordre des écrivains matérialistes des Lumières qui n?ont pas hésité à récuser l?existence de Dieu, à mettre en jeu la réalité d?une " substance spirituelle ", oxymore absurde s?il en est, et à illustrer l?aliénation de ceux qui adhèrent à ce qui mène inévitablement au théofascisme. Si Dieu est une chimère et les religions des " folies humaines ", la matière, en revanche, existe par elle-même, travaillée par des forces qui rendent compte du monde tel qu?il existe. Du " frayage " des particules élémentaires au transformisme, en passant par la théorie des probabilités, les thèses matérialistes ont pu éclore parce que des " philosophes " ont abandonné le paradigme mécaniste au profit d?une conception complexe de l?organisme, fondée sur l?irritabilité et la sensibilité du tissu animal. L?auteur de Matières incandescentes analyse les conditions d?apparition et de développement des problématiques matérialistes des Lumières (1650-1780) dans une synthèse impeccable qui souligne les liens qui se sont tissés entre réflexion philosophique et avancées scientifiques.
Cet ouvrage s'adresse principalement aux futures éducatrices qui auront à intervenir auprès d'enfants âgés entre 18 mois et 12 ans. Cependant, tout intervenant du monde de l'éducation ou de la rééducation ?uvrant auprès des enfants peut en apprécier le contenu. En fait, l'ouvrage peut à la fois être utilisé comme outil de référence et d'intervention auprès des enfants, et comme support à la démarche artistique de l'intervenant lui-même. L'ouvrage comprend cinq chapitres. Le premier aborde les principales composantes de l'expression plastique et expose différents facteurs d'influence susceptibles d'apparaître dans un contexte éducatif. Les chapitres 2 à 4 dressent un portrait détaillé des techniques, procédés et matériaux pouvant être utilisés auprès des enfants. Le chapitre 5 présente brièvement chacune des étapes de la démarche éducative et donne des pistes d'intervention en tenant compte de l'âge de l'enfant. Une attention particulière est accordée à l'aménagement de l'environnement, à la création d'ambiance, puis au choix et à l'entretien du matériel. Chaque chapitre comprend un texte abondamment illustré à l'aide d'exemples, d'illustrations, de dessins, de citations, de photographies, de schémas ou de tableaux. On y trouve également différentes capsules pédagogiques visant à stimuler l'apprentissage.
Le 9 avril 1682, une poignée de Français, sous la conduite de Robert Cavelier de La Salle prend possession du delta du Mississipi et des rives adjacentes au nom du Roi Soleil. Il aura fallu douze ans d'une incroyable épopée pour en arriver là. Cavelier mena d'abord un corps expéditionnaire vers l'Ohio mais mal préparée, l'équipée française ne dépassera pas la région des Grands Lacs. En 1679, il reprend l'exploration du territoire au sud des Grands Lacs et, malgré des difficultés inimaginables, parvient à atteindre le golfe du Mexique en avril 1682. A peine rentré en France, il propose l'établissement d'une colonie à l'embouchure du Mississipi et le 24 juillet 1684, quelque trois cents colons quittent La Rochelle. L'expédition tourne au désastre. Cavelier de La Salle est lui-même assassiné le 19 mars 1687, alors qu'il tente d'aller chercher du secours à Montréal. Cet ouvrage réunit pour la première fois les récits de ces trois expéditions. Le premier, de Bréhant de Galinée, raconte l'exploration de la région de l'Ohio en 1669-1670; le second, rédigé par Henri de Tonty, un proche de Cavelier de La Salle, rappelle la découverte des bouches du Mississipi et couvre les années 1678 à 1683; le dernier, écrit par Jean Cavelier, le frère de La Salle, rend compte des péripéties tragiques. Ces textes sont adaptés en français moderne et présentés par Pierre Berthiaume, professeur titulaire au département des lettres françaises de l'université d'Ottawa, spécialiste de l'aventure américaine au XVIIIe siècle.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.