Berthet Dominique ; Chali Jean-Georges ; Bélaise M
L'HARMATTAN
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EAN :9782747599917
Les textes rassemblés dans ce volume sont issus d'un cycle de conférences ayant pour thème " Le rapport à l'œuvre ", organisé à l'Université des Antilles et de la Guyane et à l'IUFM de Martinique. Des littéraires, des comparatistes, des philosophes de l'art et des artistes venant des Antilles, de France, du Canada et de Grande-Bretagne éclairent de leur point de vue cette question. Ces réflexions qui touchent la littérature, la poésie, la sculpture, la musique, la peinture, visent des zones géographiques diverses : la Caraïbe, l'Europe, le monde luso-africain, l'Afrique du Sud et l'Amérique du Nord. La notion d'œuvre est prise ici au sens de production littéraire, plastique et musicale. Evoquer l'œuvre d'art amène à prendre en compte le créateur, le regardeur et le critique; chacun entretenant avec l'œuvre une relation privilégiée et à chaque fois singulière. Ces textes abordent donc plusieurs types de relations et mettent en valeur la complexité et la richesse de celles-ci.
Nombre de pages
252
Date de parution
01/02/2006
Poids
345g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747599917
Titre
Le rapport à l'oeuvre
ISBN
2747599914
Auteur
Berthet Dominique ; Chali Jean-Georges ; Bélaise M
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
345
Date de parution
20060201
Nombre de pages
252,00 €
Disponibilité
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L'oeuvre d'Ernest Breleur, qui vit et travaille en Martinique, est singulière et marquante à bien des égards. Le choix qu'il a fait d'abandonner la peinture au profit de la radiographie comme support, ouvre sur la question du corps, un corps interrogé de façon inhabituelle, un corps énigmatique, anonyme, reconstitué. Bref, un corps qui ne cesse de nous intriguer. Par ailleurs, cette réflexion est accompagnée de trois entretiens avec l'artiste.
L'imprévisible est un élément perturbateur puisqu'il introduit une donnée nouvelle qui ruine toute prédiction et qui fait vaciller les projets. On le redoute, car il est difficile d'en limiter l'impact et les conséquences. Les sociétés de leur côté, sous couvert de protection et de sécurité, tentent de réguler, de surveiller, de délimiter, de cloisonner. Elles essaient de juguler ce qui leur échappe et ce qui risque de les déstabiliser. Dans le domaine artistique, en revanche, l'imprévisible n'est pas nécessairement envisagé de manière inquiétante ou négative. L'inconnu. l'inattendu, le déconcertant, le déroutant, le dérèglement des habitudes, la perturbation peuvent être au contraire des stimulants, donnant lieu à de nouvelles expérimentations, des réorientations, de nouveaux élans. L'art parfois se nourrit des aléas, de ce qui n'est pas prévu. L'incontrôlé, l'imprévisible, l'aléatoire peuvent être des moteurs de création. Il s'agit alors d'accepter leur surgissement et de s'en servir. L'imprévisible se manifeste dans le présent et. naturellement, il est associé au futur. L'art comme la vie sont faits d'instants et d'événements imprévisibles. L'imprévisible est à la fois inquiétant. troublant, incontournable et déterminant.
Ces 40 entretiens d'artistes contemporains de Martinique et de Guadeloupe rassemblés dans ces deux volumes ont été réalisés entre 1996 et 2014. Les thématiques traitées dans ce second volume sont : « Tradition, modernité, art actuel » (2000), « Marge(s) et périphérie(s) » (2001), « L'audace » (2002), « Errances » (2003), « L'ailleurs » (2004), « Utopies » (2005), « La rencontre » (2006), « La relation au lieu » (2007), « Le fragment » (2008), « L'imprévisible » (2009), « L'insolite » (2010), « Le trouble » (2011), « Transgression(s) » (2013), « Art et engagement » (2014). Ces axes de réflexion sont l'occasion pour les artistes de dire ce que ces notions leur inspirent.
La notion de création concerne à la fois le processus créateur, l'oeuvre aboutie et sa réception. La réalisation étant généralement différente de l'intention qui l'a suscitée, cet ouvrage s'interroge sur les raisons de cet écart et sur les obstacles rencontrés par l'artiste. Même si celui-ci aspire à créer quelque chose d'inédit, l'appropriation est indissociable du processus créateur. Cela dit, le référent comme les modalités d'appropriation sont d'une grande diversité. L'auteur montre ce qui se joue dans cette démarche et quels en sont les enjeux. L'oeuvre achevée poursuit ensuite son existence dans le regard du public, dont les interprétations et les réactions sont variées, souvent imprévisibles.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...