La Justice en question. Histoire de la magistrature angevine au XIXe siècle
Bernaudeau Vincent ; Petit Jacques-Guy
PU RENNES
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EAN :9782753503489
L'ambition de cet ouvrage est d'aborder l'histoire de la justice dans ses tensions avec l'histoire sociale des acteurs, l'histoire politique des institutions et l'histoire culturelle des élites. Se fondant sur l'étude des trajectoires individuelles d'environ 700 magistrats ayant accompli tout ou partie de leur carrière dans le Maine-et-Loire, il appréhende les mutations sociologiques et professionnelles du corps judiciaire entre 1848 et 1906. Entre ces deux dates, les crises politiques et institutionnelles se succèdent et soumettent les fonctionnaires de l'ordre judiciaire aux soubresauts d'événements majeurs qui affectent leurs parcours professionnels. Les juges-notables incarnant les " classes dirigeantes traditionnelles subissent aussi la concurrence d'élites émergentes qui viennent affirmer la légitimité républicaine triomphante au plan politique. Accompagnant la " révolution judiciaire " des années 1880, un mouvement de professionnalisation se dessine et prend corps à travers les réformes qui intéressent la formation et le recrutement des magistrats. La montée en puissance du phénomène méritocratique conjuguée aux tentatives d'aménagement des conditions d'avancement des magistrats facilitent l'amorce d'une rationalisation des carrières au sein d'un corps d'Etat resté très longtemps prisonnier de ses traditions et de ses habitudes professionnelles. Au magistrat de fonction enraciné dans son " pays " d'origine et confiné clans les préjugés sociaux de son milieu succède, à l'orée du XXe siècle, un magistrat de carrière mobile et soucieux de promotion, un fonctionnaire issu des " nouvelles couches " républicaines si chères à Gambetta. A travers les métamorphoses de la magistrature provinciale se dévoile ici la transition d'une " famille judiciaire " repliée sur elle-même à un groupe professionnel ouvert et national, le passage d'un modèle élitaire de type notabiliaire vers un modèle républicain.
Nombre de pages
349
Date de parution
15/03/2007
Poids
542g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753503489
Titre
La Justice en question. Histoire de la magistrature angevine au XIXe siècle
Auteur
Bernaudeau Vincent ; Petit Jacques-Guy
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
542
Date de parution
20070315
Nombre de pages
349,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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