Avec Laodamie, reine d'Épire (1689) et Brutus (1690), Catherine Bernard devient la première femme à voir ses tragédies jouées à la Comédie-Française. Dans Laodamie, la dramaturge interroge avec finesse la possibilité d'un pouvoir au féminin en mettant en scène le désarroi d'une reine qui est aussi soeur et amante. Dans Brutus, c'est l'image canonique du consul inflexible, prêt à sacrifier ses fils pour protéger la République, qui se trouve redessinée à travers le portrait d'un homme déchiré par sa décision. Cette édition, enrichie de nombreux extraits complémentaires et d'éclairages sur la condition des femmes de lettres au XVIIe siècle, redonne vie à l'oeuvre théâtrale d'une autrice méconnue, où se tisse un équilibre subtil entre tradition et modernité DOSSIER - Être autrice au XVIIe siècle : conditions, réceptions - Histoire et politique au théâtre -La tendresse ou la raison des larmes.
Nombre de pages
284
Date de parution
22/04/2026
Poids
160g
Largeur
108mm
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EAN
9782080454867
Auteur
Bernard Catherine ; Lyraud Pierre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Date de parution
20260422
Nombre de pages
284,00 €
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Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.