Images, spectacles et pouvoir à Rome. Les scènes historiques et mythologiques dans les munera
Berlan-Bajard Anne
AUSONIUS
24,99 €
Epuisé
EAN :9782356132529
A l'initiative de César puis de Néron, tous deux très novateurs dans le domaine de la politique-spectacle, on a vu apparaître, associés aux combats de gladiateurs et aux chasses qui représentaient le programme traditionnel des munera, différents types de mises en scène de thème historique ou mythologique. En effet, la naumachie et la bataille terrestre présentées par César en 46 a. C. associaient à des principes proches de la gladiature des références à l'histoire militaire du monde grec, selon un principe repris par Auguste et ses successeurs pour les naumachies, maisnon pour les combats par troupes terrestres, plus proches désormais du modèle de l'iconographie triomphale romaine. Quant aux spectacles de thèmes mythologiques, apparus sous Néron et rapidement désignés sous le terme de pyrrhiques, ils reconstituaient dans l'arène la mort de personnages coupables d'hybris comme Icare ou Actéon, les exploits des héros tueurs de monstres, tels Hercule, ou évoquaient des figures symbolisant la puissance et l'éternité de Rome comme ses parentes, Mars et Vénus. Cet ouvrage associe aux sources écrites sur ces divers spectacles une documentation iconographique dont la compilation n'avait jamais été réalisée. L'ensemble révèle la récurrence dans les arènes romaines et provinciales, jusque dans l'empire tardif, d'un petit nombre de thèmes mythologiques. Or, ces derniers jouissaient tous préalablement d'une popularité particulière dans les spectacles scéniques et surtout dans l'art romains.
Nombre de pages
347
Date de parution
03/01/2020
Poids
654g
Largeur
169mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356132529
Titre
Images, spectacles et pouvoir à Rome. Les scènes historiques et mythologiques dans les munera
Auteur
Berlan-Bajard Anne
Editeur
AUSONIUS
Largeur
169
Poids
654
Date de parution
20200103
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Berlan Françoise ; Bouverot Danielle ; Petrequin G
Pour les historiens de la langue, l'usage littéraire de la langue permet une évolution de celle-ci soit par un effet d'anticipation, soit par un effet de freinage. Pour les théoriciens de la littérature et les styliciens, il y a interaction entre l'imaginaire de la langue et les modes d'écriture. Dans ces mouvements entre le dit et l'écrit, entre langue parlée et langue littéraire se tissent des relations de mutuelles influences, des rapports de pouvoir, des échanges de bons procédés. Cela nous apparaît avec la force de l'évidence en étudiant, comme nous le faisons ici, la question de la syntaxe et des lexiques, des traductions et des intertextualités, des réécritures. Ainsi pouvons-nous mieux appréhender, en l'interrogeant, la notion de " langue littéraire ".
Le projet était d'associer sur le domaine majeur des langues naturelles qu'est la synonymie, les perspectives de spécialistes en histoire de la langue, histoire des théories linguistiques et sémantique pour les faire dialoguer. Elle reflète les intérêts scientifiques de l'Ecole doctorale Concepts et langages de l'Université Paris-Sorbonne et de nombreux contributeurs internationaux, en particulier des représentants des Universités italiennes qui avaient fait de la synonymie un projet fédérateur. La publication d'aujourd'hui sur la synonymie se rattache par cette voie à l'ouvrage publié aux PUPS en 2005 La Polysémie, sous la direction d'Olivier Soutet. Les études se regroupent en cinq domaines présentant de nombreuses convergences : théories de la synonymie ; synonymie et terminologie ; synonymie, lexicographie, traduction ; synonymie et diachronie ; synonymie et rhétorique. Au fil des articles, deux conceptions opposées de la notion se font jour. Dominent les théories de la désignation, où la synonymie n'est pas loin de la coréférence. Plusieurs contributeurs cependant, plaident pour un retour sur le signe et la signification dans une vision constructiviste du sens.
Berlan Jean-Pierre ; Pons Suzanne ; Hansen Michael
Les transnationales des "sciences de la vie" produisent des pesticides, des fongicides, des bactéricides, des herbicides, des gamétocides - bref des biocides. Elles ont racheté les "semenciers" traditionnels pour élargir leurs marchés en commercialisant des "kits" semences + biocides. Les immenses profits qu'elles anticipent sur leur contrôle accru de la production agricole et alimentaire exige de dépouiller les plantes et les animaux de la faculté la plus fondamentale des êtres vivants, se reproduire et se multiplier. Leur objectif est de faire des êtres vivants en quelque sorte stériles - c'est-à-dire morts, ce dont témoigne si bien Terminator. Des sciences de la mort se déguisent ainsi en "sciences de la vie". Quelques termes de la novlangue biotechnologique.
Berlan Aurélien ; Carbou Guillaume ; Teulières Lau
Saviez-vous que les objectifs de « neutralité carbone » reposent largement sur des technologies qui n'existent pas ? Que la destruction d'une zone naturelle peut être « compensée » par l'investissement dans un produit financier ? Que l'on ne produira jamais assez d'hydrogène « vert » pour remplacer le pétrole ? Alors que l'enjeu écologique est décisif, nous avons un besoin urgent de clarifier les débats sur le sujet. Le greenwashing est ce qui nous en empêche. Évoquant tour à tour un verdissement de façade, la récupération d'un discours environnementaliste vidé de sa substance, la mise en place d'innovations aux effets « écologiques » douteux, il biaise le débat public et empêche des choix démocratiques éclairés.Fort de ses vingt-quatre entrées : croissance verte, économie circulaire, énergies décarbonées, dématérialisation, politiques publiques, nucléaire, transition, véhicule propre, ville durable? ce manuel d'autodéfense intellectuelle permet d'appréhender le greenwashing dans toute son ampleur. Trente-cinq scientifiques et spécialistes de ces questions révèlent les fausses promesses, les illusions rassurantes et les formes d'enfumage qui nous enferment dans des trajectoires insoutenables. Un outil essentiel pour ouvrir la voie aux bifurcations nécessaires.Aurélien Berlan est docteur en philosophie, chargé de cours à l'université Toulouse Jean-Jaurès ; Guillaume Carbou est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université de Bordeaux ; Laure Teulières est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Toulouse Jean-Jaurès. Tous trois sont membres de l'Atécopol, collectif de chercheuses et de chercheurs réfléchissant à la question écologique.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Issu des XXIVe rencontres franco-italiennes sur l’épigraphie du monde romain, ce volume explore la place et l’usage des inscriptions au cœur urbain et architectural des cités du monde romain, sur le forum mais aussi sur son équivalent dans la partie hellénophone de l’empire, l’agora.L'étude des inscriptions est devenue inséparable de leur mise en contexte archéologique. Lieu stratégique au c'ur de la cité, scène de ses jeux de pouvoir et de ses enjeux de mémoire, la place publique est investie par des pratiques épigraphiques aux fonctions multiples : expression de l'évergétisme, célébration et hommages pour les notables, les protecteurs et le pouvoir impérial, mais aussi publicité des règlements, témoignage d'un quotidien institutionnel, jusqu'à l'expression individuelle à travers les graffitis... À travers des études de cas , les contributeurs du volume replacent les inscriptions dans leur contexte archéologique et historique mais aussi social, institutionnel et culturel afin de mieux comprendre et illustrer la diversité des usages de l'écrit sur la place publique.
Cet ouvrage est l'un des premiers travaux collectifs issus du projet ANR intitulé RIIG Recueil informatisé des inscriptions gauloises. Comme son nom l'indique, il s'inscrit dans la continuité d'un recueil en format papier antérieur, le Recueil des inscriptions gauloises (RIG), publié entre 1985 et 2002 comme supplément n.45 à la revue Gallia. Le projet du RIIG s'est attaché à mettre à jour et à enrichir les données publiées dans les volumes du RIG, I (textes gallo-grecs) et du RIG, II.1 (textes gallo-latins sur pierre) en les mettant à disposition de la communauté scientifique sur une plateforme informatique. Avec cet ouvrage, nous avons souhaité réaliser une synthèse problématisée de données disponibles concernant l'épigraphie lapidaire en gaulois transalpin et dépasser la notion d'inventaire. Notre propos vise donc à mieux comprendre en quoi l'épigraphie en langue gauloise sur pierre nous renseigne sur la structuration de la société celtique de Gaule transalpine entre le IIe s. a.C. et le Ie s. p.C. Cette synthèse rassemble le travail de plusieurs spécialistes, archéologues, épigraphistes, linguistes et historiens et constitue une monographie collective la plus à jour possible de nos connaissances actuelles sur ce dossier.