LE FONCTIONNAIRE EXPATRIE. Une construction méconnue, l'action culturelle extérieure de la France et
Berguin Francis
L'HARMATTAN
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EAN :9782738484659
Devenue au fil du temps une composante essentielle de la politique étrangère de la France, l'action culturelle extérieure est venue se nicher au sein de l'une des missions les plus régaliennes de l'Etat. C'est ainsi que le " réseau " constitué par les implantations culturelles françaises à l'étranger apparaît unique en son genre : plus de 30 000 personnes animent, dans la quasi-totalité des Etats du monde, près de 2 000 établissements ou services scolaires et culturels, comités de l'Alliance française, et des centaines d'actions de coopération. L'origine, déjà ancienne, de ce réseau, semble trouver sa source dans ce sens de l'universel qui pousse l'Etat comme les acteurs privés à proposer la culture et la langue françaises à tous les autres peuples. Le rôle décisif de l'Etat dans ce processus place ainsi la fonction publique ou les acteurs satellisés par elle au cœur de la réalisation de cette ambition nationale. Dès lors l'expatriation de fil, fonction publique, construction juridique particulièrement originale bien que méconnue, devient la clé de celle-ci. C'est ce que montre l'auteur, dans cet ouvrage alerte qui reprend les éléments essentiels de sa thèse de doctorat, et qui s'adresse aussi bien au juriste qu'au citoyen éclairé.
Nombre de pages
649
Date de parution
01/11/1999
Poids
1 156g
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EAN
9782738484659
Titre
LE FONCTIONNAIRE EXPATRIE. Une construction méconnue, l'action culturelle extérieure de la France et
ISBN
2738484654
Auteur
Berguin Francis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
1156
Date de parution
19991101
Nombre de pages
649,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...