Repères pour une restitution des résultats de la recherche en sciences sociales. Intérêts et limites
Bergier Bertrand
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782738497086
Pour nourrir leur raisonnement, confirmer ou infirmer leurs hypothèses, les sociologues et ethnologues ont besoin de collecter des informations sur le terrain. Ils ne peuvent mener ce travail sans la collaboration d'interlocuteurs appelés selon le cas, " interviewés ", " enquêtés ", " sondés ", " informateurs "... Après ce temps d'investigation, le chercheur s'éloigne, prend ses distances pour traiter et analyser les données collectées. A travers elles, ce sont aussi leurs fournisseurs qui se trouvent mis en sens et mis en page par le chercheur. De retour sur le terrain, faut-il restituer ? Que convient-il de restituer ? De quelles précautions faut-il s'entourer ? Que peut-on attendre d'une telle opération ... Ce livre dévoile l'intérêt d'une restitution qui ne se déroule pas après ou à côté de la recherche mais qui participe pleinement à la production scientifique. Elle devient un outil pertinent pour collecter des données supplémentaires, pour tester la vraisemblance des résultats, ou encore pour éclairer rétrospectivement le regard critique du chercheur sur sa démarche. Bertrand Bergier donne aux lecteurs les repères méthodologiques nécessaires à la construction d'une restitution au service de la recherche. Parallèlement, il s'ouvre à la complexité des questions épistémologiques et éthiques soulevées par la pratique restituante.
Nombre de pages
302
Date de parution
15/02/2001
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738497086
Titre
Repères pour une restitution des résultats de la recherche en sciences sociales. Intérêts et limites
ISBN
273849708X
Auteur
Bergier Bertrand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20010215
Nombre de pages
302,00 €
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Le chemin de traverse nous détourne des grands axes, il peut être plus direct, mais semé d'embûches. Et "quand tout va de travers" émerge l'idée de non-conformité au regard de ce qui devait être. Ce numéro explore ces chemins improbables, s'attarde sur des situations "exceptionnelles" ou "atypiques". L'exception ou l'atypicité renvoie à la norme tout en manifestant leur intention de ne pas s'y laisser enfermer.
Comment vivre ensemble ? Jamais la question n'a été autant d'actualité. Le "faire socius" a perdu de son "allant de soi ". Il n'est plus un héritage de normes indiscutables, mais un monde à explorer, une source d'interrogations : Comment me tenir à proximité et à distance des autres pour construire avec eux une sociabilité sans aliénation, un isolement sans relégation ? Comment trouver des modalités d'un "socius" qui résistent à l'ego grandiose et en même temps risquent l'inattendu de l'individuation comprise comme manifestation de la singularité de l'individu ? Comment miser à la fois sur la puissance de sens et d'initiative de chaque "un" et sur son acceptation d'être "un avec d'autres" ? Comment conjurer le "tout à l'ego" de sujets porteurs de droits sans pour autant céder à un "tout social" fusionnel menaçant leur liberté ? Entre repli sur soi et participation sociale, entre sérialité et coopération, il ne s'agit pas d'opposer un bon objet (le collectif solidaire) à un mauvais objet (l'individu égoïste) ; mais de questionner collectivement notre espérance. Pouvons-nous, adultes (parents, enseignants, chefs d'établissement, habitants, élus...), nous enthousiasmer et enthousiasmer notamment les jeunes sur le thème de demain ou ne savons-nous que nous inquiéter et les inquiéter ? En même temps, l'exaltation des lendemains qui chantent peut tourner le dos à l'altérité, encourager "l'entre nous". Aussi, cette interrogation relative à l'utopie du "socius" appelle deux questions subsidiaires : Pouvons-nous penser cet horizon d'un monde meilleur à partir de ceux qui, de par leur situation économique, sociale, culturelle, scolaire sont les plus vulnérables, à partir de ceux qui ne peuvent pas, plus ou pas encore participer à l'oeuvre commune ? Pouvons-nous vouloir que cet horizon soit partagé ou est-ce que ce qui fonde et constitue la quête de notre collectif se satisfait d'une clôture identitaire ? Cet ouvrage apporte des éléments de réflexion pour mieux vivre la diversité de nos quotidiens.
Tout le monde en a un. Eux non ! Ils se tiennent à l'écart de l'élan majoritaire et ne désirent pas a priori ce qui apparaît comme socialement désirable. Dans la sphère privée comme dans la sphère professionnelle, ils sont sans " mobile ", terme générique couvrant les différentes générations : du téléphone à carte au smartphone, de l'outil d'oralité à l'outil d'écriture et de lecture. Qui sont-ils ? L'intrigue du non-équipement ne peut être résolue par un simple renversement des observations des possédants et de leurs usages. Au fil du questionnaire déployé auprès de 527 ascètes mobiphoniques et de l'analyse des récits de 270 d'entre eux, l'enquête dévoile une population hétérogène jouant sur une trentaine de " bonnes raisons ". Ces " sans mobile " ne sont pas sans voix. S'entremêlent des arguments parlant à la fois de l'objet et du sujet social qui les avance. Le dire peut défendre des convictions (argumentation identitaire), insister sur les circonstances de lieu et de temps propices au non-équipement (argumentation contextuelle), se focaliser sur les caractéristiques et propriétés de la chose jugée (argumentation matérielle et technique), faire valoir le passé pour expliquer le rapport actuel au " mobile " (argumentation historique) ou encore pointer le rôle joué par autrui (argumentation s'appuyant sur un tiers). Les " sans " comptent dans leurs rangs des " ex " qui se sont détournés de l'objet, l'ont cédé sans regret ou l'ont simplement perdu ; mais aussi des frustrés s'insurgeant contre un non-équipement subi. Ces scenarii de non possession ou de dépossession ne nous renseignent pas sur les (non) usages. Ces non-équipés peuvent solliciter autrui, emprunter l'outil à l'occasion, voire fréquemment. Ils peuvent a contrario ne l'avoir jamais manipulé et dépeindre un quotidien analogue à celui des équipés ayant désinvesti la chose. Si le non-équipement autorise et produit des usages spécifiques du mobile, l'équipement n'interdit pas le non-usage. Il ne s'ensuit pas que ces non-usagers équipés se confondent avec les non-usagers non équipés. Les premiers ayant, à la différence des seconds, un statut de joignable. D'où l'intérêt d'une approche paradoxale séparant et fusionnant les niveaux : équipement et usage.
Une rupture brutale ou progressive, un traumatisme personnel, une mise au chômage, l'absence de reconnaissance? Ainsi des femmes et des hommes s'enfoncent dans la misère, touchent le fond. Pourtant, après 5 ans, 10 ans, 15 ans dans la clochardisation, dans la prostitution, dans la toxicomanie, et autre " galères ", certains s'arrachent à la servitude, à des conditions d'existence avilissantes. Qui sont ces affranchis ? Quelles sont les conditions de leur affranchissement ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...