Résister à la conscription 1798-1814. Le cas des départements aquitains
Bergès Louis
CTHS EDITION
32,00 €
Epuisé
EAN :9782735505128
L'épopée napoléonienne qui a conduit les armées françaises de Marengo à Moscou, célébrée par tous les mémorialistes et chroniqueurs du temps, a reposé exclusivement sur un système de recrutement des hommes dont le fonctionnement a été pendant longtemps délaissé des historiens de la période. L'étude de la conscription, redécouverte depuis quelques décennies, a singulièrement modifié l'image héroïque du soldat de l'Empire. A l'arrière-plan de la grande aventure militaire des aigles impériaux, a existé dans une région pourtant exposée au conflit espagnol, l'Aquitaine, un vaste mouvement de résistance aux levées d'hommes dont l'intensité en fait le foyer principal de résistance au service militaire. Cette hostilité au recrutement a fini par pénétrer l'ensemble du corps social et entraîner des conséquences non négligeables sur la mentalité collective dans les départements aquitains dont les effets se sont prolongés au cours du XIXe siècle. Comment mesurer cette résistance ? Au-delà d'une comptabilité stricte de l'insoumission qui est très présente dans l'ouvrage, toutes les formes et manifestations d'hostilité sont observées et analysées pour concentrer le sujet sur le fait capital lié à cet échec plutôt inattendu, au moins jusqu'en 1810, le drame humain du conscrit impérial et surtout celui de sa famille.
Nombre de pages
600
Date de parution
04/09/2002
Poids
920g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782735505128
Titre
Résister à la conscription 1798-1814. Le cas des départements aquitains
Auteur
Bergès Louis
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
148
Poids
920
Date de parution
20020904
Nombre de pages
600,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les mémoires des intendants des provinces de France, constituent une source inépuisable pour l'histoire. Cet ouvrage poursuit cette entreprise avec trois mémoires sur les anciennes provinces de Béarn et de Basse-Navarre, qui occupaient une place à part dans le royaume. La montée en puissance de l'intendance de Béarn et de Basse-Navarre à la fin du XVIIe siècle correspond à une étape capitale dans l'avancée de la centralisation monarchique au coeur du royaume de France. Installée à Pau en 1682, cette nouvelle administration royale est portée par des administrateurs étrangers au territoire, auxquels le Roi confie des missions très étendues de police, de justice et de finances. Comme les autres provinces, les anciens pays souverains de Béarn et de Navarre ont fait l'objet de l'enquête commandée en 1697 par le duc de Beauvilliers pour l'instruction du Dauphin. C'est le résultat singulier de ces travaux qui est présenté, édité et analysé ici par Louis Bergès : quatre rapports inégaux par leur taille concernant deux anciens pays rédigés par trois intendants successifs. On y découvre un tableau original de l'ancienne vicomté et du petit royaume navarrais sous le regard propre d'administrateurs tous originaires du Nord et de l'Est de la France, accompagné de précieuses listes de l'élite religieuse et nobiliaire locale. La richesse de ces documents pour l'histoire économique et sociale est mise en lumière par la qualité de l'édition critique des textes qui ont été choisis parmi plusieurs dizaines de manuscrits existants.
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Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.