Bergeron Henri ; Castel Patrick ; Dubuisson-Quelli
SCIENCES PO
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EAN :9782724622409
Toute une série de biais cognitifs nous empêchent de prendre des décisions rationnelles : conformisme, aversion pour la perte, surestime de soi, préférence pour le court terme, etc. Ce credo des économistes et des psychologues compor-tementalistes a été repris à leur compte par les pouvoirs publics de nombreux pays, afin d'orienter les choix de leurs concitoyens. Nous sommes ainsi considérés comme des donneurs d'organes par défaut, nos enfants sont tenus à distance des frites dans les cantines, les détecteurs de vitesse nous font la grimace ou nous sourient, on nous informe que nous recyclons moins que le voisin... Faciles à mettre en oeuvre, peu onéreux, ces nudges (de l'anglais "pousser du coude"), qui nous font modifier nos comportements sans que nous ayons à y réfléchir, sont devenus l'alpha et l'omega de la résolution des problèmes de société. Mais peut-on réduire l'action publique à une affaire de comportements individuels ? Une analyse critique des savoirs comportementaux et de leur application s'impose, afin d'en comprendre le succès et d'en montrer les limites.
Nombre de pages
120
Date de parution
25/10/2018
Poids
126g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724622409
Titre
Le biais comportementaliste
Auteur
Bergeron Henri ; Castel Patrick ; Dubuisson-Quelli
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
126
Date de parution
20181025
Nombre de pages
120,00 €
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La consommation de substances psychoactives, réputées engendrer la toxicomanie, classées comme "stupéfiants" par le droit, est un fait social établi: l'usage de ce que l'on nomme communément les drogues (héroïne, cocaïne, etc.) s'est développé en Occident au XIXe siècle pour s'y diffuser massivement à partir des années 1950. Cette pratique sociale courante demeure le plus souvent récréative et occasionnelle, mais un certain nombre de consommateurs en font un usage régulier, parfois compulsif. Quels sont les déterminants de la massification récente de la consommation de drogues? Comment comprendre le comportement d'un individu continuant une pratique dont il voudrait, souvent, pouvoir se défaire? Quels sont les processus sociaux et politiques qui ont présidé au classement de certaines substances en stupéfiants? C'est à ces interrogations essentielles que la sociologie tente de répondre, pour finalement se forger un entendement singulier des questions de drogues et de toxicomanie.
Résumé : Ce travail part d'un constat : la plupart des pays européens ont réagi aux menaces suscitées par l'épidémie de sida et par la dégradation de la situation sociale de beaucoup de toxicomanes ; la France, elle, a longtemps refusé de mettre en place une politique publique palliative de soins aux usagers de drogues, dite de " réduction des risques ", et s'appuyant, entre autre chose, sur une distribution extensive des produits de substitution comme la méthadone. Jusque dans les années 94-95, en effet la politique française en la matière privilégiait, les interventions curatives, dans le cadre d'un objectif général d'abstinence. Comment expliquer cette situation singulière ? Comment comprendre que les milieux spécialisés concernés mais aussi l'Etat français aient rejeté aussi longtemps une politique (palliative) et un outil (la méthadone) présentés dans beaucoup de pays comme indispensables dès la fin des années quatre-vingt ? Partant de l'hypothèse qu'il n'y a guère d'action sans croyance, l'auteur s'attache à montrer comment s'est constitué, diffusé puis finalement institutionnalisé un corpus de croyances peu favorable à la mise en place d'une telle politique et à l'introduction des produits de substitution. Il montre que ceux qui ont défini et conduit la politique de soins aux toxicomanes, en France, ont persévéré " aussi longtemps " dans la voie qu'ils avaient tracée, parce qu'ils avaient de bonnes raisons pour continuer de croire à ce qu'ils ont cru et, donc, d'agir comme ils ont agi. Ce livre constitue une contribution originale à l'analyse sociologique des croyances collectives, c'est-à-dire partagées par un grand nombre d'individus.
Comment les différents systèmes de santé ont-ils évolué depuis leur création ? Comment expliquer le statut et les protections de la profession médicale ? Dans quelle mesure l'individualisation et la responsabilisation des individus constituent-elles l'un des traits caractéristiques majeurs des politiques de santé contemporaines ? Objet de questionnements multiples et hétérogènes, la sociologie politique de la santé est traversée par de nombreux courants et est au coeur de passionnants débats. Du façonnement social des maladies à la politique de gestion des systèmes de santé, en passant par la médicalisation des problèmes sociaux, les inégalités sociales face à la maladie, les dynamiques de l'innovation et de la recherche médicale, le fonctionnement des institutions hospitalières, ou encore l'autonomisation de la profession, la largeur du spectre des dimensions étudiées n'a d'égale que la variété des perspectives théoriques qui se sont penchées sur le sujet. Reflétant cette diversité et cette richesse, cet ouvrage présente un panorama inédit, complet et raisonné des approches de sociologie politique de la santé, et dresse un état des lieux critique de la recherche contemporaine sur le sujet.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.