Sciences du design N° 13, 2021 : Expériences vécues de design
Berger Estelle ; Lévy Pierre ; Le Boeuf Jocelyne
PUF
18,00 €
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EAN :9782130828600
La notion d'expérience renvoie à deux sens distincts. D'une part elle est un vécu situé, cognitif et affectif d'ordre phénoménologique (concept d'Erlebnis) ; d'autre part elle agrège l'ensemble des processus interactionnels qui constituent notre relation avec le monde dans la durée, et les compétences ainsi acquises (concept d'Erfahrung). Dans la première acception, l'expérience est immédiate et incarnée, alors que la seconde représente la cristallisation d'une somme d'expériences événementielles. Cette dualité crée un jeu de tensions entre le vécu, son appropriation et son intégration au fil du temps. Dans le champ du design, cette tension est au coeur des démarches de recherche-action, recherche-projet (Findeli, 2005), recherche création (Bruneau et Villeneuve, 2007 ; Lancri, 2001 ; Léchot Hirt, 2010) ou encore de constructive design research (Koskinen et al. , 2011). Nourries de pragmatisme, ces approches reconnaissent que notre compréhension du monde n'émerge pas de purs examens rationnels, mais d'un contact sensible et intime avec celui-ci (Dewey, 2005 ; Hennion, 2007). C'est en rendant compte de la multiplicité des expériences vécues que l'on surmonte le dualisme entre théorie et pratique (Dewey, 2005 ; Thibaud et Thomas, 2004). Mais si l'expérience est vécue comme intériorité, conciliant l'émotionnel, le corporel et l'intellectuel (Dewey, 1934/2005), nul individu n'agit de manière isolée. La science de la complexité et l'approche systémique ont amené des outils pour comprendre et modéliser les interrelations entre acteurs (Morin, 1990 ; Le Moigne, 2005). Les designers, en particulier, s'insèrent dans des projets faisant intervenir de multiples parties prenantes impliquées dans la conception comme dans la réception des propositions. Ce dossier propose un questionnement des expériences vécues de design, à partir des contextes d'intervention, des processus, des acteurs et des interactions. Plus que la structure ou la gestion de projet, il s'agit d'étudier des expériences vécues de design, c'est-à-dire d'actions ou de relations des acteurs impliqués ou impactés, dans leurs temporalités ou dynamiques, au sein du projet comme dans ses externalités.
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Nombre de pages
93
Date de parution
30/06/2021
Poids
286g
Largeur
180mm
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EAN
9782130828600
Titre
Sciences du design N° 13, 2021 : Expériences vécues de design
Auteur
Berger Estelle ; Lévy Pierre ; Le Boeuf Jocelyne
Editeur
PUF
Largeur
180
Poids
286
Date de parution
20210630
Nombre de pages
93,00 €
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Au départ une chute. Le cri d'un homme. Puis elle apparaît. Elle est loin, elle est partie en voyage. Elle est heureuse parce qu'elle va le retrouver. Mais quand elle rentre, au lieu de lui, c'est le drame. Au fil des pages se tisse ce qui va lui permettre de sortir du ravage, d'en saisir un peu les coordonnées - la féminité, l'amour, le désir. Dans le deuil, elle rencontre un amour presque insu jusque-là. Explorant avec elle l'angoisse, la solitude, la peur de vivre, les rêves, le souvenir, le lecteur accompagne la femme vers l'apaisement de sa douleur et un certain retour dans la vie. Ce texte est le fruit d'un exercice de style littéraire ayant pris forme de récit. Il est né tant d'une nécessité que d'un désir de traiter l'indicible du deuil. Le parcours des personnages dans l'écriture est pris par chaque mot, chaque ponctuation. Pour ce texte, la langue de Duras était la plus juste : pas de nom, pas de lieu, pas de temps. Ainsi, l'auteure rend hommage tant à cette grande écrivaine qu'à lui, dans le souvenir de qui cette langue se love.
Résumé : Témoignage d'un enfant de 10 ans : " On était à la déchetterie pour trouver des fils et des petits vêtements. Nous on faisait les fils pour mettre dans le chariot et après il est venu la police, il a pas fait du bruit, il est venu tout doucement. Il a pris tous les gens il a mis de l'autre côté, il a dit : "On va vous emmener à la garde à vue". Moi j'ai pleuré, la police elle a dit : "Ne rigolez pas". Après il nous a amenés au poste, il a séparé ma mère de nous et sa maman aussi il a séparé. Il est venu Médecins du Monde il a contrôlé sa maman. Il voulait mettre un avocat ma grandmère elle voulait pas et sa maman aussi. Après ils ont dit qu'on a pas le droit pour rester en garde à vue les petits et il nous a emmenés au foyer, les petits ". Elle s'arrête. Je l'aide. " - Qui est-ce qui vous a emmenés au foyer ? - C'est la police, les civils et la police normale. Nous là-bas on a pleuré et tout. [...] ".
En 100 fiches, cet ouvrage propose un résumé pédagogique de tout le droit français en vigueur: droit civil, droit de la famille, droit administratif, droit du travail, droit des affaires, droit pénal, droit communautaire, droit international, droit de la concurrence et droit de la consommation. Cet ouvrage sera utile aux étudiants s'orientant en droit ou préparant des concours et plus largement à tous ceux souhaitant s'initier à cette matière. Des fiches très complètes et rédigées dans un langage simple permettront à chacun de mieux comprendre la centaine de notions juridiques abordées. Qu'est-ce qu'une jurisprudence? une loi? un règlement? Quest-ce qu'une constitution? un contrat? une société? Qu'est-ce qu'une preuve? un magistrat? une directive? une clause abusive...
En 100 fiches, ce livre propose un résumé pédagogique de tout le droit français en vigueur : droit constitutionnel, droit civil, droit de la famille, droit administratif, droit du travail, droit des affaires, droit pénal, droit communautaire, droit international, droit de la concurrence et droit de la consommation. Qu'est ce qu'une jurisprudence ? une loi ? un règlement ? Qu'est-ce qu'une constitution ? un contrat ? une société ? Qu'est-ce qu'une preuve ? un magistrat ? une directive ? une clause abusive ? Ces fiches très complètes et rédigées dans un langage simple permettront à chacun de mieux comprendre la centaine de notions juridiques abordées. Cet ouvrage sera utile aux étudiants s'orientant en droit ou préparant des concours et plus largement à tous ceux souhaitant s'initier à cette matière.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.