De la crise environnementale à l'instabilité identitaire
Berger Corinne ; Roques Jean-Luc
PUBLIBOOK
20,10 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782753903722
La crise environnementale entraîne-t-elle une instabilité des identités culturelles, notamment chez les modernes ? Comment les prises de conscience face aux catastrophes et autres défis se manifestent-elles ? Comment appréhender la contradiction nette entre, d'une part, les images du progrès, de l'inépuisable, du développement illimité et, d'autre part, les pénuries, les informations dramatiques ? Sujet sensible, brûlant, polémique, plus particulièrement un thème d'interrogations, de préoccupations, mais aussi de méfiance et de mise à distance, l'environnement est devenu l'un des symboles indissociables de la société moderne. Pour aborder l'incidence de la crise écologique sur notre identité culturelle, la réflexion du spécialiste Jean-Luc Roques convoque plusieurs sciences humaines et sociales et vient sonder le paradoxe intrinsèque de l'ère moderne. Une étude pluridisciplinaire édifiante, un cri d'alerte sans équivoque.
Nombre de pages
276
Date de parution
30/05/2025
Poids
340g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753903722
Auteur
Berger Corinne ; Roques Jean-Luc
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20250530
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La répartition inégale de l'eau entraîne des luttes de pouvoir et des conflits ouverts. A la recherche de leur indépendance hydraulique, les territoires s'engagent bien souvent dans des formes de crispations communautaires. L'utilisation de l'eau pose également un problème dans nos sociétés "aquavore" parce que cette ressource est perçue comme inépuisable. Elle est alors gaspillée lorsqu'elle n'est pas polluée. Enfin, en entrant progressivement dans la logique du marché, dont le système est de plus en plus opaque, l'eau devient un objet de convoitise et d'appropriation. Ce livre propose de montrer qu'avant d'être une oeuvre de génie civil, la gestion de l'eau est surtout une construction sociale. Dimension trop souvent oubliée. En portant un regard particulier sur une commune ordinaire, au travers de son histoire et de ses mutations, il met en perspective les différentes manières dont elle a géré l'eau, son eau. L'eau s'immisce dans les conflits d'intérêts, dans les oppositions de forces, et est aussi un instrument de résistance. Sa gestion reste un objet de pouvoir sur les sujets, leurs activités et leurs imaginaires. Si partager l'eau c'est partager le pouvoir, posséder l'eau c'est aussi posséder son pouvoir.
Les phénomènes de surchauffe environnementaux et sociaux observés de nos jours semblent difficilement maîtrisables. Le monde est plus que jamais en feu. N'existe-t-il pas un certain parallélisme entre réchauffement environnemental et embrasement social ? Pour se protéger, on assiste à un retour au foyer que l'on retrouve dans des dynamiques de ségrégations territoriales. Ces comportements n'attisent-ils pas le feu ? Existe-t-il des solutions ...
Est-il possible de s'approprier l'air ? En répondant par l'affirmative à cette question, ce livre montre comment se concrétise une telle captation. Les données indiquent que l'air est malmené. Le monde reste en attente, alors que la situation est dramatique. Quelles sont alors les conséquences d'une telle inertie ? D'abord, en insistant sur sa rareté, l'air est transformé en objet marchand. Il devient objet de convoitise, pour les marchés boursiers, les industries. La phobie du mauvais air implique aussi de s'en protéger. L'air sain devient source d'accaparement commercial, à travers la publicité. Mais, il ne faut pas omettre la récupération qu'en font les doctrines identitaires. L'air, ainsi dégradé, génère des phénomènes d'appropriation qui ne présagent rien de bon pour l'avenir. Un livre au coeur de notre avenir.
Cet ouvrage traite d'un objet souvent oublié, celui des petites communes rurales isolées. Comment ces entités vivent-elles les bouleversements contemporains ? Afin d'en comprendre la dynamique, l'étude s'appuie sur des entretiens réalisés auprès de secrétaires de mairie qui ne sont pas originaires des lieux. Si, au début de leurs expériences, elles découvrent des paysages, des ambiances, des solidarités entre les habitants, assez vite, d'autres réalités s'offrent à elles. La communauté villageoise se heurte à des difficultés tant dans la vie quotidienne que dans la gestion communale. Le malaise s'installe et a des conséquences sur les relations sociales. Toutefois, afin de dépasser ces problèmes, les acteurs locaux ont recours à des pratiques particulières, comme des mises à distance, ainsi qu'à des formes de complaisance ou d'arrangements afin de conserver le pouvoir sur les lieux. Dès lors, ces communes tentent de résister, mais au prix de distorsions juridiques, morales et sociales.