La répartition inégale de l'eau entraîne des luttes de pouvoir et des conflits ouverts. A la recherche de leur indépendance hydraulique, les territoires s'engagent bien souvent dans des formes de crispations communautaires. L'utilisation de l'eau pose également un problème dans nos sociétés "aquavore" parce que cette ressource est perçue comme inépuisable. Elle est alors gaspillée lorsqu'elle n'est pas polluée. Enfin, en entrant progressivement dans la logique du marché, dont le système est de plus en plus opaque, l'eau devient un objet de convoitise et d'appropriation. Ce livre propose de montrer qu'avant d'être une oeuvre de génie civil, la gestion de l'eau est surtout une construction sociale. Dimension trop souvent oubliée. En portant un regard particulier sur une commune ordinaire, au travers de son histoire et de ses mutations, il met en perspective les différentes manières dont elle a géré l'eau, son eau. L'eau s'immisce dans les conflits d'intérêts, dans les oppositions de forces, et est aussi un instrument de résistance. Sa gestion reste un objet de pouvoir sur les sujets, leurs activités et leurs imaginaires. Si partager l'eau c'est partager le pouvoir, posséder l'eau c'est aussi posséder son pouvoir.
Nombre de pages
190
Date de parution
01/09/2005
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747586573
Titre
L'eau comme fait social. Transparence et opacité dans la gestion locale de l'eau
ISBN
274758657X
Auteur
BERGER CORINNE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20050901
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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