Dans un contexte d'organisation spatiale largement influencé par les dynamiques urbaines, les trajectoires des campagnes européennes se sont complexifiées au cours des dernières décennies. Les interférences entre les différents facteurs déterminant ces trajectoires et la complexité des mécanismes en oeuvre rendent de plus en plus nécessaire une réflexion pragmatique, privilégiant certains aspects au détriment d'autres. Les changements des systèmes politiques, les révolutions agricoles, industrielles ou tertiaires, le renforcement du système productiviste comme sa contestation, l'idéalisation des grands espaces et de la nature sont autant de processus qui s'inscrivent, avec d'autres, dans les dynamiques rurales contemporaines. Ces changements entraînent des modifications plus ou moins brutales dans des structures spatiales, elles-mêmes héritées de l'histoire. Dans cet ouvrage, les auteurs analysent une ruralité dont la polymorphie ne cesse de s'accuser.
La vie est plus importante que les films. C'est ce que Suzanne, auteure de livres pour enfants, finit par inculquer à François, cinéaste en mal d'adaptation à la vie réelle. Mais... au bout de vingt ans et grâce à une occasion qu'elle n'espérait plus ! Elle affronte alors, héroïne de son époque, un tartuffe contemporain. Fin des errances sentimentales de François, espère-t-elle : aux oubliettes le Danube blond, à la décharge la fleur de Liban. Mais pas si vite, petite, le mal a plus d'un tour dans son sac !
La reprise démographique, le déploiement des fonctions résidentielles et touristiques et les nouvelles formes de mobilité attestent une certaine dynamique des espace ruraux. Avec la crise du modèle urbain, l'image positive véhiculée par les campagnes et leur patrimoine explique en partie cette attractivité. A quels éléments de l'histoire le système des représentations des espaces ruraux renvoie-t-il ? Quelles images véhicule-t-il ? Comment s'inscrit-il dans les politiques publiques de développement territorial ...
En pleine Seconde Guerre mondiale, l'espion Richard Sorgeréussit l'impensable: sous la couverture d'un journalisteallemand, il noyaute l'ambassade du III Reich au Japon, l'alliéd'Hitler! Fait-il ou non savoir à Staline que le Japonn'attaquera pas l'URSS en Sibérie? Les Soviétiques peuvent-ils contenir un second front en Extrême-Orient, à 9 000 km deMoscou? Soixante-dix ans plus tard, une question faittoujours débat: Richard Sorge a-t-il offert la victoire auxAlliés? Aventurier de très haut vol, militant passionné,collectionneur d'aventures galantes, épicurien, cet hommed'exception mène tambour battant une vie dont chaque jourpeut devenir le dernier. Qui était cet espion qui a le plus pesésur le cours de la guerre...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...