Terrorisme et persécution religieuse en Espagne. 1936-1939
Bergamín José ; Roullière Yves
ECLAT
29,00 €
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EAN :9782841621521
En Espagne, les anarchistes brûlèrent les églises ; les catholiques ont brûlé l'Eglise." Ces paroles d'un prêtre, rapportées par José Bergamin, résument tout le drame qui est au c?ur de Terrorisme et persécution religieuse en Espagne, tout le drame espagnol tel qu'il a pu être vécu par cette Espagne du Christ et de la République, trahie par une Eglise soutenant le fascisme sous toutes ses formes. Ecrits de combat d'une rare violence, les textes publiés ici sont un témoignage sans équivalent de ce qu'a pu être la guerre civile espagnole de 1936 à 1939, entre catholicisme, communisme et anarchisme. Pièces à conviction qui n'abandonnent jamais la littérature, pamphlets toujours épris de vertige mystique, philippiques portées par l'action, les écrits de Bergamin rendent compte au jour le jour des drames d'une guerre intérieure et extérieure et nous en livrent le sens théologique : quel Christ pourra empêcher le déferlement de la barbarie en Europe si, sur une terre soumise aux forces de la mort, sa Croix est livrée au diable par son Eglise elle-même ? Publié à Mexico en 1941 en même temps que Le puits de l'angoisse, Terrorisme et persécution religieuse en Espagne est accompagné d'un abondant dossier de textes et de documents inédits sur la guerre civile espagnole rassemblés par Yves Roullière. De José Bergamin (1895-1983), on peut lire dans cette même collection : L'Espagne en son labyrinthe théâtral au XVIIe siècle (1992), L'importance du démon et autres choses sans importance (1993) et Le puits de l'angoisse (1997).
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Nombre de pages
300
Date de parution
22/11/2007
Poids
476g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841621521
Titre
Terrorisme et persécution religieuse en Espagne. 1936-1939
Auteur
Bergamín José ; Roullière Yves
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
476
Date de parution
20071122
Nombre de pages
300,00 €
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Face au danger du taureau, Don Tancredo, "roi du courage",juché sur un piédestal et vêtu de blanc de pied en cap, fait lechoix de la plus stricte immobilité. Cette farce de corrida, quifit fureur à début du XXe siècle, inspire à José Bergamin l'unde ses textes les plus comiques et philosophiques sur latorpeur élevée au rang de concept et expression d'une Espagnesclérosée, figée dans son intemporalité. Tournant et retournantDon Tancredo en bourrique, Bergamin se livre ici à unevéritable corrida de mots, au moyen de véroniques dignes d'un"grande" de la littérature espagnole. A la suite de La statue deDon Tancredo, l'essai Du tiers et du quart révèle lapersonnalité complexe et mélancolique du torero CurroCuchares.
Bergamin (1895-1983) n'eut jamais le don des larmes. Sans doute parce qu'il eut à traverser la tragédie. A moins que, par instinct, il ne se soit toujours et justement placé sur les lieux mêmes où elle allait charger. Dans la République pendant la guerre d'Espagne, en exil avec les exilés, sans papiers avec les clandestins, sans argent avec les démunis. Une pensée ou un style - chez lui c'est tout un - fit successivement fonction de patrie, d'identité et de liberté. Ainsi transforma-t-il le sentiment tragique de la vie de son maître Unamuno en pratique torera, c'est-à-dire joyeuse, ou encore valeureuse, de l'être. L'art de Birlibirloque n'est pas plus un art de vivre qu'un art de mourir, c'est l'art de l'affrontement qui suppose une conception de soi et du monde. " Florence Delay.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.