Les Farfadets. Ou Tous les démons ne sont pas de l'autre monde
Berbiguier de Terre-Neuve Alexis Vincent Charles ;
MILLON
28,60 €
Epuisé
EAN :9782905614407
Alexis Vincent Charles Berbiguier de Terre-Neuve du Thym (1775-1841) est l'homme d'un seul livre comme il est l'homme d'un seul délire. Dédié à tous les empereurs, rois, princes, souverains des quatre parties du monde, son ouvrage, les Farfadets (1821), est un récit autobiographique en forme d'apologie. Il narre dans le détail les vicissitudes d'un homme persécuté, toute sa vie, par des entités diaboliques tantôt invisibles tantôt présentes sous l'aspect d'individus très ordinaires quelquefois même prestigieux. C'est ainsi que l'illustre Pinel, le grand patron de la Salpêtrière, et dont Berbiguier était le patient, se trouve figurer en tête de la meute infernalico-farfadéenne, source inépuisable de tous les maux de l'humanité. Précisément, si Berbiguier s'adresse aux hommes de pouvoir, c'est pour les inviter à tirer profit de la connaissance qu'il a acquise du monde infernal et pour étendre à tous les peuples les bénéfices de sa propre croisade. Car Berbiguier n'est pas une victime passive. Il est le fléau des farfadets. Aux embûches et aux maléfices il répond par des incantations, des prières, des rites magiques. On assiste ainsi, tout au long du récit, à une véritable psychomachie qui restitue, sous les horizons quotidiens du Paris de la Restauration, les enjeux de l'éternelle lutte du Bien et du Mal. Aliénistes et psychiatres, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, se sont beaucoup intéressés à Berbiguier. Assurément, les annales françaises de la psychopathologie n'offrent pas d'exemple d'un ouvrage aussi longuement soutenu et d'une élaboration textuelle aussi parfaitement maîtrisée. Avec les Farfadets, on est en présence d'un monument littéraire de la paranoïa auquel on ne pourrait guère comparer que les Mémoires d'un névropathe du président Schreber. L'ouvrage de Berbiguier illustre magistralement tous les tropes et toutes les déviances logiques d'une rhétorique du délire. Berbiguier occupe une place de premier plan dans la galerie de ces Excentriques que constituent les Fous littéraires. Mais la folie du propos est ici tellement liée à la vie de chaque jour qu'on ne perd jamais de vue, par-delà son délire, l'homme qui souffre, qui vole au secours des autres persécutés et qui se jette dans l'entreprise d'écriture comme en la seule promesse de salut pour lui-même et pour l'humanité. Claude Louis-Combet.
Nombre de pages
672
Date de parution
01/07/1993
Poids
1 080g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782905614407
Titre
Les farfadets
Auteur
Berbiguier de Terre-Neuve Alexis Vincent Charles ;
Editeur
MILLON
Largeur
150
Poids
1080
Date de parution
19930701
Nombre de pages
672,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
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