Aux frontières de l'expertise. Dialogues entre savoirs et pouvoirs
Bérard Yann ; Crespin Renaud
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753511651
Après plusieurs siècles d'expérimentation des rapports entre connaissance et action, l'expertise demeure une activité aux contours flous et à la légitimité fragile. Si la période récente a vu le recours aux experts prendre une importance grandissante, elle a aussi vu leurs avis souvent mis en cause: qu'il s'agisse de la préparation de réformes (éducation, protection sociale, retraites) ou du traitement de questions marquées par une forte incertitude (OGM, bio-éthique, changement climatique, épidémies, etc.). Pour les démocraties de marché occidentales, le dilemme n'est certes pas nouveau mais demeure: ou bien fonder les décisions sur les = meilleurs experts au risque d'être publiquement accusées de confisquer les pouvoirs. ou bien accroître leur légitimité en élargissant la participation des publics et prendre le risque de l'indécision. L'affirmation contemporaine de cette - nouvelle donne = implique désormais que l'expertise compose avec une multiplicité d'acteurs et d'instruments, de territoires et d'institutions. de flux et de reflux. qui dessine une cartographie pour le moins originale du pouvoir à l'intérieur de nos sociétés. Demeure une question en suspens: comment et par où entrer dans l'expertise? Peut-on, par exemple. l'identifier à une - méthode scientifique, ou à une simple technique. sans risquer de la caricaturer, en évacuant la pluralité des situations et des activités sociales dans lesquelles celle-ci est convoquée? A partir d'une réflexion théorique collectivement approfondie et de solides enquêtes de terrain, cet ouvrage invite à mieux cerner les contours et la variété du _ devenir-expert _ de nos sociétés. En valorisant la diversité des approches et des disciplines, ce livre se veut aussi l'occasion de réfléchir à une articulation possible entre les différents types de classification qui permettent aujourd'hui de, lire l'expertise et certains des enjeux majeurs qu'elle suscite: inégale distribution des savoirs, instabilité relative des connaissances, hétérogénéité des compétences mobilisées, place et rôle des équipements matériels et cognitifs, des affects et du corps. de l'incertitude ou encore des différentes temporalités de l'action. Enfin, le lecteur soucieux de toutes ces questions pourra aisément trouver à l'intérieur de cet ouvrage et dans les références qu'il propose un bilan d'étape argumenté et actualisé des recherches en cours consacrées par les sciences humaines et sociales au thème de l'expertise.
Nombre de pages
277
Date de parution
30/09/2010
Poids
401g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511651
Titre
Aux frontières de l'expertise. Dialogues entre savoirs et pouvoirs
Auteur
Bérard Yann ; Crespin Renaud
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
401
Date de parution
20100930
Nombre de pages
277,00 €
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De Gaulle, un penseur politique dont les lumières pourraient encore nous être utiles ? De Gaulle, un auteur dont l'écriture pourrait être comprise comme une forme particulière d'action politique ? Encore faut-il pouvoir le saisir dans le contexte actuel, se rendre capable de percevoir les divers liens qui rendraient sa pensée applicable à la vie aujourd'hui. Stéphane Bérard, à la faveur de cette sorte de consécration que constitue la programmation au bac des Mémoires de guerre, a décidé de s'emparer du texte et d'effectuer les opérations de rafraîchissement nécessaires pour " faire accéder les mémoires de Charles de Gaulle à la littérature ".
Au coeur du Forez, le Lignon, tantôt paresseux, tantôt capricieux, déroule ses méandres, entraînant dans ses eaux le fantôme de Céladon qu'Honoré d'Urfé y jeta. Mais aujourd'hui, c'est un personnage de chair et de sang que l'on retrouve, noyé, sur les rives de la rivière. Romantique suicide ou meurtre machiavélique ? Même si le roman pastoral d'Honoré d'Urfé, ses bergers et ses druides sont souvent en filigrane, Garance et ses amis sont plongés dans la noirceur d'une intrigue où se bousculent des thèmes très actuels : adolescence, aléas des sentiments, deuil, manipulation des esprits et résilience.
Voici enfin une métaphysique accessible à tous. Après nous l'avoir montrée, à travers les traditions bouddhique, chrétienne, hindoue, islamique, judaïque et taoïste (cf. "Introduction à une métaphysique des mystères chrétiens", L'Harmattan, 2005), puis démontrée, en la positionnant dans 3000 ans de l'histoire de la pensée (cf. "Jean Borella, la Révolution métaphysique, après Galilée, Kant, Marx, Freud, Derrida", L'Harmattan, 2006), l'auteur profite de trois songes, d'enfant et d'adulte, pour partager avec tous leurs interprétations symbolique et métaphysique. Ces trois songes permettront notamment de découvrir comment le symbolisme de la Croix et du Centre, quel que soit le mode d'appréhension du monde (physique, psychologique, cosmologique), nous appelle à un au-delà de l'être, selon une séquence que l'auteur a baptisée "la Guérison en deux temps". Tirant profit de ses études antérieures, en particulier de celle de l'oeuvre de Jean Borella, l'auteur tente, en troisième partie, de répondre à la question d'Heidegger: "Qu'est-ce que la méta-physique?" Biographie de l'auteur Bruno Bérard (1958) se consacre à l'étude de la métaphysique depuis une vingtaine d'années et prépare actuellement une thèse de doctorat à l'École Pratique des Hautes Études. Auteur de plusieurs livres de philosophie et d'articles - notamment sur l'histoire de technologies industrielles il est aussi cadre dirigeant dans l'industrie aéronautique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.