
Prisons, quel avenir ?
En 1975, en France, 26 000 personnes étaient incarcérées. Au 1er décembre 2015, on en comptait 66 800, plus près de 10 000 personnes placées sous bracelet électronique. La prison a-t-elle, entre temps, fait la preuve de son efficacité ? Les témoignages, les enquêtes sociologiques, les rapports officiels et les statistiques sur la récidive publiées depuis des décennies montrent plutôt l'inverse. Malgré les tentatives de réformes, la violence, la perte d'intimité, l'ennui et l'absence de sens des temps d'incarcération se perpétuent. Que valent ces réformes lorsque la population enfermée augmente et lorsqu'elle fait l'objet de mesure de sécurité renforcées ? Comment comprendre cette situation ? Quelles transformations sont possibles ? Appuyés sur des travaux récents, le livre fait le point sur la situation en France, la compare à la situation d'autres pays, en particulier le Canada et les Etats- Unis. Il discute les effets contrastés des réformes menées ces dernières années et formule des propositions et pistes de réflexion pour des transformations du système pénal et pénitentiaire.
| Nombre de pages | 108 |
|---|---|
| Date de parution | 25/05/2016 |
| Poids | 118g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782130731344 |
|---|---|
| Titre | Prisons, quel avenir ? |
| Auteur | Bérard Jean ; Delarue Jean-Marie |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 125 |
| Poids | 118 |
| Date de parution | 20160525 |
| Nombre de pages | 108,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La justice en procès / Les mouvements de contestation face au système pénal (1968-1983)
Bérard JeanA partir de Mai 68 et au cours des années 1970, des mouvements militants (d'extrême-gauche, de prisonniers, de féministes, d'homosexuels, d'immigrés, etc.) font émerger une nouvelle pratique critique du droit et des institutions pénales. Les quinze années qui suivent sont marquées par une politisation des questions pénales et par un éclatement des positions militantes en la matière : faut-il envoyer les patrons en prison ? Lutter contre la répression ou saisir les tribunaux des dommages que l'on subit ? Plaider contre la loi pénale ou pour son application ? Veut-on demander un renforcement des sanctions contre les agressions racistes, sexistes, sexuelles, homophobes, etc., comme signe de reconnaissance de la gravité des préjudices ? Jean Bérard propose une histoire inédite des relations entre les mouvements contestataires et la justice, et apporte un éclairage sur leur importante contribution à l'évolution de la justice et du système pénal contemporains.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER32,00 € -

80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire
Bérard Jean ; Chantraine Gilles80 000 détenus en 2017, contre 63 800 en juin 2008 et 49 300 en juin 2001, c'est le pronostic fait en 2007 par l'administration pénitentiaire pour cerner les enjeux d'une réforme qu'elle voyait se rapprocher. 80 000 détenus en 2017, c'est-à-dire une surpopulation maintenue, une promiscuité permanente dans les maisons d'arrêt, des peines qui s'allongent, une violence qui s'accroît, le nombre de personnes souffrant de troubles psychiatriques qui augmente, des conditions de travail qui se dégradent pour le personnel pénitentiaire, un investissement financier concentré sur la construction de prisons nouvelles. Et pourtant, nous dit-on, la prison se réforme, la prison va garantir les droits des personnes qu'elle enferme, la prison va préparer la réinsertion. Quel sens peuvent avoir ces affirmations? Ce livre tente de répondre à cette question. Il démonte ainsi l'imposture d'un discours gouvernemental qui prétend concilier l'inconciliable: la protection de la dignité en détention et l'inflation sécuritaire des politiques pénale et pénitentiaire; la mise en place de regards extérieurs sur la prison et le maintien du pouvoir discrétionnaire de l'administration pénitentiaire; la reconnaissance des droits fondamentaux des personnes détenues et la multiplication des régimes de détention distincts. En un mot, le discours de la réforme pénitentiaire et la dérive des prisons. Biographie de l'auteur Jean Bérard, historien, enseigne à l'université Paris 8-Saint-Denis où il prépare une thèse d'histoire contemporaine. Il a participé à la rédaction du Rapport sur les conditions de détention, Paris, OIPILa Découverte, 2005. Gilles Chantraine, sociologue, est chargé de recherche au CNRS-CLERSE. Il est notamment l'auteur de Par-delà les murs. Expériences et trajectoires individuelles en maison d'arrêt (Paris, PUF-Le Monde, 2004), et a coordonné en 2006, avec Philippe Mary, le numéro spécial "Prisons et mutations pénales" de la revue Déviance et Société. Il est membre du comité de rédaction de la revue Vacarme.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER5,00 € -

De l'éducation à l'insertion : dix résultats du Fonds d?expérimentation pour la jeunesse
Bérard Jean ; Valdenaire MathieuEn France, 140 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme ni formation, réduisant ainsi leur chance de trouver un premier emploi. Les pouvoirs publics ont fait de la lutte contre ce décrochage scolaire une priorité. Des expérimentations sont proposées qui doivent permettre de "raccrocher" ces élèves et de les accompagner dans leur insertion professionnelle. Cette étude présente certains de ces dispositifs innovants, qui ont vocation à être généralisés quand leur efficacité est démontrée.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Equicoaching. L'intelligence émotionnelle au coeur de l'entreprise
Bérard Jean-Paul ; Camus Arnaud ; Flichy LaurenceRésumé : Être confronté quelques minutes à un cheval en liberté peut se changer en une expérience surprenante. Le cheval devient un formidable miroir de nos émotions en agissant comme un révélateur de notre manière d'être avec les autres. L'équicoaching part de ce constat pour mettre en avant notre intelligence émotionnelle et travailler sur la gestion du stress, l'affirmation de soi, le respect des autres.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,80 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

Socialter. Hors-série N° 20, printemps 2026 : Résister aux nouveaux fascismes. Avec Salomé Saqué
SOCIALTER/SAQUEFace aux guerres culturelles de l'extrême droite, à la séduction de ses rengaines identitaires, à l'influence croissante dont elle jouit dans les milieux d'affaires, l'angoisse étreint toutes celles et ceux qui, comme nous, sont attachés aux idéaux écologistes, égalitaires ou simplement démocratiques. Pour amplifier la riposte contre la tentation réactionnaire, la rédaction de Socialter a proposé à Salomé Saqué, journaliste à Blast et autrice de Résister (Payot, plus de 400. 000 exemplaires vendus) de participer à ce numéro. Avec sa contribution, nous avons conçu un "manuel de résistance populaire" pour sortir de la sidération et de l'impuissance. Un numéro de 148 pages pour documenter et analyser l'offensive des droites extrêmes, mais surtout explorer des stratégies et des pistes d'action efficaces. Avec l'objectif de faire reculer partout les affects haineux et les pulsions autoritaires : dans les esprits, dans les urnes, dans les rues. Avec : Salomé Saqué, Edwy Plenel, Ugo Palheta, Fatima Ouassak, Marlène Benquet, Lumir Lapray, Mark Bray...EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 €
