80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire
Bérard Jean ; Chantraine Gilles
AMSTERDAM
5,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782354800291
80 000 détenus en 2017, contre 63 800 en juin 2008 et 49 300 en juin 2001, c'est le pronostic fait en 2007 par l'administration pénitentiaire pour cerner les enjeux d'une réforme qu'elle voyait se rapprocher. 80 000 détenus en 2017, c'est-à-dire une surpopulation maintenue, une promiscuité permanente dans les maisons d'arrêt, des peines qui s'allongent, une violence qui s'accroît, le nombre de personnes souffrant de troubles psychiatriques qui augmente, des conditions de travail qui se dégradent pour le personnel pénitentiaire, un investissement financier concentré sur la construction de prisons nouvelles. Et pourtant, nous dit-on, la prison se réforme, la prison va garantir les droits des personnes qu'elle enferme, la prison va préparer la réinsertion. Quel sens peuvent avoir ces affirmations? Ce livre tente de répondre à cette question. Il démonte ainsi l'imposture d'un discours gouvernemental qui prétend concilier l'inconciliable: la protection de la dignité en détention et l'inflation sécuritaire des politiques pénale et pénitentiaire; la mise en place de regards extérieurs sur la prison et le maintien du pouvoir discrétionnaire de l'administration pénitentiaire; la reconnaissance des droits fondamentaux des personnes détenues et la multiplication des régimes de détention distincts. En un mot, le discours de la réforme pénitentiaire et la dérive des prisons. Biographie de l'auteur Jean Bérard, historien, enseigne à l'université Paris 8-Saint-Denis où il prépare une thèse d'histoire contemporaine. Il a participé à la rédaction du Rapport sur les conditions de détention, Paris, OIPILa Découverte, 2005. Gilles Chantraine, sociologue, est chargé de recherche au CNRS-CLERSE. Il est notamment l'auteur de Par-delà les murs. Expériences et trajectoires individuelles en maison d'arrêt (Paris, PUF-Le Monde, 2004), et a coordonné en 2006, avec Philippe Mary, le numéro spécial "Prisons et mutations pénales" de la revue Déviance et Société. Il est membre du comité de rédaction de la revue Vacarme.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
171
Date de parution
04/09/2008
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782354800291
Titre
80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire
Auteur
Bérard Jean ; Chantraine Gilles
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20080904
Nombre de pages
171,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
A partir de Mai 68 et au cours des années 1970, des mouvements militants (d'extrême-gauche, de prisonniers, de féministes, d'homosexuels, d'immigrés, etc.) font émerger une nouvelle pratique critique du droit et des institutions pénales. Les quinze années qui suivent sont marquées par une politisation des questions pénales et par un éclatement des positions militantes en la matière : faut-il envoyer les patrons en prison ? Lutter contre la répression ou saisir les tribunaux des dommages que l'on subit ? Plaider contre la loi pénale ou pour son application ? Veut-on demander un renforcement des sanctions contre les agressions racistes, sexistes, sexuelles, homophobes, etc., comme signe de reconnaissance de la gravité des préjudices ? Jean Bérard propose une histoire inédite des relations entre les mouvements contestataires et la justice, et apporte un éclairage sur leur importante contribution à l'évolution de la justice et du système pénal contemporains.
En France, 140 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme ni formation, réduisant ainsi leur chance de trouver un premier emploi. Les pouvoirs publics ont fait de la lutte contre ce décrochage scolaire une priorité. Des expérimentations sont proposées qui doivent permettre de "raccrocher" ces élèves et de les accompagner dans leur insertion professionnelle. Cette étude présente certains de ces dispositifs innovants, qui ont vocation à être généralisés quand leur efficacité est démontrée.
Résumé : En 1975, en France, 26 000 personnes étaient incarcérées. Au 1er décembre 2015, on en comptait 66 800, plus près de 10 000 personnes placées sous bracelet électronique. La prison a-t-elle, entre temps, fait la preuve de son efficacité ? Les témoignages, les enquêtes sociologiques, les rapports officiels et les statistiques sur la récidive publiées depuis des décennies montrent plutôt l'inverse. Malgré les tentatives de réformes, la violence, la perte d'intimité, l'ennui et l'absence de sens des temps d'incarcération se perpétuent. Que valent ces réformes lorsque la population enfermée augmente et lorsqu'elle fait l'objet de mesure de sécurité renforcées ? Comment comprendre cette situation ? Quelles transformations sont possibles ? Appuyés sur des travaux récents, le livre fait le point sur la situation en France, la compare à la situation d'autres pays, en particulier le Canada et les Etats- Unis. Il discute les effets contrastés des réformes menées ces dernières années et formule des propositions et pistes de réflexion pour des transformations du système pénal et pénitentiaire.
Résumé : Être confronté quelques minutes à un cheval en liberté peut se changer en une expérience surprenante. Le cheval devient un formidable miroir de nos émotions en agissant comme un révélateur de notre manière d'être avec les autres. L'équicoaching part de ce constat pour mettre en avant notre intelligence émotionnelle et travailler sur la gestion du stress, l'affirmation de soi, le respect des autres.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.