Comme toutes les capitales provinciales, Lyon disposait d'une garnison militaire, chargée d'assurer le maintien de l'ordre public, la protection du gouverneur et des divers services installés dans la ville, mais aussi le soutien de leurs administrations, dans lesquelles étaient détachés de nombreux soldats. Son originalité est qu'à partir d'une date qu'on essaie de préciser, cette garnison était composée d'une cohorte urbaine, particularité qu'on ne retrouve, en dehors de Rome et de l'Italie, qu'à Carthage. Après la victoire de Septime Sévère, à laquelle elle ne semble pas avoir survécu, la cohorte urbaine fut remplacée par des soldats détachés des légions de Germanie, qui se sont souvent installés ensuite comme vétérans dans la ville et y ont laissé une riche série d'inscriptions. Réunies à la fin du livre dans un catalogue épigraphique, ces épitaphes permettent d'étudier la composition de la garnison, les procédures de détachement et la structure hiérarchique des unités, mais aussi, grâce à l'étude onomastique de la IIe Partie, le recrutement et le milieu familial des soldats. Enfin une partie spécifique est consacrée aux officia du gouverneur provincial et du procurateur de Lyonnaise et d'Aquitaine, qui, avec une douzaine d'inscriptions chacun et quelques grades rares, sont parmi les mieux connus de l'empire romain et peuvent être fructueusement comparés avec des dossiers analogues. Ainsi peut-on espérer, à partir du cas particulier que constitue la garnison de Lyon, comprendre un peu mieux le fonctionnement de l'ensemble de l'armée romaine.
Nombre de pages
620
Date de parution
13/03/2016
Poids
1 034g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728310852
Titre
L'armée romaine à Lyon
Auteur
Bérard François
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
1034
Date de parution
20160313
Nombre de pages
620,00 €
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Bérard François ; Feissel Denis ; Petitmengin Pier
L'épigraphie fait peur, Historiens, linguistes, archéologues en connaissent l'intérêt; ils ont peine à s'y retrouver. Les pierres inscrites jouaient en effet, dans la cité antique, un rôle infiniment plus grand et plus divers que de nos jours, et c'est par milliers qu'on a conservé des inscriptions grecques et latines - dont le nombre s'accroît chaque année grâce à de nouvelles découvertes. Où trouver les inscriptions sorties du sol italien: depuis la parution -du Corpus inscriptionum latinarum? L'édition la plus autorisée de la pierre de Rosette ou de l'édit de Dioclétien Les répertoires prosopographiques qui permettront d'engager une première, étude sociale? C'est pour faciliter la réponse à de telles questions qu'un groupe de chercheurs avait en 1986 proposé une première édition de cette bibliographie sélective, dévoilant au profane les principales clefs de la science épigraphique, et le conduisant du monde gréco-romain - aux peuples "barbares" qui entouraient la Méditerranée. Cette troisième édition, entièrement refondue, compte quelque 2600 notices,. et fait également apparaître les ressources informatiques utiles aux épigraphistes, CD-Roms et sites Internet.
Bérard François ; Feissel Denis ; Petitmengin Pier
L'épigraphie fait peur. Historiens, linguistes, archéologues en connaissent l'intérêt: ils ont quelquefois peine à s'y retrouver. Les pierres inscrites jouaient en effet, dans la cité antique, un rôle infiniment plus grand et plus divers que de nos jours, et c'est par milliers qu'on a conservé des inscriptions grecques et latines - dont le nombre s'accroît chaque année grâce à de nouvelles découvertes. Où trouver les inscriptions sorties du sol italien depuis la parution du Corpus Inscriptionum Latinarum? L'édition la plus autorisée de la pierre de Rosette ou de l'édit de Dioclétien? Les répertoires prosopographiques qui permettront d'engager une première étude d'histoire sociale? Pour aider à répondre à de telles questions, un groupe de chercheurs liés à l'ENS a réuni cette bibliographie sélective, dévoilant au profane les principales clefs de la science épigraphique, et le conduisant du monde gréco-romain aux autres peuples du pourtour méditerranéen et de sa périphérie plus lointaine. Cette quatrième édition, entièrement refondue, compte quelque 3 000 notices, dont plus du quart signale des publications parues depuis l'édition précédente.
De Gaulle, un penseur politique dont les lumières pourraient encore nous être utiles ? De Gaulle, un auteur dont l'écriture pourrait être comprise comme une forme particulière d'action politique ? Encore faut-il pouvoir le saisir dans le contexte actuel, se rendre capable de percevoir les divers liens qui rendraient sa pensée applicable à la vie aujourd'hui. Stéphane Bérard, à la faveur de cette sorte de consécration que constitue la programmation au bac des Mémoires de guerre, a décidé de s'emparer du texte et d'effectuer les opérations de rafraîchissement nécessaires pour " faire accéder les mémoires de Charles de Gaulle à la littérature ".
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
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