Le siècle britannique. Variations sur une suprématie globale au XIXe siècle
Bensimon Fabrice ; Enders Armelle
SUP
22,00 €
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EAN :9782840508304
Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne dispose d'une puissance et d'un rayonnement tels que peu d'endroits de la planète ont échappé à son influence, formelle ou informelle, ou n'ont pas interagi avec elle dans un domaine ou un autre. Il est donc nécessaire d'éclairer quelques aspects, non seulement de la suprématie britannique, mais également des attentes et des résistances que provoque celle-ci, au-delà des frontières politiques de l'Empire. Les études de cas rassemblées dans ce livre, issu de la collaboration entre spécialistes d'histoire et de civilisation britanniques ainsi que de spécialistes d'autres aires culturelles (Moyen-Orient, Amérique latine, Inde...), portent aussi sur le fonctionnement et les dynamiques du monde britannique et de ses extensions: les ambiguïtés qui entourent l'abolition de l'esclavage et la mémoire de celle-ci (Catherine Hall), le débat historiographique autour de l'imprégnation impériale de la société britannique (Fabrice Bensimon), l'impérialisme d'avant le libre-échange, les avatars de "l'Empire informel" au Portugal et au Brésil (Annelle Enders), ou en Asie du Sud-Est (Jean-François Klein), les tensions entre niveau impérial et niveau colonial (John MacKenzie sur les musées coloniaux, Vanessa Caru sur le logement à Bombay), la fabrication d'une colonie au Soudan (Anne-Claire de Gayffier-Bonneville), la cartographie impériale (Daniel Foliard, Isabelle Avila), le rôle des Britanniques dans les indépendances hispano-américaines (Geneviève Verdo) ou encore l'appropriation du self help par des intellectuels arabes réformistes (Anne-Laure Dupont).
Nombre de pages
368
Date de parution
07/05/2012
Poids
566g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508304
Titre
SIECLE BRITANNIQUE
Auteur
Bensimon Fabrice ; Enders Armelle
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
566
Date de parution
20120507
Nombre de pages
368,00 €
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Le Royaume-Uni resta-t-il impassible face aux bouleversements politiques et sociaux provoqués par la révolution française de 1848 ? Il s'en faut de beaucoup. D'emblée, les Britanniques manifestèrent un vaste et intense intérêt pour les événements qui survenaient en France ; ils y réagirent, ils en débattirent, il y répondirent. Articles de presse, brochures, discours, sermons, lettres, journaux privés, œuvres littéraires, caricatures politiques - dont le présent ouvrage offre un large échantillon - tous ces documents attestent la diversité autant que la vivacité de leurs réactions. Les chartistes, les nationalistes irlandais et certains radicaux anglais s'enthousiasmèrent pour les journées de Février et pour la seconde République. Le " droit au travail ", les ateliers nationaux, les théories socialistes, les journées de Juin préoccupèrent les Britanniques, car ils renvoyaient aux inégalités et aux luttes sociales que connaissait le royaume. Pour les plus conservateurs, en revanche, l'importation d'une révolution française était un spectre redoutable et redouté, et ceux-ci firent contre ce danger un large usage des stéréotypes nationaux. Si le Royaume-Uni ne connut pas de révolution en 1848, la contestation, cependant, toucha largement le pays : les chartistes se mobilisèrent à nouveau, et les militants de la Jeune Irlande cherchèrent à obtenir l'abrogation de l'Union avec la Grande-Bretagne. Le pouvoir parvint à contenir et à réprimer ces tentatives. Au miroir de la révolution française apparaissent ainsi les craintes, les espérances et les valeurs des Britanniques de 1848.
Au XIXe siècle, des milliers de Britanniques émigrent vers le continent. Parmi eux, des artisans viennent travailler quelque temps, forts de savoir-faire acquis outre-Manche, au coeur de l'industrialisation. Alors que les circulations se multiplient, mécaniciens, ouvrières du lin et du jute, dentelliers, cheminots, terrassiers ou travailleurs du fer utilisent leurs compétences en Europe. Au moins trois d'entre eux, venus à Paris par ces sentiers de l'ouvrier, ont laissé des mémoires : John Colin, apprêteur de cuir écossais et "ivrogne réformé" ; Charles Manby Smith, typographe érudit, qui compose à Paris des livres en anglais ; William Duthie, orfèvre itinérant. Ils sont employés dans cette "fabrique collective" parisienne, capitale de l'échoppe et de l'atelier, destination de centaines de milliers de migrants provinciaux et étrangers. Ces trois témoins décrivent leur travail, leur logement et leurs sociabilités. Ils sont parfois les témoins de la grande histoire, à l'instar de Smith, observateur apeuré de la révolution de Juillet 1830. Ils repartent et finissent par raconter leur vie, selon un usage alors répandu dans les classes populaires britanniques. Leurs témoignages sur le Paris ouvrier sont rassemblés ici, pour la première fois en français.
Résumé : Entre 1846 et 1851, l'Irlande subit une crise de subsistance démesurée qui tua au moins un million de personnes et provoqua l'émigration de plus d'un million d'habitants vers la Grande-Bretagne et, surtout, l'Amérique du Nord. Ce livre propose une synthèse de ce tournant de l'histoire de l'Irlande, qui commence par une catastrophe écologique, les ravages du mildiou sur la récolte de pommes de terre, que les réponses inadaptées des autorités britanniques ont transformée en une famine sans égale dans l'Europe du XIXe siècle. Il aborde notamment les grands enjeux interprétatifs, la situation de l'Irlande avant l'arrivée du mildiou, les grandes phases de la famine, les réponses des principaux acteurs, l'administration de l'aide, les réceptions contemporaines de l'événement, les conséquences pour la population - à court et plus long terme - ainsi que la mémoire de la catastrophe.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.