Les Britanniques face à la révolution française de 1848
Bensimon Fabrice
L'HARMATTAN
43,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782738497871
Le Royaume-Uni resta-t-il impassible face aux bouleversements politiques et sociaux provoqués par la révolution française de 1848 ? Il s'en faut de beaucoup. D'emblée, les Britanniques manifestèrent un vaste et intense intérêt pour les événements qui survenaient en France ; ils y réagirent, ils en débattirent, il y répondirent. Articles de presse, brochures, discours, sermons, lettres, journaux privés, œuvres littéraires, caricatures politiques - dont le présent ouvrage offre un large échantillon - tous ces documents attestent la diversité autant que la vivacité de leurs réactions. Les chartistes, les nationalistes irlandais et certains radicaux anglais s'enthousiasmèrent pour les journées de Février et pour la seconde République. Le " droit au travail ", les ateliers nationaux, les théories socialistes, les journées de Juin préoccupèrent les Britanniques, car ils renvoyaient aux inégalités et aux luttes sociales que connaissait le royaume. Pour les plus conservateurs, en revanche, l'importation d'une révolution française était un spectre redoutable et redouté, et ceux-ci firent contre ce danger un large usage des stéréotypes nationaux. Si le Royaume-Uni ne connut pas de révolution en 1848, la contestation, cependant, toucha largement le pays : les chartistes se mobilisèrent à nouveau, et les militants de la Jeune Irlande cherchèrent à obtenir l'abrogation de l'Union avec la Grande-Bretagne. Le pouvoir parvint à contenir et à réprimer ces tentatives. Au miroir de la révolution française apparaissent ainsi les craintes, les espérances et les valeurs des Britanniques de 1848.
Nombre de pages
451
Date de parution
15/11/2000
Poids
804g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738497871
Titre
Les Britanniques face à la révolution française de 1848
ISBN
273849787X
Auteur
Bensimon Fabrice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
804
Date de parution
20001115
Nombre de pages
451,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au XIXe siècle, des milliers de Britanniques émigrent vers le continent. Parmi eux, des artisans viennent travailler quelque temps, forts de savoir-faire acquis outre-Manche, au coeur de l'industrialisation. Alors que les circulations se multiplient, mécaniciens, ouvrières du lin et du jute, dentelliers, cheminots, terrassiers ou travailleurs du fer utilisent leurs compétences en Europe. Au moins trois d'entre eux, venus à Paris par ces sentiers de l'ouvrier, ont laissé des mémoires : John Colin, apprêteur de cuir écossais et "ivrogne réformé" ; Charles Manby Smith, typographe érudit, qui compose à Paris des livres en anglais ; William Duthie, orfèvre itinérant. Ils sont employés dans cette "fabrique collective" parisienne, capitale de l'échoppe et de l'atelier, destination de centaines de milliers de migrants provinciaux et étrangers. Ces trois témoins décrivent leur travail, leur logement et leurs sociabilités. Ils sont parfois les témoins de la grande histoire, à l'instar de Smith, observateur apeuré de la révolution de Juillet 1830. Ils repartent et finissent par raconter leur vie, selon un usage alors répandu dans les classes populaires britanniques. Leurs témoignages sur le Paris ouvrier sont rassemblés ici, pour la première fois en français.
Résumé : Entre 1846 et 1851, l'Irlande subit une crise de subsistance démesurée qui tua au moins un million de personnes et provoqua l'émigration de plus d'un million d'habitants vers la Grande-Bretagne et, surtout, l'Amérique du Nord. Ce livre propose une synthèse de ce tournant de l'histoire de l'Irlande, qui commence par une catastrophe écologique, les ravages du mildiou sur la récolte de pommes de terre, que les réponses inadaptées des autorités britanniques ont transformée en une famine sans égale dans l'Europe du XIXe siècle. Il aborde notamment les grands enjeux interprétatifs, la situation de l'Irlande avant l'arrivée du mildiou, les grandes phases de la famine, les réponses des principaux acteurs, l'administration de l'aide, les réceptions contemporaines de l'événement, les conséquences pour la population - à court et plus long terme - ainsi que la mémoire de la catastrophe.
Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne dispose d'une puissance et d'un rayonnement tels que peu d'endroits de la planète ont échappé à son influence, formelle ou informelle, ou n'ont pas interagi avec elle dans un domaine ou un autre. Il est donc nécessaire d'éclairer quelques aspects, non seulement de la suprématie britannique, mais également des attentes et des résistances que provoque celle-ci, au-delà des frontières politiques de l'Empire. Les études de cas rassemblées dans ce livre, issu de la collaboration entre spécialistes d'histoire et de civilisation britanniques ainsi que de spécialistes d'autres aires culturelles (Moyen-Orient, Amérique latine, Inde...), portent aussi sur le fonctionnement et les dynamiques du monde britannique et de ses extensions: les ambiguïtés qui entourent l'abolition de l'esclavage et la mémoire de celle-ci (Catherine Hall), le débat historiographique autour de l'imprégnation impériale de la société britannique (Fabrice Bensimon), l'impérialisme d'avant le libre-échange, les avatars de "l'Empire informel" au Portugal et au Brésil (Annelle Enders), ou en Asie du Sud-Est (Jean-François Klein), les tensions entre niveau impérial et niveau colonial (John MacKenzie sur les musées coloniaux, Vanessa Caru sur le logement à Bombay), la fabrication d'une colonie au Soudan (Anne-Claire de Gayffier-Bonneville), la cartographie impériale (Daniel Foliard, Isabelle Avila), le rôle des Britanniques dans les indépendances hispano-américaines (Geneviève Verdo) ou encore l'appropriation du self help par des intellectuels arabes réformistes (Anne-Laure Dupont).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.