Extrait de l'introductionLe monde commence à parler des réseaux sociaux, à les décortiquer. Au lendemain des manifestations du 20 février 2011 (connu sous #Feb20 sur Twitter), l'un des événements politiques majeurs du Maroc du troisième millénaire, une mère de famille me confiait: «Nous avons cru bien faire en laissant nos enfants passer du temps sur Facebook. Nous croyions qu'ils s'amusaient, et ils nous foutaient la paix pendant un moment. Nous nous sommes rendu compte qu'il ne s'agissait pas d'un jeu, ils préparaient des révolutions!» Les propos de cette mère de famille, peu connaisseuse des réseaux sociaux, et encore moins des mouvements sociaux, n'étaient pas si loin de la réalité.Depuis les événements iraniens en 2009, après l'élection, le monde a réalisé que Twitter, YouTube, Facebook avaient joué un grand rôle dans la mobilisation. Parlant de Twitter, «le Département d'État des États-Unis a demandé à l'entreprise de reporter une mise à niveau du réseau qui aurait brièvement déconnecté le service. Twitter a retardé la modernisation du réseau parce que les événements en Iran ont été directement liés à l'importance croissante de Twitter comme moyen important de communication et d'information». Serge Michel et Paolo Woods rapportaient dans leur ouvrage Marche sur mes yeux comment les jeunes communiquaient sur Twitter et Facebook, et de quelle façon les mobilisés se donnaient «rendez-vous trente minutes après coupure des réseaux de téléphonie sur une place centrale de protestation».La puissance et l'envergure que commencent à prendre (ou que l'on commence à sentir) les réseaux sociaux au Maroc et ailleurs dans le monde arabe ne se résument pas au domaine politique (même si l'éclat spectaculaire des mouvements sociaux et révoltes dans la région arabe en 2011 ont laissé croire que ce fut la seule influence), mais le dépassent pour façonner nos modes de vie sur les plans économique, social et culturel. Les grandes entreprises maghrébines ont désormais presque toutes un community manager: un Monsieur Réseaux-sociaux. L'infrastructure a beaucoup évolué dans la région, mais les investissements suivent-ils? A-t-on assez d'offres et de contenus Web au Maroc et dans la région? Le-économie est-elle un vrai vecteur de développement dans nos pays ou un simple mirage? Cette activité portera-t-elle de la valeur ajoutée, de l'emploi dans la région ou s'agit-il d'un simple effet d'annonce et de promesses, comme tant d'autres non tenues? Nous essaierons, avec l'avis des experts, d'analyser ces volets de l'économie dite virtuelle.Sur le plan social, Jeff Arvis se demandait avec pertinence si «la culture Internet finirait par détrôner les cultures locales». Ce qui est sûr, c'est que l'exhibitionnisme des réseaux sociaux a changé et bouleversé nos vies. Avec les réseaux sociaux, nous sommes devenus «contraints» de nous dévoiler davantage. Le domaine privé devient, parfois, public. Les limites sont fragiles. Au même moment, les tabous les plus ancrés dans la vie réelle sautent rapidement. Sur le Web, nos jeunes Arabo-musulmans parlent de sexe, de religion, de rois, d'émirs et de présidents avec aisance. Cela aurait été inconcevable il y a dix ans.
Nombre de pages
283
Date de parution
31/10/2012
Poids
322g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782841866687
Titre
Réseaux sociaux et révolutions arabes ?
Auteur
Bensalah Mounir ; Bouayach Amina
Editeur
MICHALON
Largeur
132
Poids
322
Date de parution
20121031
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Elles sont quatre soeurs, âgées de 11 à 18 ans. Antonia, l'aînée, découvre qu'elle est enceinte. Marieke, elle, découvre le plaisir, le flirt... et le beau Basile. Jolène, est un cas à part. Son rêve : avoir enfin ses premières règles, celles qui la feront devenir femme ! Judy, la benjamine, découvre le collège, où, comme à la maison, elle cherche sa place... Entêtées et émouvantes, ces quatre soeurs vous feront voir la vie couleur Diabolo Fraise !
S'écartant des sentiers battus en matière de troubles du langage, le présent ouvrage décrit les manifestations de bégayages en termes purement linguistiques, c'est-à-dire sans prétendre rendre compte d'opérations mentales ou psychiques sous-jacentes. La comparaison avec les bégayages produits par des non-bègues montre que la plupart des traits tenus pour spécifiques de la parole bègue s'observent dans tout propos en cours d'élaboration. Les deux élocutions, bègue et non-bègue, se distinguent cependant par les modalités prosodiques, la pathologie semblant fortement liée à une perturbation du comportement métadiscursif.
Cet ouvrage, exhaustif, mais qui ne verse jamais dans l'aridité, livre non seulement d'un universitaire mais aussi d'un praticien des finances publiques et d'un homme d'Etat, restera une référence pour tous ceux que passionne l'édification d'un Etat moderne au Maroc. Alain Juppé, ancien Premier ministre (France)
Le Pr Anas Bensalah Zemrani a su simplifier avec maîtrise la présentation de notre système fiscal en fonction des étapes de la vie de l'entreprise. J'ai pu compter sur le militantisme du Pr Anas Bensalah Zemrani quand j'ai inauguré la nouvelle politique axée sur la simplification et l'harmonisation du système fiscal et sur la baisse des impôts. Notre collaboration a été fructueuse et m'a donné l'occasion d'apprécier les compétences, les prises de position et le sérieux de l'auteur.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Du Mutterrecht, l'oeuvre majeure de Bachofen, Walter Benjamin écrivait qu'il s'agissait d'une "prophétie scientifique". De prime abord, il s'agit là d'une étrange définition pour un ouvrage qui, loin de se tourner vers l'avenir ou d'en délinéer les formes, explore les confins du passé pour esquisser, par le biais de l'étude des mythes, le contour de l'origine de nos sociétés. La pensée de Bachofen est prophétique car révolutionnaire, et par là même porteuse de fruits pour l'avenir. Il a en effet avancé une thèse bouleversante : les premières sociétés humaines auraient été régies par un droit maternel, l'organisation patriarcale n'étant qu'une forme plus avancée, certes, mais plus tardive de l'évolution spirituelle et sociale de l'humanité. Sa pensée permet de ainsi de réfléchir à la prégnance de l'opposition masculin/ féminin, maternel/ paternel dans les fondements mêmes de nos sociétés, mais aussi de considérer l'importance que la notion d'origine, et la représentation, pour erronée qu'elle soit, qui en est faite, revêt pour la construction et le maintien de la société et de ses structures. C'est bien là une réflexion avec laquelle, aux dires de Bachofen lui-même, "on n'est pas près d'en finir".
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
Le malaise de Stendhal (1783-1842) face à l'autorité est une dimension essentielle de son oeuvre. Rétif à la subir, il se sent également inapte à l'exercer. Son oeuvre constitue une vaste insurrection imaginaire contre l'ordre établi, assise sur les moyens du burlesque, de la dérision et de l'ironie. Ce n'est pas seulement l'Ancien Régime que ce libéral combat, mais le pouvoir en général, envers lequel il exerce son scepticisme. C'est cette insoumission fondamentale qui confère à l'oeuvre de Stendhal sa puissance de séduction et sa force subversive.