Comment les objets matériels persistent-ils à travers le temps ? Qu'est-ce que cela veut dire qu'un objet change tout en étant un et le même ? Peut-il y avoir un monde sans temps ? Le temps s'écoule-t-il même si rien ne change ? Et, le temps lui-même, qu'est-ce que c'est ? Consiste-t-il seulement en l'instant présent, ou le passé et le futur existent-ils également ? Est-il possible de voyager dans le temps ? Quelles propriétés le temps doit-il avoir pour permettre le voyage dans le temps ? Est-il possible de changer le passé ? Ce volume réunit des traductions inédites de textes issus de la philosophie du temps des XXe et XXIe siècles. Ces contributions de Robert M. Adams, Jiri Benovsky, David Braddon-Mitchell, Michael Dummett, Graeme Forbes, Mark Heller, Paul Norwich, Robin Le Poidevin, David Lewis, David H. Mellor, Sydney Shoemaker, Theodore Sider, John J. C. Smart, Willard V. O. Quine, et Peter Van Inwagen offrent des manières différentes de réagir à ces interrogations. Ces textes témoignent de la richesse des débats contemporains en matière de philosophie du temps et présentent une variété de notions, d'arguments et de théories, telles que l'endurantisme, le perdurantisme, le relationnisme et le substantialisme, mais également d'importantes considérations en ce qui concerne la causalité, l'identité, le changement, ou encore l'analyse des similarités entre le temps et l'espace. Une large section se penche, enfin, sur la question du voyage dans le temps car il a ceci de particulièrement intéressant : il sert de cas limite en offrant la possibilité de tester les théories et de soulever de nombreuses questions philosophiques sur la nature du temps et du monde.
Nombre de pages
490
Date de parution
23/05/2018
Poids
425g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782940431618
Titre
Philosophie du temps
Auteur
Benovsky Jiri
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
135
Poids
425
Date de parution
20180523
Nombre de pages
490,00 €
Disponibilité
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L’Homme, malgré son ingéniosité et ses avancées, n’a toujours pas percé le mystère de la nature de l’esprit. L’auteur, philosophe, explique avec une étonnante simplicité des notions complexes qui déchirent aussi bien les scientifiques que les philosophes depuis des milliers d’années. Une superbe synthèse philosophique, aussi prodigieuse que prenante pour mieux appréhender le cerveau et la conscience !
On le sait bien, le véritable scénariste de Matrix est René Descartes. On le sait peut-être un peu moins, mais Descartes avait également beaucoup de points communs avec Tom Cruise. Que ce soit Kant ou Nietzsche qui jouent des rôles de premier plan dans Star Trek ou encore John Locke qui inspire les créateurs d’Avatar, les films de cinéma et les séries télévisées débordent de philosophie.
Mathis a 12 ans et vit au coeur d'une mystérieuse forêt avec ses parents. Ceux-ci s'étant absentés pour aller travailler, il reste à la maison faire ses devoirs. Comme chaque matin, il s'applique à nettoyer la cage des lucioles quand tout à coup, par maladresse, il les laisse s'échapper ! La colère l'envahit. Subitement, il se retrouve dédoublé. Deux Mathis sont désormais présents dans la même pièce ! Lequel est le vrai ? Comment sortir de ce pétrin ? Perdu dans la forêt des possibles, croisant des êtres sympathiques, et d'autres beaucoup moins... Mathis (1 ou 2 ? allez savoir...) va de mal en pis en se questionnant sur la réalité de son présent. Dans cette fable onirique, Jiri Benovski décrit la quête de l'identité chez l'enfant. En plus d'un récit d'aventure singulier, l'auteur distille d'authentiques concepts philosophiques. Il les met en scène de façon audacieuse dans un univers luxuriant et coloré, fourmillant de détails tapis dans les clair-obscur. Il souhaite ainsi les rendre accessibles au plus grand nombre. A la fin, une annexe revient sur les principaux thèmes philosophiques de cette belle histoire. Pour cet album novateur, l'auteur a utilisé le logiciel d'illustration par intelligence artificielle (I. A.) Midjourney®.
Docteur en philosophie quadragénaire et misanthrope, Franz est spécialiste de la théorie métaphysique des mondes possibles. Dans le monde numéro 12, il endosse le rôle de la victime dans une intrigue de polar. Dans le monde numéro 4, il est le protagoniste d'un étrange roman sentimental et prend l'habitude, non moins étrange, de converser avec un macareux et un caribou. Et si la frontière entre ces deux mondes était poreuse ? Jiri Benovsky nous emmène sur un fil invisible qui relie les mondes, et interroge les fondements de notre « réalité » au point de dérouter nos certitudes. Avec humour et vertige, ce roman offre une « philosophie-fiction » savoureuse et troublante. Comme le personnage de son roman, Jiri Benovsky est docteur en philosophie, quadragénaire et spécialiste des mondes possibles... Collaborateur scientifique à l'Université de Genève, il est l'auteur de très nombreux articles et ouvrages en métaphysique, philosophie de l'esprit, esthétique, phénoménologie, méta-ontologie... Alpiniste et photographe, Jiri Benovsky emprunte pour la première fois les ailes de la fiction, et nous emmène à des hauteurs fabuleuses.
Le canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Depuis Sortie d'usine (1982), l'oeuvre de François Bon s'honore d'inscrire pour mémoire la disparition d'un monde, ne fût-elle visible qu'en l'infra-ordinaire. Cependant, de récits en biographies des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, de pièces de théâtre en essais sur le numérique, cette oeuvre profuse se garde d'une vision passéiste qui se complairait dans le regret d'un temps perdu.Écrire la bascule signifie ainsi se laisser aspirer par le vide de l'ancien, au moment où le nouveau tente de l'investir, puis en bâtir une structure tuilée qui puisse supporter l'oeuvre et le monde appelé à y résonner. De la fin à la bascule, la nuance n'est pas que de lexique : écrire la bascule d'un monde, c'est maintenir le texte ouvert contre la tentation de la nostalgie, l'astreindre sans cesse à la véhémence jusqu'à l'incantation, rageuse parfois, de se savoir quête vive car vaine. Aussi la bascule dans l'oeuvre de François Bon a-t-elle à voir avec la légitimité illégitime de la littérature comme geste tendant à la maîtrise et à la déprise du monde ou du sujet.Ce n'est qu'en déséquilibre, entre fixé et effondré, que l'acte d'écrire prend sens. Seule une telle instabilité, source d'une constante invention de formes, dote l'écriture d'une densité neuve, tissée d'urgence, d'aléatoire et d'irrémédiable.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).