De son vivant et depuis sa mort, Bruce Lee est devenu une star et un symbole universels, et ni l'un ni l'autre ne sont prêts de pâlir. Mais c'est toujours la même histoire qui se raconte, les mêmes légendes et anecdotes à longueur de biographies, les mêmes superlatifs, les mêmes falsifications aussi, en particulier celle qui voudrait ne faire de lui qu'un philosophe engagé sur la voie de la sagesse au détriment du combattant et même de "l'enragé", une rage et une fureur dont ses films, heureusement, ont gardé la trace indélébile. Car ce qui compte avant tout, c'est la folle singularité d'une présence d'acteur à l'oeuvre dans tous les films où il apparaît. D'où l'idée d'en revenir aux films, en particulier à son dernier, Opération Dragon (1973), et de les considérer comme l'archive primordiale pour comprendre le mystère d'une telle présence. Et de là, "rapatrier" Bruce Lee dans le champ du cinéma et de l'analyse, pratiquer l'étude à même le corps cinématographique: "Enter the Dragon", enfin.
Nombre de pages
118
Date de parution
24/11/2010
Poids
150g
Plus d'informations
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EAN
9782873402686
Titre
Opération dragon de Robert Clouse
Auteur
Benoliel Bernard
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
150
Date de parution
20101124
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Homme de la plaine (The Man from Laramie, 1955) impose Anthony Mann, comme l'un des plus remarquables cinéastes d'un genre-roi à Hollywood, et qui a presque l'âge du cinéma, le western. C'est la première fois qu'il s'essaye à un nouveau format: LeCinemaScope qui va s'avérer une dimension capitale de son art. Le film est pile le cinquantième de la "star" James Stewart et il s'agit de son cinquième (et dernier)western avec Anthony Mann. Avec L'Homme de la plaine, Mann peut bien avoir alors le sentiment d'un aboutissement: "Je voulais récapituler, en quelque sorte, mes cinq années de collaboration avec Jimmy Stewart. J'ai repris des thèmes et des situations en les poussant à leur paroxysme." À la faveur de ce dernier tour de piste avec son acteur fétiche, Anthony Mann assume la perpétuation d'un genre classique tout en renouvelant son expression artistique dans cette période de l'après-guerre qui voit naître la modernité. L'Homme de la plaine rend compte d'une mutation en cours qui vaut aussi bien pour l'époque dans le film (la fin du XIXe siècle) que pour l'époque du film (les années cinquante). Mann ou la vision tragique de l'homme et du monde comme il va. Avec L'Homme de la plaine, Anthony Mann connaît sa première vraie reconnaissance critique en France. Dès sa sortie, André Bazin salue le film comme un chef-d'?uvredans un article dithyrambique: "Beauté d'un western", paru dans les Cahiers du cinéma. Suivront d'autres signatures comme celles d'Éric Rohmer, Jacques Rivette,Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, qui sauront trouver chez le vieux maître des idées de cinéma quand leur tour viendra de faire du cinéma.
Si Clint Eastwood est unanimement reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands cinéastes américains à qui l'on doit des chefs-d'?uvre comme Impitoyable, Million Dollar baby, son parcours vers les sommets du box-office et de la critique est bien loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Il surgit dans les années soixante en icône du western à l'italienne sous la férule de Sergio Leone avec la " trilogie des dollars ". De retour à Hollywood dans les années soixante-dix, il échange sa panoplie - cigarillo, Stetson et poncho - contre celle de l'inspecteur Harry - badge étoilé, Ray-Ban et Magnum 44 - celui par qui le scandale arrive. C'est au même moment qu'il fait ses débuts de réalisateur avec Breezy et Josey Walles hors-la-loi. De film en film, la figure d'Eastwood s'enrichit de facettes nouvelles à rebours des simplifications dont il est l'objet. Désormais, il va contrôler tous les films dans lesquels il joue, même quand il en confie la réalisation à un autre. Et il va même réaliser des films où il ne jouera pas. Le western reste sa terre de prédilection (Pale Rider), mais il élargit désormais sa palette avec des films noirs (Mystic River), des films de guerre (Lettres d'Iwo Jima), des comédies (Bird), des road-movies (Un monde parafait), des mélodrames (Sur la route de Madison). Eastwood poursuit ainsi une forme de vérité originelle de l'être humain à la manière des grands cinéastes classiques, mais sachant, comme le cinéma moderne nous l'a appris, que la mission est impossible et que l'enquête continue.
Clint Eastwood (États-Unis, 1930) est l'une des figures majeures du cinéma américain contemporain. Son cheminement vers les sommets a pris la forme d'un périple atypique dans les méandres du système: après avoir joué des rôles emblématiques du western spaghetti chez Sergio Leone dans les années 1960, il retourne à Hollywood où sa métamorphose en flic ultraviolent dans la série des Inspecteur Harry suscite une vive controverse. Les années 1970 le voient passer derrière la caméra et, à l'instar des grands réalisateurs de l'âge d'or américain, signer des chefs-d'oeuvre dans des genres aussi variés que le western (Impitoyable, 1992), le film noir (Mystic River, 2003), la fresque guerrière (Mémoires de nos pères, 2006; Lettres d'Iwo Jima, 2006), le mélodrame (Sur la route de Madison, 1995), le film sportif (Million Dollar Baby, 2004; Invictus, 2009) ou le biopic (Bird, 1988; J Edgar, 2011).