Si Clint Eastwood est unanimement reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands cinéastes américains à qui l'on doit des chefs-d'?uvre comme Impitoyable, Million Dollar baby, son parcours vers les sommets du box-office et de la critique est bien loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Il surgit dans les années soixante en icône du western à l'italienne sous la férule de Sergio Leone avec la " trilogie des dollars ". De retour à Hollywood dans les années soixante-dix, il échange sa panoplie - cigarillo, Stetson et poncho - contre celle de l'inspecteur Harry - badge étoilé, Ray-Ban et Magnum 44 - celui par qui le scandale arrive. C'est au même moment qu'il fait ses débuts de réalisateur avec Breezy et Josey Walles hors-la-loi. De film en film, la figure d'Eastwood s'enrichit de facettes nouvelles à rebours des simplifications dont il est l'objet. Désormais, il va contrôler tous les films dans lesquels il joue, même quand il en confie la réalisation à un autre. Et il va même réaliser des films où il ne jouera pas. Le western reste sa terre de prédilection (Pale Rider), mais il élargit désormais sa palette avec des films noirs (Mystic River), des films de guerre (Lettres d'Iwo Jima), des comédies (Bird), des road-movies (Un monde parafait), des mélodrames (Sur la route de Madison). Eastwood poursuit ainsi une forme de vérité originelle de l'être humain à la manière des grands cinéastes classiques, mais sachant, comme le cinéma moderne nous l'a appris, que la mission est impossible et que l'enquête continue.
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Nombre de pages
95
Date de parution
03/01/2008
Poids
201g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782866424947
Titre
Clint Eastwood
Auteur
Benoliel Bernard
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
185
Poids
201
Date de parution
20080103
Nombre de pages
95,00 €
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L'Homme de la plaine (The Man from Laramie, 1955) impose Anthony Mann, comme l'un des plus remarquables cinéastes d'un genre-roi à Hollywood, et qui a presque l'âge du cinéma, le western. C'est la première fois qu'il s'essaye à un nouveau format: LeCinemaScope qui va s'avérer une dimension capitale de son art. Le film est pile le cinquantième de la "star" James Stewart et il s'agit de son cinquième (et dernier)western avec Anthony Mann. Avec L'Homme de la plaine, Mann peut bien avoir alors le sentiment d'un aboutissement: "Je voulais récapituler, en quelque sorte, mes cinq années de collaboration avec Jimmy Stewart. J'ai repris des thèmes et des situations en les poussant à leur paroxysme." À la faveur de ce dernier tour de piste avec son acteur fétiche, Anthony Mann assume la perpétuation d'un genre classique tout en renouvelant son expression artistique dans cette période de l'après-guerre qui voit naître la modernité. L'Homme de la plaine rend compte d'une mutation en cours qui vaut aussi bien pour l'époque dans le film (la fin du XIXe siècle) que pour l'époque du film (les années cinquante). Mann ou la vision tragique de l'homme et du monde comme il va. Avec L'Homme de la plaine, Anthony Mann connaît sa première vraie reconnaissance critique en France. Dès sa sortie, André Bazin salue le film comme un chef-d'?uvredans un article dithyrambique: "Beauté d'un western", paru dans les Cahiers du cinéma. Suivront d'autres signatures comme celles d'Éric Rohmer, Jacques Rivette,Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, qui sauront trouver chez le vieux maître des idées de cinéma quand leur tour viendra de faire du cinéma.
Clint Eastwood (États-Unis, 1930) est l'une des figures majeures du cinéma américain contemporain. Son cheminement vers les sommets a pris la forme d'un périple atypique dans les méandres du système: après avoir joué des rôles emblématiques du western spaghetti chez Sergio Leone dans les années 1960, il retourne à Hollywood où sa métamorphose en flic ultraviolent dans la série des Inspecteur Harry suscite une vive controverse. Les années 1970 le voient passer derrière la caméra et, à l'instar des grands réalisateurs de l'âge d'or américain, signer des chefs-d'oeuvre dans des genres aussi variés que le western (Impitoyable, 1992), le film noir (Mystic River, 2003), la fresque guerrière (Mémoires de nos pères, 2006; Lettres d'Iwo Jima, 2006), le mélodrame (Sur la route de Madison, 1995), le film sportif (Million Dollar Baby, 2004; Invictus, 2009) ou le biopic (Bird, 1988; J Edgar, 2011).
Benoliel Bernard ; Joudet Murielle ; Esposito Gill
Résumé : Enfin, LA TOTALE ! Pour décrypter la filmographie d'Hitchcock et comprendre comment le Maître a définitivement marqué l'histoire du cinéma. Des premiers films anglais du jeune réalisateur aux chefs-d'oeuvre américains mondialement célèbres, sans oublier les titres pour la télévision, Alfred Hitchcock, cinéaste prolifique et inventif, a développé un style unique. Traversant les révolutions majeures du cinéma ? du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des studios londoniens à Hollywood ? , il a influencé des générations de réalisateurs : Truffaut, Scorsese, De Palma, Fincher... Synopsis, genèse, distribution, réalisation, réception critique et publique... : l'intégralité des films d'Hitchcock est passée au crible, chacun d'eux révélant un génial inventeur de formes cinématographiques. - Des inédits : les films inachevés et disparus, un roman photo du cinéaste, les films de guerre... - Une iconographie exceptionnelle : storyboards, photogrammes, photographies de tournage, affiches, documents promotionnels... - Les célèbres apparitions d'Hitchcock. - Des repères, des portraits et des focus pour aller plus loin, mais aussi découvrir les motifs récurrents de l'oeuvre, les obsessions formelles et thématiques du cinéaste... - Des secrets de tournage, des anecdotes, les coulisses de la création, une analyse des plans et des scènes mythiques...
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)