
Mozart 1941. La Semaine Mozart du Reich allemand et ses invités français
Vienne, 28 novembre 1941. Au Konzerthaus, les premiers accords de Don Juan ouvrent une monumentale Semaine Mozart du Reich allemand orchestrée par les autorités national-socialistes à l'occasion du 150e anniversaire de la mort de Mozart. Pendant plus d'une semaine, les meilleurs interprètes allemands se partagent un programme musical étourdissant ponctué de discours et de cérémonies destinées à un très large public - militaires, officiels et citoyens du Reich, mais aussi ressortissants d'une vingtaine de pays neutres, alliés ou occupés. Parmi eux, 22 journalistes et personnalités du milieu musical français qui, ravis d'avoir accepté l'invitation des autorités allemandes, font l'objet d'une véritable opération de séduction. Mozart 1941 reconstitue la fabrique de cet événement majeur de la propagande musicale nazie et de la collaboration de l'élite musicale française. S'appuyant sur de nombreuses sources inexplorées, ses auteures dévoilent tous les rouages de cette entreprise de manipulation de l'image et de la musique de Mozart, de l'origine du projet jusqu'à ses nombreux échos.
| Nombre de pages | 254 |
|---|---|
| Date de parution | 17/01/2019 |
| Poids | 330g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782753575981 |
|---|---|
| Titre | Mozart 1941. La Semaine Mozart du Reich allemand et ses invités français |
| Auteur | Benoit-Otis Marie-Hélène ; Quesney Cécile |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 140 |
| Poids | 330 |
| Date de parution | 20190117 |
| Nombre de pages | 254,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lire, écouter, écrire. Initiation à la recherche en musique à partir des méthodes des sciences humai
Benoit-Otis Marie-Hélène ; Leduc Marie-PierCet ouvrage indispensable accompagnera les étudiants tout au long de leur parcours universitaire. Il propose un ensemble de méthodes simples et efficaces qui facilitent la rédaction d'un travail de recherche en sciences humaines, plus particulièrement (mais pas exclusivement) en musique, permettant ainsi de surmonter les embûches conceptuelles, formelles et méthodologiques que rencontrent les auteurs de travaux d'étude et de recherche. Structuré en trois parties et foisonnant d'exemples, ce guide s'attache aux différents aspects du travail intellectuel et du métier d'étudiant. Du choix d'un sujet de recherche à sa documentation, sa rédaction et sa présentation, en passant par la préparation d'un exposé oral, les autrices démystifient avec humour et finesse l'ensemble du processus et contribuent à lutter - autant que faire se peut - contre l'angoisse de la page blanche chez les étudiants universitaires.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Wagner antisémite
Nattiez Jean-Jacques ; Benoit-Otis Marie-HélèneL'objectif du Wagner antisémite n'est pas de déclencher un scandale, mais d'écrire un chapitre nécessaire de l'histoire de la musique d'un point de vue fondamentalement critique. Wagner est un compositeur immense et je considère, avec d'autres, qu'il appartient à la petite cohorte des grands créateurs de la culture occidentale. Je tiens Tristan et Isolde pour un des sommets de la musique. Mais cela ne justifie pas qu'on occulte des pans entiers de sa biographie, de sa pensée et de son oeuvre. Certains auteurs ont voulu réduire la dimension antisémite de sa pensée au seul essai "La judéité dans la musique" car, hélas, son contenu raciste ne fait aucun doute, comme je le démontre aisément. Cela n'a pas empêché certains d'aller jusqu'à en effacer la présence dans le corpus de ses écrits. Une traduction nouvelle de ses textes antisémites, y compris d'un article oublié et d'un inédit en français, vient étayer la documentation à ce sujet. Les positions antisémites de Wagner sont également évidentes dans sa correspondance, dans ses propos rapportés par le Journal de son épouse Cosima et dans certaines des attitudes de sa vie. Mais leur interprétation ne va pas de soi : faut-il recourir à la psychanalyse ? les faits sur lesquels plusieurs se sont fondés sont-ils confirmés ? Je prends position sur ces questions. On trouvera également dans ce livre la collection la plus complète, jamais publiée, de caricatures de Wagner présenté en juif par ses contemporains. Une des tactiques utilisées pour protéger la stature du musicien aura consisté à contester l'existence d'une dimension antisémite dans les oeuvres elles-mêmes, et notamment le caractère juif d'Alberich, Mime et Hagen dans la Tétralogie, de Beckmesser dans Les Maîtres Chanteurs, de Kundry dans Parsifal. La question a été violemment débattue. Je crois prouver que ces personnages sont des allégories du Juif. Et l'on trouvera dans ma démonstration quelques considérations sur le racisme anti-arabe de Wagner, généralement passé sous silence. Et qu'en est-il de la musique elle-même ? Rares sont les travaux qui se penchent sur cette dimension, pourtant essentielle. Mes recherches m'ont permis de faire la démonstration que certains passages de Siegfried et des Maîtres chanteurs étaient des caricatures antisémites de musique juive traditionnelle. Enfin, en raison de l'admiration d'Hitler pour Wagner, attestée par sa présence fréquente au Festival de Bayreuth et ses liens étroits avec la famille Wagner, peut-on rendre Wagner responsable, en tout ou en partie, de la Shoah ? Le bannissement de sa musique en Israël en est sans doute la manifestation contemporaine la plus connue. Je prends fermement position par rapport aux questions qui fâchent : si antisémitisme il y a dans les opéras de Wagner, faut-il en interdire l'exécution ou la représentation ? faut-il fermer Bayreuth ? Toutes ces questions ont souvent été abordées selon des disciplines distinctes. Résultat : on a séparé les uns des autres les examens de sa vie, de ses écrits théoriques, de sa correspondance, des livrets de ses opéras et de leur musique. Face à cette situation d'éclatement, ma position est simple : sa personnalité était une ; je ne le crois pas schizophrène. L'homme qui a écrit "La judéité dans la musique" est aussi celui qui conçoit la Tétralogie au même moment de sa vie ; il réédite ce pamphlet juste après la création des Maîtres Chanteurs ; il rédige les essais racistes de la fin de sa vie alors qu'il compose Parsifal. Mon objectif est donc de faire appel simultanément, à chaque étape de son existence, à l'ensemble des données qui permettent de décrire, de comprendre et d'expliquer la dimension antisémite de ses actes, de ses propos, de ses écrits et de ses oeuvres." Jean-Jacques NattiezSur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,01 € -

Le genre humain N° 59 : Chanter, rire et résister à Ravensbrück. Autour de Germaine Tillion et du Ve
Despoix Philippe ; Benoit-Otis Marie-Hélène ; MaazLes laboratoires de l'horreur et de la mort industrielle que furent les camps nazis ont paradoxalement aussi été des lieux decréation. Création dans des conditions extrêmes, presque toujours clandestine et souvent le fait de simples amateurs pour quielle constituait une ultime planche de liberté ? ou de résistance. Ce fut le cas dans le camp pour femmes de Ravensbrück avecLe Verfügbar aux Enfers, pièce écrite fin 1944 par l'ethnologue Germaine Tillion (1907-2008) avec l'aide de ses compagnes résistantes déportées. OEuvre de survie collective, cette « opérette-revue » sans partition qui détourne avec humour un répertoire varié d'airs populaires éclaire de manière exemplaire les relations complexes entre mémoire musicale, création et résistance dans les camps.Germaine Tillion est entrée au Panthéon le 27 mai 2015. Ce jour-là, le président de la République dit : « À Ravensbrück, cachée dans des caissons en carton, Germaine Tillion écrit une opérette, pour que le rire généreux de ses camarades déportées puisse répondre aux rictus lâches de leurs bourreaux. Oui, une opérette, pour pouvoir défier le mal par le rire. »Dans sa préface, Esteban Buch écrit qu?« il revenait à une femme, Germaine Tillion, de contribuer au travail de mémoire collectif enfaisant entendre aussi la musique du rire, éternellement libre, surgissant du fond sonore des enfers ».Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Fondements de l'histoire de la musique
Dahlhaus Carl ; Benoit-Otis Marie-HélèneDepuis une trentaine d'années, la conception traditionnelle de l'histoire de la musique, essentiellement narrative, est radicalement remise en question. Le présent ouvrage, paru en 1977 mais jusqu'à maintenant inaccessible en traduction française, a été l'un des catalyseurs de ce bouleversement. Dans les Fondements de l'histoire de la musique, le musicologue allemand Cari Dahlhaus développe une réflexion approfondie sur les bases théoriques de l'histoire de la musique, dont il traque sans complaisance les contradictions et les difficultés. L'oeuvre musicale, pierre angulaire de son entreprise historiographique, est appréhendée dans sa double nature historique et esthétique : legs documentaire du passé, niais aussi - et surtout - objet d'écoute et de contemplation suscitant des expériences constamment réactualisées. Toute la démarche de Dahlhaus vise à concilier ces deux aspects, posant des fondements selon de multiples perspectives. Ainsi l'approche historiographique innovatrice mise en pratique dans sa monumentale Musique du XIXe siècle (1980) trouve-t-elle sa théorisation dans les Fondements, qui demeurent une référence essentielle pour toute réflexion sur l'historiographie de la musique et des autres modes d'expression artistique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
