Staccato est un cri du coeur, un témoignage en suspens sur le point d'imploser. Et cette déflagration, c'est celle de Maëva Benaiche. Photographe et bègue, elle navigue entre les mots et les remous cherchant à trouver sa place dans ce monde de la parole. Elle donne à voir, à entendre, à sentir son expérience de vie ballottée par son trouble du langage. Dans ses interactions, son expression est inhibée par le regard de l'autre, par ses souvenirs qui l'assaillent, par ses propres doutes. Sa parole peine à suivre la course effrénée de sa pensée. Et elle s'épuise à faire tomber les barrières du langage. Staccato est une respiration scandée, hachée, libérée. Par la photographie, Maëva Benaiche se déleste de toutes les brides, les siennes et celles des autres. Elle laisse couler à flots des images aux formes organiques, psychiques, élémentaires. A l'état brut. Cette esthétique épurée se forge dans le noir et blanc, dans les compositions centrées mais agitées, dans les jeux de mouvement et de flou. Parfois heurtées, enclines aux fêlures et aux éclats, parfois délivrées, apaisées, ses photographies suivent instinctivement le cours d'un récit fluide, puissamment introspectif. Nous sommes charriés par ses mots et emportés par ses visions. Staccato s'imprègne autant de sa délicatesse que de sa flamme, et il dessine, à l'orée de ce que la photographe nous dévoile, un appel à l'ouverture, une invitation au lâcher-prise et à l'acceptation
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Nombre de pages
96
Date de parution
23/05/2023
Poids
229g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791095118251
Titre
Staccato
Auteur
Benaiche Maëva ; Bénichou Caroline
Editeur
LIGHT MOTIV
Largeur
170
Poids
229
Date de parution
20230523
Nombre de pages
96,00 €
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Sociologue de formation, Akila Benaïche travaille depuis quelques années, sur les quartiers dits " populaires " ou que l'on appelle plus communément " banlieues ". En 2005, elle effectue un travail de recherche dans le cadre de son Master de Sociologie dont le titre est : L'Intégration : concept à géométrie variable : La place des femmes ? Pourquoi questionner ce thème ? Parce qu'il revenait de manière récurrente dans les débats politiques. L'actualité d'aujourd'hui entre en résonance avec les préoccupations politiques du système d'intégration. La complexité de ce sujet étudié depuis quelques années par les sciences sociales, en l'occurrence la sociologie, fait apparaître que les indicateurs utilisés pour décrire le concept d'intégration sont variables en fonction des éléments de langage utilisés et de la place du débat politique autour de ce thème. Depuis 2015, la question de l'intégration est de fait l'un des principaux sujets de préoccupation de la classe politique et de l'opinion publique. Il paraît que les dialectiques qui sont à l'oeuvre, qui se jouent dans la société française ainsi que la problématique de la population magrébine et des jeunes "issus de l'immigration" en France, sont celles du fait religieux et de la question sociale, voire de la place donnée à la question sociale remplacée par le fait religieux dans la construction des identités, individuelles et collectives.
Résumé : Pourquoi boit-on du vin ? On serait tenté de répondre "parce que c'est bon" , ou "parce que ça enivre" ... Mais encore ? Existe-t-il une explication plus fondamentale ou rationnelle à notre attirance vers cette boisson fermentée ? Suivez cette enquête minutieuse et palpitante du prof. Fabrizio Bucella, qui, à travers l'histoire et la science, cherche à percer le mystère des liens profonds entre l'homme et le vin. "Un livre aussi divertissant que passionnant, à lire au bistrot, au restau, au caveau". Stéphane Reynaud, Le Figaro "Son dernier livre fait partie de ces ouvrages qui nous donnent l'impression d'être aussi intelligents et brillants que leur auteur tout en restant faciles à lire". Jacques Dupont, Le Point
Le complot poétique que furent les Fleurs du Mal, par l'entremise d'un procès en outrage aux bonnes meurs et à la morale publique et religieuse, permit à Baudelaire de faire dévier la trajectoire de sa vie, en passant par la bande de la table de billard, et de faire ainsi la conquête charnelle d'une femme idéalisée. Apollonie Sabatier, ange plein de gaieté et femme entretenue, qui recevait hebdomadairement autour d'elle, dans son appartement de la rue Frochot à Paris, un cercle d'admirateurs et de féaux issus de l'élite des arts et des lettres, fut pour le poète des Fleurs du Mal, tout comme la Béatrice de Dante, et plus encore que d'autres femmes qui ont été l'objet des passions qu'il éprouva si violemment, cette fille de marbre scandaleuse et légendaire à qui sa poésie dédia ses messages secrets. Puisque la chair réelle de l'esprit joue divinement dans la poésie de Baudelaire, il fallait, par une étude fouillée et savante des sources, par le récit longuement reconstruit d'une histoire de vie aux preuves abondantes, mais éparpillées, montrer que, si le poète a pu, chrétiennement sans doute, allégoriser des sentiments et des désirs inavouables, il n'en restait pas moins prisonnier de la chair et de ses turpitudes, c'est-à-dire d'une existence. L'histoire racontée par l'auteur avec une profusion de détails, débouche sur une perspective vaste : celle où l'on voit le déploiement de ce qu'il appelle la "civilisation grammatique", civilisation de l'alphabet. Passant brillamment de l'exposé dense et construit d'un travail académique de haute tenue à la légèreté d'une narration véritablement romanesque, l'auteur tente, avec bonheur, d'accomplir le fantasme barthésien d'une écriture située à égale distance du pôle matérialiste de la science et de celui, éthéré, de l'imaginaire. L'oeuvre imposante ainsi montrée au public constitue un travail de tout premier plan, qui modifie notre entendement de la vie de Baudelaire et de son immense oeuvre poétique, universellement célébrée.
Mieux qu'un el équilibre, une osmose naturelle, "une contamination" se créent naturellement entre les textes et les photographies --L'Avenir de l'artois
Tourcoing est une ville de caractères. Pour Alain Fleischer, qui signe la préface, la ville est riche de ses habitants. De ceux qui l habitent, l ont habitée, l habiteront, auraient pu l habiter. Tout le contraire d un cliché vite fait, d une carte postale glacée. Riche d une histoire qui plonge ses racines jusqu au Moyen Âge, la ville fut profondément marquée par la Révolution industrielle. Touché ensuite de plein fouet par la crise du textile, Tourcoing a su préserver son âme. Une vie culturelle de haute tenue, une vie économique axée sur les nouvelles technologies et les textiles innovants, une vie associative qui est comme une marque de fabrique... La discrète a toujours fait preuve d audace. Patchwork d actions longuement tissées dans les quartiers, la ville sort de sa chrysalide, croit en son avenir. Photographes, passionnés d architecture et curieux des coulisses, Jean-Pierre Duplan et Éric Le Brun interrogent l identité de la ville, de ses habitants, de ses artistes. Hervé Leroy, journaliste et écrivain, dresse un portrait sensible. Les auteurs s imprègnent de la mémoire et de l histoire pour mieux situer les défis d aujourd hui. Le regard est acéré, surprenant.