Benachir Bouazza ; Makward Edris ; Khaïr-Eddine Mo
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782296010185
Ce livre est une quête d'une quête. Dès ses premières stations, cette quête est devenue une interrogation sur les figures de l'Ailleurs dans l'imaginaire littéraire, esthétique et théorique de quatre auteurs maghrébins et d'un Nord-Africain honoraire (Jean Genet), en particulier dans le questionnement sur l'Autre. L'Autre n'est pas, ici, une mise en scène exotique ou malheureuse des reliques de l'épreuve de l'aliénation des colonisés, mais une altruisation et une démultiplication des identités narratives et personnelles des auteurs qui en expérimentent l'aporie euphorique, inactuelle. Les textes analysés concernent des géographies étrangères au Maghreb (Afrique et Amérique noires, Europe, Moyen-Orient) par des différences de culture et d'imaginaires. D'où la question : comment les littératures et les discours maghrébins se sont-ils branchés sur ces différences ? Cette quête d'un Ailleurs a permis à l'auteur de mettre à jour plusieurs procédés de devenir-Autre, dont celui de l'écriture et de la pensée altruisées. Elle expose la possibilité de celles-ci à leur propre mouvement migratoire, vagabond, et aux forces concrètes qui font rhizome avec une parole donnée à l'Autre et à l'Ailleurs, avec une épître amoureuse dont le Maghreb multiple, les acculturations réciproques et l'humanité sans attaches constituent l'adresse universelle.
Nombre de pages
279
Date de parution
01/09/2006
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296010185
Titre
Le souci de l'autre. Variations hétérotypiques
ISBN
2296010180
Auteur
Benachir Bouazza ; Makward Edris ; Khaïr-Eddine Mo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20060901
Nombre de pages
279,00 €
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Bouazza Benachir reproduit, dans ce livre, le dispositif médiumnique. A la manière de Jacques Lacan qui voulait mimer, dans son langage inspiré, celui de l'inconscient, B. Bénachir reproduit à sa manière la diaspora noire maghrébine et le dire médiumnique africain-marocain. Ce dire est aussi, Heidegger l'avait bien vu, celui-là même de la poésie dans lequel les mots, par leur agencement, mais aussi par on ne sait quel ton inspiré, celui d'Orlando furioso, prennent un nouveau sens, décapés de leur usage ordinaire. D'emblée, l'auteur pose que la négritude et les Orphées noirs du Blues, version marocaine, seront, à côté de l'esclavage, des cultes et des danses de possession, le thème permanent de son livre, mais aussi qu'il y sera traité dans une forme poétique adéquate. Inductrice d'acculturation réciproque, la diaspora noire du Maroc serait le premier "génie possesseur" de B. Benachir. Il y en a d'autres, comme Mungo Park, Senghor, Westermarck, R. Bastide, V. Pâques, L. Sala-Molins, H. Garfinkel. Et aussi Pierre Janet, Freud et G. Lapassade pour la lecture qu'il en fait, recherchant dans leurs "oeuvres de jeunesse" l'élaboration du paradigme de la dissociation de la conscience. Le livre est constitué de plusieurs apports essentiels : la reprise du paradigme dissociatif dans son application au médiumnisme afro-marocain, l'analyse des racines négro-africaines et transsahariennes du Maroc. Lorsque tous les "génies possesseurs" parlent par la bouche de B. Benachir, c'est avec ce langage qui n'appartient qu'à lui et à propos d'un objet qui est le sien : il s'agit de cette rencontre de l'Africain, du Maghrébin et du Berbère, qui fait l'objet, du moins au premier degré, de son livre.
Ce livre s'articule autour de trois formes d'outrage qu'ont subies au cours des siècles les populations d'Afrique subsaharienne : la traite négrière vers l'Amérique ; la négation des droits humains qu'ont été l'institutionnalisation de cette traite par les Codes Noirs européens et sa légitimation par certains philosophes des Lumières ; la déportation au Nord du Sahara des ancêtres des communautés noires actuellement présentes en Afrique du Nord. Ces trois faits historiques amènent l'auteur à étudier successivement les silences entretenus par ces philosophes sur l'esclavage outre-Atlantique et ses effets sur les descendants d'esclaves, la contre-culture planétaire créée par la diaspora noire, le rite de possession et la transe emblématiques de la spiritualité des communautés afro-marocaines (les Gnawa). Ce rite afro-marocain, qui a éveillé l'intérêt de musiciens tels Led Zeppelin et Randy Weston, recèle un savoir thérapeutique prenant en charge le traitement de troubles psychiques. Se référant à Pierre Janet et à Freud, l'auteur analyse les phénomènes dissociatifs liés au médiumnisme rituel pratiqué par les Gnawa et son branchement sur la transe. L'évocation de ce savoir surgi des pratiques spirituelles de la population afro-marocaine souligne l'importance culturelle et socio-politique de celle-ci. Au-delà des discours " africanistes " visant à la marginalisation et à l'oubli des Afriques, l'auteur s'efforce de mettre en évidence la possibilité et la nécessité, aujourd'hui, d'une véritable afrologie prenant la peine de fixer la vision du monde et le savoir, écrits et oraux, concernant les pensers et des arts de ces Afriques.
En 1946, Jean Robichez avait publié un ouvrage de photographies, intitulé Maroc Central, où, dans ses commentaires, il manifestait un respect assez rare pour être relevé à l'égard des populations qui l'avaient accueilli. C'est à la fin des années 1930 que Jean Robichez a séjourné dans ce Maroc Central, qui fut l'une des dernières poches de résistance à la pénétration étrangère, et a recueilli les textes ici présentés. Si quelques-uns de ces poèmes, augmentés d'une présentation, ont été publiés, en 1949, dans la revue Les Temps Modernes, que dirigeait Jean-Paul Sartre, ces Poèmes du Maroc Central (1935-1940), qui paraissent avoir occupé l'auteur jusqu'en 1970, sont, à ce jour, restés inédits - existant seulement, à quelques exemplaires, sous forme de tapuscrit. Ce sont ces textes qui sont publiés ici, avec une préface de Bouazza Benachir. Dans cette préface, sont présentées les dimensions géopolitique, existentielle et esthétique de la poésie et du rapport des habitants, pour la plupart montagnards et pasteurs, du Maroc Central et des oasis, à leur pays dans son ensemble, et plus spécifiquement au combat et à la résistance culturelle qu'ils opposèrent à la pénétration coloniale ; suivent cent soixante-seize poèmes originaux d'expression amazighe (berbère), avec leur transcription en français, qui témoignent des bouleversements politiques, sociaux et moraux que provoqua l'invasion étrangère.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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