
La fin du rêve socialiste. La grande impasse du XXe siècle
Le rêve d'une société socialiste qui a profondément marqué l'histoire du XXe siècle ne lui a pas survécu. Il s'est évanoui avec la chute du Mur de Berlin en 1989 et, dans notre pays, le renoncement du PS à la rupture promise avec le capitalisme après l'élection, en 1981, de François Mitterrand à la Présidence de la République. En quelques décennies, le socialisme, après avoir porté les espoirs d'immenses masses humaines dans l'avènement d'une alternative au capitalisme, vit sa crédibilité s'effondrer. La révélation de l'étendue des désastres du " socialisme réel " que l'URSS et les autres pays dits socialistes prétendaient incarner, joua un rôle considérable dans la transformation d'un rêve en cauchemar. Mais cette faillite n'explique pas à elle seule l'incapacité du socialisme à convaincre de sa supériorité sur le système capitaliste dont le développement accumule les dégâts humains et environnementaux. L'impasse à laquelle a abouti l'" idée socialiste " ne relève pas de causes circonstancielles. Elle a pour origine, tout à la fois, les conditions dans lesquelles cette idée s'est forgée, les pratiques auxquelles elle a conduit et enfin les bouleversements des structures la société et leurs répercussions sur les représentations de l'avenir des masses populaires. La reconstitution de cette trame dans son évolution à travers le temps, notamment en mettant en parallèle les parcours des deux principaux partis qui incarnèrent l'idéal socialiste dans notre pays, le PCF et le PS, éclaire un passé encore tout proche. Surtout, elle fait apparaître des traits caractéristiques de la société française.
| Nombre de pages | 271 |
|---|---|
| Date de parution | 22/08/2014 |
| Poids | 318g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782356873354 |
|---|---|
| Titre | La fin du rêve socialiste. La grande impasse du XXe siècle |
| Auteur | Belloin Gérard |
| Editeur | BORD DE L EAU |
| Largeur | 130 |
| Poids | 318 |
| Date de parution | 20140822 |
| Nombre de pages | 271,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Faucille, le Marteau et le Divan
Belloin GérardNé en 1929 dans une famille de paysans tourangeaux, Gérard Belloin a adhéré au PCF lors de la Libération. Devenu permanent, il a été de 1958 à 1964 l'un des directeurs de l'Ecole des cadres du parti puis a rejoint la section des intellectuels et de la culture du Comité central. Chef de la rubrique culturelle de l'hebdomadaire France nouvelle de 1974 à 1979, il a démissionné du PCF début 1982. Il est l'auteur de différents ouvrages sur le communisme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,90 € -

Mémoires d'un fils de paysans tourangeaux entré en communisme. L'enfance dure longtemps...
Belloin GérardComment expliquer que des millions de Français aient un jour adhéré au communisme ? D'où provenait le pouvoir d'attraction du parti communiste pour détenir une telle place ? Les Mémoires de Gérard Belloin apporte un éclairage singulier sur ces questions. A quinze ans, à la Libération, dans un village de Touraine, l'auteur adhère aux Jeunesses communistes fort de l'aura du " parti des fusillés " et de la puissance de " l'effet Stalingrad " : l'armée des soviets avait défait pour la première fois le nazisme... C'est le début d'une saga qui conduit le fils de paysans à battre les campagnes pour défendre la cause puis à rejoindre la ville phare du communisme tourangeau : Saint-Pierre-des-Corps et ses cheminots... Devenu permanent, Gérard Belloin entre dans la famille communiste avec ses grands et ses petits secrets. Après avoir dirigé l'école des cadres, il se retrouve à la " section des intellectuels ". On rencontre au fil des pages Aragon, Picasso, Althusser, Garaudy et bien d'autres... Longtemps, il fera taire ses doutes sur la réalité du communisme soviétique : un pays capable d'envoyer Gagarine dans l'espace pouvait-il générer le Goulag ? En 1979, au bout de trente années d'engagement total, après avoir entamé une psychanalyse, l'auteur quitte le PCF. Dans ce récit autobiographique souvent poignant, Gérard Belloin brosse le portrait d'une France rurale et urbaine travaillée, pour le meilleur et pour le pire, par ce qui fut une grande espérance politique. Ce livre est aussi le bilan d'un homme que le communisme a marqué au plus profond de son être. En épousant corps et âme la cause du Parti, le fils de paysans pensait trouver dans le militantisme communiste le moyen de se réaliser tout en restant fidèle à ses origines. Mais l'enfance dure longtemps...Sur commandeCOMMANDER21,89 €
Du même éditeur
-

L'IA contre le peuple. Un avenir sous emprise algorithmique
Chéret MathieuLes élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Convivialisme ou barbarie. Le nouveau manifeste convivialiste
LES CONVIVIALISTESPourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Face à la fascisation de la société : l'antifascisme . De la nécessité à la contradiction
Vassort Patrick ; Vassort SachaEN STOCKCOMMANDER14,00 €
De la même catégorie
-

Au-delà de la rareté
Bookchin Murray,Gerber Vincent, Stevens Annick, ArEnfin traduit dans son intégralité en français, voici l?un des plus influents ouvrages de l?intellectuel étatsunien et une référence incontournable pour comprendre les origines théoriques de la notion d?écologie sociale. Pourquoi relire ou découvrir Murray Bookchin (1921-2006) aujourd?hui et plus particulièrement cet ouvrage de 1971 ? D?abord parce que c?est dans ce recueil de textes qu?il pose les premiers jalons de ce qu?il allait conceptualiser plus tard sous l?étiquette d?"écologie sociale". Mais surtout parce qu?on y trouve une verve utopique qui fait grandement défaut à l?heure actuelle, nous rappelant que d?autres voies sont envisageables pour définir les règles du vivre-ensemble. La société que Bookchin s?attelle à imaginer est un système économique fondé sur les concepts d?écologie sociale, de municipalisme libertaire et d?abondance. Cette abondance correspond à une société dans laquelle l?être humain a amplement les moyens de satisfaire ses besoins d?existence pour se consacrer à l?assouvissement de ses désirs réels. Précurseur sur le front des énergies renouvelables et des technologies permettant de réduire la pénibilité du travail, il y soutient que les sociétés post-industrielles ont le potentiel de muer en des sociétés d?abondance à même de favoriser l?accomplissement des potentialités sociales et culturelles latentes dans les éco-technologies. Dans ce recueil, Murray Bookchin combine sa vision anarchiste et écologiste avec les potentialités prometteuses d?une ère d?abondance. Dépassant l?économie politique marxiste, ancrée dans une ère de pénurie matérielle, Bookchin soutient que les outils nécessaires pour une auto-organisation de la société ont largement été développés et que, combinés avec la perspective écologique, ils ont grandement modifié le paysage révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Les idées égalitaires
Bouglé Célestin ; Audier SergeIl est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.EN STOCKCOMMANDER22,40 € -

L'anarchie
Reclus Elisée ; Bégaudeau François ; Solal JérômeRésumé : En 1894, Elisée Reclus est invité, à la suite des attentats qui ont frappé Paris, à défendre l'anarchisme. Avec une concision lumineuse, le géographe de renom en éclaire les principes et l'inscrit dans une longue tradition de contestation. Son "optimisme de la santé " , théorisé par François Bégaudeau dans une préface inédite, le conduit à concevoir progrès scientifique et progrès de l'humanité comme agissant de concert pour l'émancipation de l'individu. La liberté de penser qui se répand fait ainsi de tout un chacun un anarchiste "sans le savoir" .EN STOCKCOMMANDER3,50 € -

Le mythe de l'Etat
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely BertraRésumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 €


