Mobilité et transmission dans les sociétés de l'Europe moderne
Bellavitis Anna ; Martinat Monica
PU RENNES
19,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753508101
Entre Paris et Genève, de Turin à Venise, cet ouvrage renouvelle les approches traditionnelles des sociétés de l'Ancien Régime en interrogeant la reproduction et la mobilité sociale associées à la mobilité géographique. Il insiste sur les difficultés rencontrées par les acteurs et les solutions qu'ils sont amenés à inventer. Comment les familles de la noblesse, du commerce et de l'artisanat organisent-elles la transmission de leurs patrimoines matériels et symboliques pour se perpétuer? Comment les groupes (familiaux et socioprofessionnels) contrôlent-ils leur renouvellement? Quelle est la part du libre choix et de la contrainte dans les trajectoires des individus qui migrent? Pourquoi se convertit-on...Les contributions des historiens et d'historiennes réunies dans ce volume proposent des réponses à ces questions en reconstituant les parcours d'humbles ouvriers, d'artisans, de marchands et de nobles, d'héritiers et d'hommes nouveaux. Elles établissent aussi un dialogue entre différents courants de l'histoire sociale, à la croisée de l'histoire du genre, des catégories sociales et de la micro storia. Grâce à des sources variées, elles dessinent les vies et les destins d'hommes et femmes oubliés et célèbres. Biographie de l'auteur Anna BELLAVITIS et Laurence CROQ sont maîtres de conférences en histoire moderne à l'université Paris Ouest-Nanterre et membres du CHISCO. Monica MARTINAT est maître de conférences en histoire moderne à l'université Lyon 2 - Louis Lumière et membre du LARHRA.
Nombre de pages
290
Date de parution
30/12/1995
Poids
401g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753508101
Titre
Mobilité et transmission dans les sociétés de l'Europe moderne
Auteur
Bellavitis Anna ; Martinat Monica
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
19951230
Nombre de pages
290,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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