Le regard n'est pas tant pour moi un flux sortant qu'un flux entrant. Sentir, écouter, se laisser impressionner par ce qui est à l'extérieur de soi. Voir. Avant d'être un projet, une intention, la photographie est pour moi une façon de ressentir le monde. Lorsque je prends une photo, je ne prends jamais quelque chose en photo. S'il n'y a pas à proprement parler de sujet dans mes images, c'est que mon propos est, à l'inverse, de faire apparaître quelque chose grâce à la photographie. Quelque chose qui sans mon regard serait resté invisible, et qui a besoin de moi pour exister. [... ] [... ] La nature n'a pas besoin de moi pour se rendre visible, pour exposer sa profonde cohérence, pour parler. Alors pourquoi la photographierâ? Pour faire du paysageâ? Si le paysage, aussi envoûtant et surprenant et mystérieux soit-il, préexiste à ma photo, quel intérêt à le montrerâ? Je ne veux pas montrer, je veux dire. A. B.
Nombre de pages
64
Date de parution
07/06/2022
Poids
97g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465760
Titre
Adrien Boyer. Oublier le ciel
Auteur
Bella Zarhloul selma
Editeur
FILIGRANES
Largeur
120
Poids
97
Date de parution
20220607
Nombre de pages
64,00 €
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Les Etats-Unis d'Amérique connaissent une grande mutation socio-politique. En effet, un homme de couleur, Barack OBAMA, est porté à la magistrature suprême à la satisfaction totale des hommes épris de démocratie et de liberté. Contre toute attente, l'idol
Biographie: Mamadou Bella Baldé, après des études à l'Université de Kankan (République de Guinée), a préparé et soutenu une thèse en philosophie à l'Université Marc Bloch de Strasbourg. Il a dirigé le département de philosophie de l'Université de Conakry jusqu'en 2006. Maître de Conférence, il est actuellement en poste à la Direction nationale de l'Enseignement supérieur de République de Guinée.
Paul Biya semble avoir toujours plus de chances de réussir quand tout est contre lui : son ascension et de multiples crises en sont quelques illustrations. Comment ne pas le penser quand on sait que l'homme serait devenu un instituteur catholique anonyme s'il n'avait pas croisé sur son chemin André Marie Mbida ; que le coup de tête (sans lien politique) d'Omam Biyick en Coupe du monde le sauva d'une situation presque cocasse en 1990 ; ou que sa gestion efficace et méthodique de Boko Haram lui a valu un soutien jamais égalé de son peuple. L'auteur essaie de montrer ce qui aurait poussé Aminatou Ahidjo à soutenir Paul Biya. Il attire l'attention sur le destin unique du Cameroun dont l'avenir semblait douteux. Le pays étonne plutôt par la solidité de ses institutions, l'efficacité de ses forces de défense et de sécurité, ainsi que par le patriotisme élevé de ses fils même en discorde. Contrairement à ce qui se fait partout en Afrique, Germaine Ahidjo, la mère d'Aminatou, en pleine crise avec Biya, déclare : "Je continue à croire que mon mari a choisi Paul Biya comme son fils adoptif et son successeur, en toute conviction, en refusant mon choix qui était Samuel Eboua, et que, par conséquent, Paul Biya devrait considérer Mohamadou, Fatimatou, Aissatou et Aminatou comme ses petits frères". C'est l'histoire présente d'un peuple qui est fier d'être debout.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.