
Un regard calme sur l'Algérie
Meurtrie par une décennie sanglante faite d'affrontements entre " pouvoir " et islamistes armés mais aussi de terrorisme à grande échelle, de destruction, de massacres et d'enlèvements de civils, l'Algérie tente désormais de panser ses plaies. Pourtant, ce retour à la paix civile, elle-même fragile, ne résout aucun des grands maux qui ont failli précipiter ce pays dans l'abîme. Tout ce passe comme si les dirigeants algériens entendaient oublier au plus vite les " années noires ", sans chercher à en tirer des enseignements pour prévenir un nouvel embrasement. En s'efforçant d'éviter les raisonnements manichéens, ce livre propose une réflexion apaisée qui entend rompre avec les habituelles grilles d'analyse de la crise algérienne. Sans perdre de vue la nature manipulatrice et incompétente du " pouvoir " et sans oublier l'écrasante responsabilité des islamistes, il aborde plusieurs questions dont dépend l'avenir de l'Algérie : régionalisme, identité, langue, rapport à la religion et à la modernité, liens avec le Maghreb et la France, de même que les égarements d'une " réconciliation " trop vite décrétée, le rôle de l'armée, le statut de la femme, le sacrifice de la jeunesse et les dégâts sociaux provoqués par l'ouverture économique. Les tabous de l'Histoire ne sont pas éludés. L'ouvrage met aussi en avant l'existence d'une culture de glorification de la violence et revient sur la difficulté des Algériens à explorer la mémoire de la guerre d'indépendance.
| Nombre de pages | 283 |
|---|---|
| Date de parution | 04/02/2005 |
| Poids | 438g |
| Largeur | 153mm |
| EAN | 9782020526081 |
|---|---|
| Titre | Un regard calme sur l'Algérie |
| ISBN | 2020526085 |
| Auteur | Belkaïd Akram |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 153 |
| Poids | 438 |
| Date de parution | 20050204 |
| Nombre de pages | 283,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Manière de voir N° 145, février-mars 2016 : Politiques, sociétés : l'emprise des religions
Belkaïd AkramDans un contexte géopolitique tendu et incertain, les croyances religieuses peuvent devenir source de divisions et de violences. Pourquoi les religions, quil sagisse du christianisme, du judaïsme, de lislam ou dautres confessions, sont-elles souvent parties prenantes des luttes politiques et des bouleversements sociaux ? Retour sur les dynamiques religieuses, nationales et transnationales des croyances.EpuiséVOIR PRODUIT8,50 € -

Pleine lune sur Bagdad
Belkaïd AkramLe 20 mars 2003, par une nuit de pleine lune, les Etats-Unis d'Amérique et leurs alliés déclenchent l'invasion de l'Irak pour renverser le président Saddam Hussein et son régime. Au même moment, de Bagdad à Casablanca, de Gaza, Tunis, Washington à Paris, des destins basculent, des drames se nouent à huis-clos. Deux contrebandiers s'enfoncent dans le Najd saoudien, un couple de Koweïtis se retrouve face à ses démons, des amis récitent des vers dans une vieille demeure de Damas, un chirurgien algérien évoque la guerre, un commando mène un coup de force à Beyrouth tandis qu'un chauffeur de taxi jordanien et ses passagers font une bien étrange rencontre dans le désert irakien. Au fil de quatorze nouvelles, l'écrivain et journaliste Akram Belkaïd revient à sa façon sur un moment clé de l'histoire du Moyen-Orient et, plus particulièrement, de l'Irak. Des textes indépendants mais liés par une unité de temps et irrigués par la puissance évocatrice de la poésie arabe.EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

L'Algérie en 100 questions. Un pays empêché, 2e édition
Belkaïd AkramQui détient le pouvoir en Algérie? Qu'est-ce que la « décennie noire »? Pourquoi les Algériens se sont-ils révoltés en février 2019? Pourquoi l'armée a-t-elle lâché le président Bouteflika? La jeunesse rêve-t-elle toujours de départ? L'Algérie est-elle une alliée de la Russie? Les Algériens détestent-ils la France... Avec ses ressources naturelles importantes en gaz et en pétrole, sa jeunesse éduquée et volontaire, l'Algérie dispose de nombreux atouts. Pourtant, les Algériens se définissent comme « un peuple pauvre pour un pays riche ». L'autoritarisme du pouvoir, les freins à la création d'entreprise, le chômage, le manque de logements, l'état déplorable des infrastructures et de l'agriculture laissent le pays entravé de toutes parts, sans compter la vie quotidienne souvent compliquée. L'annonce d'un « cinquième mandat » d'Abdelaziz Bouteflika, malade et invalide, a déclenché un mouvement de contestation historique de la jeunesse algérienne. La population, entraînée massivement dans le « Hirak », réclame une transition démocratique afin que l'Algérie puisse enfin vivre son indépendance, confisquée depuis des décennies. Akram Belkaïd décrypte, en 100 questionsréponses très éclairantes, la situation politique, économique, sociétale de l'Algérie et montre pourquoi ce pays si prometteur reste enlisé dans ses multiples échecs et blocages.Akram Belkaïd est journaliste au Monde diplomatique. Chroniqueur au Quotidien d'Oran, il collabore également à OrientXXI.info, TV5 et Afrique Magazine.EpuiséVOIR PRODUIT16,90 € -

L'Algérie en 100 questions. Un pays empêché
Belkaïd AkramLe FLN dirige-t-il toujours l'Algérie ? Qu'est-ce que la "décennie noire" ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de Printemps algérien en 2011 ? Que traduit la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel ? La jeunesse rêve-t-elle toujours de départ ? L'Algérie est-elle une alliée de la Russie ? Les Algériens détestent-ils la France ? Avec ses ressources naturelles importantes en gaz et en pétrole, sa jeunesse éduquée et volontaire, l'Algérie dispose de nombreux atouts. Pourtant, beaucoup d'Algériens se définissent comme "un peuple pauvre pour un pays riche". Car l'autoritarisme du pouvoir, les freins à la création d'entreprise, l'état déplorable des infrastructures et de l'agriculture laissent le pays entravé de toutes parts, sans compter la vie quotidienne souvent compliquée. Et les polémiques et péripéties liées au scrutin présidentiel de 2019 ont engendré colère et accablement. Malgré tout, la jeunesse algérienne se mobilise et demeure créative, notamment grâce aux nouvelles technologies. Akram Belkaïd décrypte en 100 questions/réponses claires et passionnantes la situation politique, économique, sociétale de l'Algérie, et montre pourquoi ce pays si prometteur au lendemain de son indépendance est aujourd'hui enlisé dans ses multiples échecs et blocages.EpuiséVOIR PRODUIT15,90 €
Du même éditeur
-

Les Ratonnades d'Alger, 1956. Une histoire du racisme colonial
Thénault SylvieLe 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le conteur, la nuit et le panier
Chamoiseau PatrickXVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 € -

Le sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre
Marty EricDisjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Fiers de punir. Le monde des justiciers hors-la-loi
Favarel-Garrigues Gilles ; Gayer LaurentExcédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Algérie, la nouvelle indépendance
Filiu Jean-PierreL'histoire de la nouvelle indépendance de l'Algérie s'écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d'hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation populaire continue depuis de se mobiliser chaque vendredi, après avoir obtenu la démission du président Bouteflika, en poste depuis vingt ans, et le report d'une élection vidée de sens. Car elle aspire, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française. Cet essai, où la réflexion historique se nourrit de l'expérience de terrain, replace les événements en cours en Algérie dans la longue durée de son mouvement national. Il offre, pour la première fois, un cadre d'interprétation à une actualité foisonnante, s'interrogeant sur la portée stratégique de la non violence, sur la place réelle des jeunes ou des femmes dans cette protestation, sur le poids d'une économie de rente, mais aussi sur le rôle central des supporters de football ou les tactiques des groupes islamistes. Il montre comment la hiérarchie militaire, jusqu'alors protégée dans son arbitraire par un pouvoir civil de façade, est contrainte de gérer ouvertement cette crise, avec une brutalité de plus en plus affichée. Un livre indispensable pour comprendre la vague de fond qui traverse l'Algérie et qui aura des retombées durables dans ce pays et bien au-delà.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,00 € -

Un village à l'heure coloniale. Draria, 1830-1962
Zitnicki ColetteDurant plus de 130 ans de présence française, de 1830 à 1962, colons et Algériens se sont côtoyés, croisés, affrontés, haïs, aimés... Durant plus de 130 ans, ils ont vécu sur la même terre et été les acteurs volontaires ou désignés de la domination coloniale. Draria, aujourd'hui faubourg d'Alger, a été l'une des premières implantations françaises. En une dizaine d'années à peine, ce hameau agricole s'est peuplé de familles de paysans et d'artisans venus de France ou d'Europe. Les nouveaux arrivants ont pris possession des lieux et établi les règles d'une coexistence qui s'est achevée avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. Colette Zytnicki se penche sur un siècle de vies partagées dans le village de Draria. Elle suit, génération après génération, l'histoire quotidienne des familles de colons et d'" indigènes ". Elle révèle les bouleversements les plus profonds et les histoires banales ou hors du commun qui dessinent les contours de la vie d'un village à l'heure coloniale.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,00 € -

Les Cahiers de l'Orient N°115 : Algérie : on prend les mêmes...
Sfeir AntoineEgalement dans ce numéro : Algérie-Tunisie : pour un Maghreb unifié, Le mouvement des chômeurs dans le sud algérien, Maroc : Abdessalam Yassine, portrait d'un dissidentSur commande en 6-10 joursCOMMANDER18,00 € -

L'Algérie algérienne. Fin d'un empire, naissance d'une nation
Lacouture Jean ; Daniel JeanExtrait CE JOUR-LÀ S'il faut en croire Nietzsche, les grands événements viennent à nous sur des pattes de colombes. Grand «événement» s'il en fut, le cessez-le-feu proclamé en Algérie le 19 mars 1962 à midi par le commandant en chef français, acte de décès de l'«empire» français, n'advint pas sur le mode prévu par le philosophe du Gai Savoir. Mais l'écho donné à cette opération majeure ne fut peut-être pas à la mesure de sa gravité. Le général Ailleret ne mettait pas «seulement» fin - sous réserve de la sanction d'un référendum dont l'issue ne faisait guère de doute - à sept ans et demi d'une guerre cruelle et longtemps inavouée; coupant court à plus de quatre siècles d'une histoire qualifiée souvent de «coloniale», parfois d'«impériale», il procédait à l'amputation de près des deux tiers du territoire où s'exerçait, de Dunkerque jusqu'au coeur de l'Afrique, et sous des formes diverses, la souveraineté nationale. Une telle opération ne pouvait évidemment être conduite dans un silence reflétant le consentement général. Compte tenu des souffrances infligées à beaucoup, épargnées à d'autres, elle aurait pu néanmoins revêtir une sorte de grandeur, celle qui sied au sacrifice. Tel ne fut pas le cas. On ne manquera pas d'évoquer, avec toutes les réserves qu'imposait la situation, le «soulagement» qu'apporta dans de larges secteurs de l'opinion, au sud comme au nord de la Méditerranée, l'annonce qui en fut faite par le général de Gaulle dès la veille, dans la soirée du 18 mars. Mais celui qui s'efforce de donner une idée du climat créé ce jour-là, à Paris, par cette déclaration, qui consulte la presse consacrée alors à l'événement, ne trouve que les mots de «méfiance», de «mise en garde», de «frustration» - s'agissant même de ceux qui se prononçaient depuis longtemps contre la poursuite de la guerre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,30 €
