L’invention du gratte-ciel à Chicago. William Le Baron Jenney
Belhoste Jean-François ; Parizet Isabelle
SPM LETTRAGE
80,00 €
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EAN :9782379990311
Un colloque international organisé en 2012 sur la vie et l'oeuvre du centralien américain William Le Baron Jenney offrit l'occasion de revenir sur la question de l'innovation de la « construction à ossature métallique » des immeubles de grande hauteur, de sa première mise en oeuvre et du rôle respectif des différents protagonistes de cette période d'intense activité constructive qui allait faire de Chicago l'une des villes les plus modernes et les plus dynamiques de la fin du xixe siècle.Il permit également de mieux cerner la biographie de ce personnage à travers les travaux qu'il avait accomplis dans la construction de chemins de fer et de façon plus inattendue dans l'industrie pétrolière naissante, de son activité d'ingénieur militaire et topographe durant la guerre de Sécession ou encore d'urbaniste paysager à Chicago dès la fin des années 1860.De son propre aveu, Jenney resta fidèle sa vie durant à la formation d'ingénieur qu'il avait reçue, entre 1853 et 1856, à l'École centrale des Arts et Manufactures comme son condisciple Gustave Eiffel, bien qu'il n'ait passé à Paris que cinq ans et demi en tout, répartis en trois séjours. Cette reconnaissance justifie qu'on puisse envisager d'écrire une biographie « vue de Paris », c'est-à-dire qui mette l'accent sur ses séjours parisiens et sur les conséquences d'une influence française sur sa carrière américaine, tant sur le plan de l'urbanisme et de l'architecture, des techniques de construction, de l'expansion des chemins de fer, que de l'essor industriel et de la vie artistique.
Nombre de pages
1102
Date de parution
29/08/2024
Poids
1 994g
Largeur
180mm
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EAN
9782379990311
Titre
L’invention du gratte-ciel à Chicago. William Le Baron Jenney
Auteur
Belhoste Jean-François ; Parizet Isabelle
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
180
Poids
1994
Date de parution
20240829
Nombre de pages
1 102,00 €
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Au nord de Paris, tout à côté de Chantilly, l'abbaye royale de Royaumont fondée par Blanche de Castille et son fils, le futur Saint Louis, a connu différentes métamorphoses depuis l'achèvement de sa construction en 1235. À la fin du XVIIIe siècle, pendant la Révolution, elle a été vendue comme bien national. Sous l'impulsion du marquis de Travanet puis de Joseph van der Mersch, elle devint entre 1791 et 1864 une usine textile importante avec différentes fonctions (filature-tissage du coton, blanchisserie de toiles, impression sur étoffes de laine et de soie). Vers 1830, ce petit centre industriel où logeaient des centaines d'ouvriers, cohabita au sein de l'abbaye avec une haute société parisienne venue développer des activités artistiques et de loisir dans une villégiature où se mêlaient ruines, bâtiments convertis en ateliers et palais abbatial. Cette quête des plaisirs champêtres a été favorisée par le développement des transports et l'arrivée du chemin de fer en 1846. Après 1864 le bâtiment retrouva une vocation religieuse avec l'installation de deux congrégations: les Oblats de Marie-Immaculée puis les S?urs de La Sainte-Famille de Bordeaux et connut une transformation architecturale de grande envergure sous la direction de l'architecte Louis Vernier. Le livré apporte, grâce aux études et documents inédits, un éclairage très précis sur les multiples visages de Royaumont au cours de ce long XIXe siècle. Les différentes transformations architecturales entraînées par ces activités successives dessinent la silhouette si caractéristique de Royaumont, emblème d'un lieu d'exception.
Belhoste Jean-François ; Smith Paul ; Deschamps Pi
Largement méconnu jusqu'à une date récente, aujourd'hui encore menacé par l'ignorance et les restructurations, le patrimoine industriel français fait l'objet d'une redécouverte depuis environ vingt ans.Cet ouvrage de référence, superbement illustré par les photographies de Pierre-Olivier Deschamps, présente une trentaine de sites remarquables, sélectionnés dans toute la France, à travers un large éventail de secteurs industriels: corderie, manufacture de draps, forge, saline, arsenal, chocolaterie, centrale nucléaire, raffinerie de pétrole, atelier d'articles de luxe... Ces lieux, qu'ils soient encore en activité ou reconvertis en banque, musée ou habitations, sont le reflet de notre histoire commune. Ils témoignent des bouleversements, des révolutions et des avancées technologiques que connut l'industrie française du XVIe au XXe siècle. De chaque édifice, le livre aborde les dimensions architecturale, fonctionnelle et historique. Il s'attache autant aux technologies mises en oeuvre, aux finalités économiques qu'à l'humain et à l'organisation sociale qui environne ces lieux de production (unités d'habitation, salle des fêtes, théâtre...). Le regard posé sur ce patrimoine invite à comprendre combien les paysages urbains et ruraux ont pu être façonnés par l'industrie et continuent en permanence à l'être.
Porrino Matteo ; Belhoste Jean-François ; Kiene Mi
En croisant plusieurs approches, ce livre, par delà même son sujet, invite à la réflexion sur la notion de patrimoine en architecture. Depuis l'étude fondatrice de 1972 de Paul Chemetov et Bernard Marrey sur l'architecture métallique de la capitale, les connaissances sur l'essor des matériaux métalliques au XIXe siècle se sont beaucoup enrichies. Aujourd'hui nous n'ignorons presque rien des premiers matériaux métalliques employés dans l'architecture : fonte, fer forgé, fer puddlé et acier dans les structures, ou plomb, zinc et feuilles de cuivre pour le revêtement des toitures. En abordant les questions liées à l'utilisation des alliages ferreux et de quelques autres métaux en architecture, à partir du XVIIIe siècle et durant le XIXe, cet ouvrage approfondit le parcours commencé dans le volume précédent autour des techniques constructives modernes. L'?uvre de Bélanger et de Hittorff est mise d'abord en valeur, qui permet d'offrir un aperçu des recherches récentes dans le champ de l'histoire des constructions métalliques en France. Quelques cas d'étude d'outre-Manche sont ensuite exposés. Par l'exemple du Smithfield Market de Londres, d'examiner les approches et pratiques anglaises de la sauvegarde du patrimoine architectural du XIXe siècle. Enfin, le cas du chantier de restauration de la coupole de la Bourse de commerce de Paris donne l'occasion de faire le point sur les dernières techniques.
La technocratie française est née pendant la Révolution avec l'École polytechnique. Les futurs cadres techniques de l'État y reçoivent un enseignement scientifique général d'excellence, avant de se spécialiser dans des écoles d'application. Désignés pour leurs seuls mérites, les technocrates du XIXe siècle croient aux vertus de l'éducation et de la connaissance, tout en ayant l'orgueil de caste des grands serviteurs de l'État. C'est à l'École polytechnique qu'ils acquièrent, dans un cadre militaire, leurs compétences et leurs dispositions. L'institution incarne un idéal hérité des Lumières : en s'appliquant, les sciences théoriques assurent le progrès matériel et technique. A partir de ces thèmes, Bruno Belhoste propose une analyse globale du système polytechnicien au XIXe siècle, de ses pouvoirs et de ses savoirs, et une étude détaillée des origines des élèves et de leurs destins. Il fournit ainsi une réponse documentée et argumentée à la question des origines de la technocratie française.
Au moment où l'Allemagne capitula le 11 novembre 1918, la solidarité des Alliés était déjà compromise. Les privations, les souffrances, les nombreuses pertes humaines, les destructions matérielles avaient épuisé l'Europe. Reconstruire devenait la priorité, ce qui portait au premier plan les solutions politiques, parfois idéologiques. Voulant dépasser l'affrontement fratricide des peuples, le " pacte de la Société des Nations " posa, sous l'influence de Wilson, les principes d'un ordre international nouveau. La paix comme but de guerre ! Cette paix retrouvée à Versailles s'avérait-elle avantageuse ? Devait-elle prôner la simple coexistence entre les nations ? La paix révolutionnaire constituait-elle une solution possible ? Comment célébrer ce moment tant attendu par tous les belligérants ...
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Le Second Empire (1852-1870), bien qu'il s'ouvre sur un coup d'État pour se terminer par une lourde défaite militaire, correspond à une période économique très faste qu'accompagne un développement majeur de la photographie. C'est de la conjonction exceptionnelle entre cette période et ce nouveau media que traite cet essai. La photographie apparaît d'abord comme une nouvelle icône du pouvoir en place comme de l'opposition républicaine. Elle enregistre aussi les facettes des transformations considérables de la société dans le domaine public et privé. Elle contribue ce faisant à l'essor d'une nouvelle économie industrielle et commerciale consumériste avant la lettre. Elle accompagne le progrès scientifique en de nombreux domaines et participe à la vie artistique révélatrice de cette période aussi féerique que fragile.