Pour Barthes, "La littérature, c'est ce qui s'enseigne, un point c'est tout" : le lien entre l'école et la fabrication du littéraire semble indissociable. C'est pour tenter de comprendre comment la littérature s'est constituée comme objet scolaire que le réseau Helice (Histoire de l'Enseignement de la Littérature, Comparaison Européenne), composé d'une vingtaine de chercheurs de pays européens ou du Québec, a été créé en 2010. Les travaux du groupe s'organisent à partir de plusieurs approches (didactique, historique et comparatiste) dont l'intérêt est de dé-naturaliser la relation qui existe entre la littérature et l'école et d'interroger l'enseignement d'une discipline qui semble souvent aller de soi. Après la fable et la lettre, le groupe Helice s'attache maintenant à étudier l'extrait appréhendé comme un objet susceptible de rendre compte des processus de scolarisation de la littérature. Dans cet ouvrage, les chercheurs d'Helice ont étudié la façon dont l'oeuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l'extrait, qui en retour fabrique la littérature de l'école. Le premier chapitre étudie l'émergence de l'extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l'oeuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l'extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les oeuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l'école.
Nombre de pages
230
Date de parution
01/10/2020
Poids
283g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807610132
Titre
Extrait et la fabrique de la littérature scolaire
Auteur
Belhadjin Anissa ; Perret Laetitia
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
148
Poids
283
Date de parution
20201001
Nombre de pages
230,00 €
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L'université des artistes, c'est un échange inédit entre chanteurs et scientifiques sur une question socialement vive, peu traitée dans le contexte politique et scientifique français grâce à une mise en dialogue inédite portée par Laurent Boyer lors du colloque international "Ethnicité et Citoyenneté : socialisations musicales, socialisations scolaires" organisé en 2014 par le laboratoire EMA (Ecole, Mutations, Apprentissages) à Cergy-Pontoise. Comment comprendre comment se construisent aujourd'hui le(s) sentiment(s) d'appartenance des jeunes générations dans une France devenue pluriculturelle et pluriconfessionnelle, dans laquelle la présence des minorités a complètement bouleversé le paysage intégrationniste ? Dans la production/reproduction/diffusion des discours ou des sentiments d'appartenance des jeunes générations, des espaces sociaux hétérogènes sont en interaction : l'Ecole et les musiques émergentes notamment, dans un espace politique que décrypte ce premier tome.
L'université des artistes, c'est un échange inédit entre chanteurs et scientifiques sur une question socialement vive, peu traitée dans le contexte politique et scientifique français grâce à une mise en dialogue inédite portée par Laurent Boyer lors du colloque international "Ethnicité et Citoyenneté : socialisations musicales, socialisations scolaires" organisé en 2014 par le laboratoire EMA (Ecole, Mutations, Apprentissages) à Cergy-Pontoise. La manifestation a associé des ateliers d'écriture et de tweet littérature et un film. Les mutations contemporaines des socialisations affectent la construction collective de la citoyenneté. Ce second tome décrypte la manière dont les expériences subjectives mises en mouvement par les processus biographiques (re)donnent du sens au Vivre Ensemble que les institutions ont de plus en plus de mal à mettre en musique.
Belhadjin Anissa ; Bishop Marie-France ; Dispy Mic
Résumé : La revue Le français aujourd'hui constitue un outil de réflexion et d'actualisation des connaissances sur le fonctionnement de la langue et des discours, sur un auteur ou une approche littéraire, sur des démarches d'enseignement-apprentissage novatrices. Chaque numéro regroupe, autour d'une thématique, des contributions qui s'appuient sur les données des recherches en sciences humaines, et plus particulièrement en sciences du langage et en didactique des langues et des textes, ainsi que sur des expériences concrètes, menées dans les différentes classes où le français est enseigné ou utilisé.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.