Professionnalisation des métiers des arts, de la culture et des médias. Suivi de Art, ville, images
Belfakhi Abdelbaki ; Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782343140773
Ce volume réunit deux thématiques complémentaires : tout d'abord "Professionnalisation des métiers des arts, de la culture et des médias" et, dans une seconde partie, "Art, ville, images". Le choix du premier thème est la volonté d'affirmer que la professionnalisation nécessaire des formations universitaires n'est nullement incompatible avec une recherche scientifique de qualité et qu'au contraire l'une soutient l'autre et qu'elles se nourrissent mutuellement, et le second est l'idée de montrer concrètement comment les pratiques et les politiques culturelles s'articulent avec les politiques urbaines. La lecture des textes fait apparaître une convergence réelle des deux thématiques, les politiques culturelles impliquent l'existence de professionnels de la culture et des médias et donnent les éléments qui permettent de penser le contenu de leur formation. La recherche en sciences humaines et sociales sur les arts et les médias est essentielle à la définition d'une formation des professionnels qui soit non seulement d'une haute qualité scientifique, mais aussi en phase avec la réalité du terrain sur lequel ces professions s'exercent. Le choix d'une forte interdisciplinarité était évident étant donné la composition des équipes des deux institutions concernées, la Faculté des lettres et sciences humaines de l'université Hassan Il à Casablanca et de l'UFR Arts & Médias de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3 - USPC. Les textes ici rassemblés sont issus des deux premières master classes que les universités Hassan Il à Casablanca et Sorbonne Nouvelle - Paris 3 - USPC ont organisées en 2016 et 2017.
Nombre de pages
230
Date de parution
05/02/2018
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343140773
Titre
Professionnalisation des métiers des arts, de la culture et des médias. Suivi de Art, ville, images
Auteur
Belfakhi Abdelbaki ; Péquignot Bruno
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20180205
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
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Belfakih Abdelbaki ; Péquignot Bruno ; El Hadari R
Quotidien et imaginaire : ces deux notions sont généralement considérées comme antinomiques, du fait de la domination d'un paradigme escapiste décrivant certains biens de consommation culturelle comme des moyens de fuir le quotidien en se réfugiant dans le domaine de l'illusion. Or, depuis les travaux de Michel de Certeau, les sciences humaines et les arts soulignent à quel point le quotidien lui-même peut être source d'imaginaire. Cette "invention du quotidien" est aussi perçue comme l'origine des changements sociétaux, de nouvelles pratiques et conduites naissant d'abord dans les foyers et dans la rue avant d'être admises, voire reconnues.
L'art est le lieu où se déploie l'individualité. La relation entre l'individu et la société est tellement imbriquée et compliquée qu'elle ne transparaît que sous le mode de la lutte ; la société tend à absorber l'individu-artiste et ce dernier tente de la changer et de s'en défaire, de la critiquer et de refuser ses valeurs immuables. Là réside un noeud nodal ; c'est la société qui héberge l'artiste, le soutient, lui fournit ses moyens de création au même moment qu'elle tend à limiter et cadrer sa créativité ; d'un autre côté, c'est à la société que s'adresse l'artiste, mais paradoxalement, société et individu, par le truchement de l'art, s'excluent, se séparent et s'unissent pour que l'oeuvre ait lieu.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...